Athènes, le 24 octobre 2007
La ministre des Affaires étrangères, Mme Dora Bakoyannis a fait la déclaration ci-après à l’issue des travaux du 17e sommet des Etats membres de la CEMN qui s’est tenu à Ankara :
«Nous nous trouvons ici à l’occasion du Sommet de l’Organisation de la Coopération économique de la Mer Noire. Nous avons eu l’occasion de constater et de proclamer la volonté des Etats membres de poursuivre leur coopération économique sur toute une série de questions bien précises qui devraient être concrétisées au cours de l'année prochaine.
Dans le courant de la journée, j'ai eu l'occasion de rencontrer trois de mes homologues. Tout d’abord, le ministre roumain des Affaires étrangères, M. Cioroianu avec qui je me suis longuement entretenu sur les Balkans, notamment sur la question du Kosovo. J'ai informé mon homologue roumain de la position de la Grèce concernant Skopje.
J’ai ensuite rencontré le ministre serbe des Affaires étrangères, M. Jeremic, avec qui nous avons eu une longue discussion. Nous nous sommes entretenus sur la perspective européenne de la Serbie. La Grèce compte parmi les pays qui soutiennent que l’association Serbie – UE doit avoir lieu rapidement. Nous avons par ailleurs abordé la question du Kosovo, principal dossier qui préoccupe la Serbie à l'heure actuelle.
Enfin, j’ai rencontré le ministre turc des Affaires étrangères, M. Babacan. Lors de notre entrevue, qui a duré une heure, nous avons eu l'occasion d'aborder en détail les problèmes qui accablent la région, à savoir les problèmes auxquels la Turquie est confrontée et les attentats terroristes perpétrés sur son territoire, mais aussi ses relations avec l’Irak et la région tout entière. Comme vous le savez, une réunion spéciale des parties intéressées dans la question de l’Irak aura lieu à Constantinople, rencontre qui est attendue par le gouvernement turc. Nous avons encore une fois encouragé le gouvernement turc à poursuivre ses efforts diplomatiques, en condamnant toute action terroriste commise sur son territoire, ce qui constitue une position ferme de la Grèce.
M. Babacan et moi avons discuté des dates éventuelles de son arrivée à Athènes, ainsi que de celles du Premier ministre, K. Karamanlis à Ankara. Nous avons confirmé la volonté des deux pays et gouvernements d'avancer dans les discussions avec un nouvel enthousiasme en 2008 et sommes convenus que les deux gouvernements auront l'occasion en 2008 d'engager des discussions substantielles sur les questions bilatérales, mais aussi la perspective européenne de la Turquie ».