« Mesdames et messieurs, bonjour.
Aujourd’hui, lors de la session Affaires générales nous avons abordé une série de questions intéressantes.
Premièrement, nos travaux ont portés sur la préparation du Conseil européen des 13 et 14 mars. La Grèce considère que le projet de conclusions, pour ce qui est notamment du nouveau cycle de la stratégie de Lisbonne, est satisfaisant. Je me réfèrerais à deux points qui ont été favorablement accueillis par la partie grecque : l’accent sera mis sur la mise en œuvre des réformes et non pas sur la détermination de nouvelles priorités et des changements seront faits quant au contenu des lignes directrices et des recommandations des Etats membres. Un autre point positif est l’introduction des références détaillées au changement climatique et à l’énergie.
Deuxièmement, (je ne me réfèrerais pas aux autres dossiers que nous avons abordés comme la question du Zimbabwe ou de l’Iran, car il n’y a pas eu d’importantes décisions y relatives), les discussions ont porté sur les Balkans occidentaux, l’évolution en Serbie, au Kosovo et j’ai encore une fois eu la possibilité d’informer mes confrères – car certains d’entre eux, comme vous le savez, ne sont pas membres de l’OTAN – sur les positions de mon pays s’agissant de l’Ancienne République yougoslave de Macédoine.
La conclusion générale des discussions est que nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir en vue de transmettre à la Serbie un message approprié, à savoir qu’il existe un avenir européen pour la Serbie et que les pays de l’UE sont déterminés à soutenir la perspective européenne de la Serbie. Nous réalisons tous à l’heure actuelle que dans ce pays il y a une ambiance électorale, le gouvernement a capitulé, nous avons en ce moment un gouvernement provisoire et la lutte électorale devrait principalement porter sur la perspective européenne du pays. A savoir combien la Serbie se rapprochera de l’Europe.
Pour ce qui est de la question du Kosovo, les Etats membres ont fait part de leurs inquiétudes. En substance, nous avons tous consenti à la présence de la force politique européenne au Kosovo. La Grèce est en faveur du renforcement de la présence des Nations Unies de sorte que toute action entreprise dans la région du Kosovo soit conforme à la résolution 1244 du Conseil de sécurité. S’agissant de la question de Skopje, j’ai informé en la matière le Conseil « Affaires générales » ainsi que mes homologues du Parti populaire européen – c’était la raison de ma présence hier soir ici – qui tiendront également une réunion au Sommet jeudi prochain à Bruxelles. J’ai eu l’occasion de décliner les positions grecques et notamment d’expliquer à mes homologues la raison pour laquelle cette question est essentielle pour la stabilité de la région dans son ensemble. J’espère que d’ici à la réunion de l’OTAN à Bucarest, nous parviendrons à un accord permettant à Skopje d’adhérer à l’OTAN et lui assurant un parcours sans heurts vers l’UE. J’invite de nouveau le gouvernement de Skopje d’adopter la même attitude positive que la Grèce lors des négociations en cours ».