Accueil | Plan du site | Version Texte | FAQs | Recherche |   Greek |  English |  Francais | 
Edifice du Ministère

National Sign


La Grèce en Europe
Le MinistèreActualitéPolitique étrangèrePolitique européenneDiplomatie économiqueLa Diaspora grecqueServicesHellenic AID
» Actualité
Envoyer version imprimable

 

  

Athènes, le 4 décembre 2007 
 

MME BAKOYANNIS : Mesdames et Messieurs, bonjour. 

Je suis particulièrement heureuse de recevoir dans mon pays mon ami, le ministre turc des Affaires étrangères, M. Ali Babacan. Sa visite officielle en Grèce aujourd’hui confirme que les relations entre nos deux pays sont empruntes d’un nouveau dynamisme. Nous sommes à un stade où nous pouvons travailler avec détermination en vue d'améliorer le présent et bâtir un meilleur avenir, ainsi que le souhaite nos deux peuples.

Nous savons que de gros efforts sont nécessaires pour réaliser cet objectif.

La Grèce est fermement décidée à avancer dans cette voie, la voie de l’intérêt mutuel, définie par le respect du droit international, des relations de bon voisinage, des principes et des valeurs qui régissent l’Europe moderne.

La candidature d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne et son parcours d’adhésion marquent un nouveau chapitre, non seulement pour la Turquie elle-même, mais pour son peuple, nos relations internationales et aussi pour la région tout entière, y compris Chypre.

A ce stade, j’aimerais me référer à l’importance particulière que revêt l’atteinte d’un règlement équitable, durable et fonctionnel de la question chypriote, sur la base d'une fédération bizonale, bicommunautaire.

Les opportunités offertes par la perspective européenne de la Turquie doivent être mises en valeur. La pleine adhésion de la Turquie à l’Union européenne se fera lorsque celle-ci remplira les critères et modalités européens.

La Grèce soutient fermement cette perspective européenne de la Turquie. Ce choix qui est le nôtre est un choix conscient en vue d’instaurer une paix sûre, une stabilité durable, un développement économique et une démocratie plus forte.

Dans un même temps, nous poursuivons nos efforts pour améliorer davantage nos relations bilatérales. Nos gouvernements, relativement nouveaux, souhaitent remporter ce pari difficile. Il existe des opportunités que nous pouvons mettre en valeur, en renforçant la coopération et l’amitié entre les deux peuples.

Nous pouvons multiplier les avantages pour les peuples grec et turc, en augmentant les rencontres, en engageant des discussions honnêtes, en renforçant notre coopération économique qui se développe d’ores et déjà dynamiquement.

Dans ce contexte, nous avons eu l’occasion d’aborder bon nombre de sujets avec M. Babacan et ses collaborateurs; ces discussions nous ont permis de faire encore un pas en avant en améliorant le climat de confiance qui régit nos relations.

Nous sommes convenus de l’adoption de nouvelles mesures de confiance, qui comprend:

          l’échange de visites au niveau des Chefs d'Etats major des trois armées et à d’autres niveaux de l'administration militaire.

          La création d’une Unité d’opération commune dans le cadre de l’OTAN, qui aura pour mission la participation à des opérations de paix.

          La création d’une Unité d'infanterie commune dans le cadre de la force de réaction rapide de l'OTAN.

          La création d’une Unité commune de lutte contre les catastrophes naturelles et d’assistance humanitaire, capable de mener des opérations de grande envergure.

          L’échange de visites entres les commandants des unités frontalières gréco-turque de Thrace.

Par ailleurs, nous sommes convenus de traiter sans plus tarder le problème des inondations du fleuve Evros. Nous nous sommes mis d'accord sur le fait que l'adoption des mesures et décisions nécessaires y contribuera de manière déterminante.

Mesdames et Messieurs, nos discussions qui se sont déroulées dans une ambiance très amicale, ont porté sur une série de questions internationales d’intérêt particulier pour les deux pays, à savoir la situation dans les Balkans et le Moyen-Orient;  Pendant le repas, nous aurons l’occasion d’aborder la question du Kosovo.

Nous poursuivrons, comme je vous l’ai dit, cette discussion aussi utile que constructive pendant le repas que j’aurais l’occasion d’offrir à M. Babacan tout de suite après sa rencontre avec le Président de la République.

Cher Ali, encore une fois, bienvenue en Grèce.

M. ALI BABACAN: Chers amis, Madame Bakoyannis, chers représentants de la presse. Je vous remercie vivement de cette ambiance cordiale et de l'accueil chaleureux que vous m’avez réservé pour ma première visite officielle en Grèce.

J’ai rencontré aujourd’hui mon homologue de Grèce et je dois dire que nous nous sommes accordés sur toute une série de points. Nous poursuivrons notre discussion cet après-midi, discussion qui s’est déroulée dans un climat particulièrement amical.

Notre objectif est de renforcer davantage les relations qui se développent entre les deux pays.

A ce titre, j’aimerais souligner que ma visite a pour principal objectif de renforcer les relations qui régissent nos deux peuples, les relations qui se sont développées entre nos deux pays. Je suis profondément convaincu - et je l’ai constaté une fois de plus à ma grande satisfaction - qu’il existe un engagement politique de la part des deux parties en vue de développer le climat amical entre nos deux pays.

Que ce soit la question des catastrophes naturelles, comme l'inondation du fleuve Evros, ou d’autres sujets, nous partageons certaines conceptions communes.

La question de Chypre nous préoccupe tout naturellement et la Turquie mettra tout en œuvre pour résoudre ce problème dans le cadre des résolutions des Nations Unies.

Dans ce sens, j’aimerais dire -  et le souligner une fois de plus – notre satisfaction pour le soutien apporté à la Turquie dans son cheminement vers l’Europe.

Dans de nombreux domaines, comme l’énergie ou encore le domaine financier, la Grèce est devenue le 1er partenaire de la Turquie. Je pense que le développement de nos relations politiques est en ligne avec les autres développements entre nos deux pays.

Nous pensons que la construction du gazoduc reliant Karacabey à Komotini a été un important pas en avant pour le développement ultérieur de nos relations économiques et atteste au mieux de l'excellent climat de nos relations.

Les relations de bon voisinage doivent être davantage développées et je  pense que nos discussions et les décisions qui ont été prises ici y contribueront largement.

Nous accordons une importance particulière au développement de nos relations économiques et vous savez tous que je suis accompagné d’une importante délégation d’hommes d’affaires, qui auront l'occasion de s'entretenir avec leurs homologues grecs.

Mme Bakoyannis et moi participerons à cette rencontre et pourrons ainsi écouter leurs points de vue, voir ce qu'ils attendent de nous et quels sont les principes politiques de ce pays.

Le volume des échanges commerciaux a dépassé les deux milliards € en 2006 et ce chiffre devrait passer à trois milliards € en 2007.

Les investissements grecs directs en Turquie, qui ont atteint 4,3 millions € représentent une large part de ces échanges commerciaux.

J’aimerais une fois de plus souligner qu'il est important pour nous, politiques, d'encourager les hommes d’affaires et leur montrer la volonté politique existant pour améliorer nos relations. Il y a peu, certains de nos confrères ont signé un accord culturel entre nos deux pays. Cet accord marque notre vif intérêt pour les échanges et les relations culturelles.

Nous pensons que cette ambiance constructive devra être renforcée ; la Grèce et la Turquie, qui ont réchauffé leurs relations sur la base de la paix et de l’amitié, mettront tout en œuvre pour développer encore plus ces relations amicales.

J'aimerais remercier mon amie, Dora, pour cet accueil chaleureux et lui dire que cette atmosphère amicale contribue à renforcer nos relations.

JOURNALISTE: Mme la ministre, le Premier ministre grec se prépare à aller à Ankara ; j’aimerais savoir si une date officielle a été fixée pour cette visite, qui est si importante pour la Turquie ?

Deuxièmement, la Turquie, comme vous le savez, consent d’énormes efforts dans le domaine de la lutte contre le terrorisme. Comment la Grèce soutient ces efforts ? Soutenez-vous la Turquie et que pensez-vous faire pour la soutenir dans son action de lutte contre le terrorisme.

MME BAKOYANNIS : Tout d’abord, oui, le Premier ministre, M. Kostas Karamanlis effectuera un déplacement en Turquie. Nous sommes convenus que la date sera annoncée par les deux ministères des Affaires étrangères par la voie diplomatique. C’est une visite importante et je peux vous dire que celle-ci aura lieu très bientôt, mais la date sera annoncée par les deux ministères des Affaires étrangères.

Pour ce qui est de votre question relative à la lutte antiterroriste : Vous savez tous que je suis particulièrement sensible à la question du terrorisme. Et je comprends parfaitement le problème auquel les familles des victimes et la Turquie tout entière sont confrontés.

La Grèce et le gouvernement grec condamnent fermement toutes les formes de terrorisme. Nous percevons pleinement les défis auxquels votre pays fait face, car jamais la violence ne peut constituer une solution à un problème, quel qu'il soit, et comme vous le savez l’Union européenne dans son ensemble, et la Grèce coopère avec la Turquie dans la lutte contre le terrorisme et nous pensons que cette lutte doit toujours se faire en étroite coopération et dans le cadre du droit international.

JOURNALISTE: Monsieur Babacan, le gouvernement grec, qui n'a toutefois pas l'obligation de le faire, soutient pleinement la pleine adhésion de la Turquie à l'Union européenne et rejette de cette façon le grand débat qui est engagé au sein de l’Union européenne portant sur la définition des frontières européennes, débat dont la Turquie est exclue.

Devant cette action de très bonne volonté de la part de la Grèce, est-ce que le gouvernement turc a entrepris une action similaire envers la partie grecque ? 

Et deuxièmement : En ce qui concerne les mesures de confiance, pouvez-vous nous rappeler le nombre, car je ne m’en souviens plus. Vous avez parlé d’opérations militaires communes dans le cadre de l’OTAN. Dois-je donc supposer que ce sont les signes précurseurs de la levée du veto turc à la participation de Chypre afin de libérer la coopération UE – OTAN et promouvoir probablement la force au Kosovo ?

M. ALI BABACAN: J’aimerais lier ma réponse à la question précédente et à la réponse de Mme la ministre. Le premier ministre de Grèce, M. Kostas Karamanlis a répondu à l’invitation officielle adressée par le premier ministre turc, M. Erdogan et a accepté cette invitation. Nous savons approximativement quand les deux premiers ministres se rencontreront à Ankara, mais la date définitive n’a pas encore été arrêtée.

Une visite officielle qui a lieu après 48 ans est, vous le comprendrez bien, d’une importance capitale. Cette visite officielle permettra d’accélérer, de donner une nouvelle portée, un nouveau souffle aux relations gréco-turques et d'ouvrir de nouvelles voies et de nouvelles perspectives pour nos relations. C’est mon avis personnel.

Pour répondre à votre question concernant l’Union européenne. Cette dernière représente un ensemble de valeurs. Les 27 membres de l’Union européenne partagent des idéaux et des valeurs communs. Dans un même temps, l'Union européenne est un plan de paix, comme nous le savons depuis sa création. L’Union européenne a marqué le plus grand effort de paix dans la région de l’Europe, dans le continent européen. Et je pense qu’elle demeure un symbole, un symbole de paix.

L’Union européenne est passée de 6 à 27 Etats membres. Elle a acquis de nouveaux membres, a gardé les anciens et l'élargissement européen est tout aussi important pour les anciens que pour les nouveaux membres.

Je pense que l’élargissement politique, la politique des « portes ouvertes » caractérise la politique d’instauration de la paix de l’Union européenne. De cette façon, l'Union, au moyen de cette politique, élargit les frontières de paix et contribue bien entendu à la prospérité des peuples de ses Etats membres.

Je pense que limiter cet élargissement serait une grande erreur pour l’Europe. Des centaines de millions de personnes se sont unies autour de valeurs communes, autour d'idéaux communs et si nous commençons à nous interroger sur les limites de cet élargissement, je pense que c’est un mauvais début, c’est une fausse question de la part des partenaires européens, qui altère en quelque sorte l’importance essentielle de l’Union européenne.

Que se passera-t-il ? Que sera l’Europe sans la Turquie, avec la Turquie ? Je pense qu’il n’est pas difficile de s’imaginer une Europe qui inclurait la Turquie. La Turquie a offert son assistance à l’Europe en matière de sécurité ; elle a commencé les négociations, elle est un pays candidat, ce qui constitue un cadre juridique pour la Turquie à l’heure actuelle.

S’agissant des réformes, la Turquie déploie tous les efforts possibles dans ce sens et je pense que cet effort a été placé dans le bon contexte, et la pleine adhésion de la Turquie marquera, je pense, les développements au niveau de l’Union européenne pour le 21e siècle.

L’adhésion de la Turquie marquera une nouvelle étape ; elle contribuera non seulement à la paix européenne, mais à la paix mondiale, car elle symbolisera l’union des différentes cultures sous le même toit.

Je saisis à nouveau l’occasion pour remercier encore une fois la Grèce pour le soutien très important qu’elle apporte jusqu’à aujourd’hui à mon pays.

Pour ce qui est des questions que vous avez mentionnées, comme vous le savez, la Turquie, dans notre région et la région élargie est un pays qui contribue à la stabilité et à la prospérité. Cela est valable pour le Liban, le Kosovo. En fait, les efforts de la Turquie sont connus dans d’autres régions, comme Haïti ou d’autres régions plus lointaines.

Notre souhait est que nous, dans le cadre de l’Union européenne et de l’OTAN, puissions être encore plus actifs, que nous puissions contribuer de façon plus déterminante à la paix dans la région élargie et à la paix mondiale.

Toutefois, le respect des conventions et des traités internationaux est très important. La Turquie s’efforce d’être en ligne avec ces cadres juridiques et institutionnels et poursuivra ses efforts dans ce sens.



Merci beaucoup.

 





© Copyright 2008 Ministère des Affaires étrangères
Nous écrire| Clause de responsabilité | Librairie| RSS
La Ministre
Les Ministres adjoints
Secrétaires généraux
Secrétaire général adjoint
Secrétariat special
Structure
Missions grecques à l'étranger
Histoire du Ministère
Conventions internationales
Curriculum Vitae
Agenda
Déclarations-Discours
Contact
Yannis Valinakis
Théodore Kassimis
Petros Doukas
Aristides Agathokles
Dimitris K. Katsoudas
Thιodore Skylakakis
Secretaire Special
Mission et compétences
Organisation
Protocole
Unité de gestion des crises
Académie diplomatique
Archives historiques et diplomatiques
Centre d'analyse et de planification
Fondation-Evolution
Installations
Dépêches
A la Une
Points de presse
Discous
Interviews
Agendas ministériels
Activites
Les dernières dépêches
Les nouvelles de la semaine
Archives
Announcements before 11/2005
Ministre des Affaires étrangères
Ministre adjoint Yannis Valinakis
Ministre adjoint Théodore Kassimis
Ministre adjoint Petros Doukas
Régions géographiques
Diplomatie multilatérale
Conseil national sur la politique étrangère
Afrique Sub-saharienne
Amérique du Nord
Amérique Latine
Asie-Océanie
Europe
Europe du Sud-Est
Méditerrannée-Proche Orient
Russie-Europe de l'Est-Asie Centrale
Questions mondiales
Organisations internationales
Sécurité-Défence
Culture
Environnement
Sanctions internationales
La Grèce dans l' UE
Relations Extérieures-Elargissement
Marché intérieur - Politiques Sectorielles
Affaires intérieures
La Constitution européenne
Présidence actuelle de l' UE
Budget UE
Dialogue Euro-mediterraneen
Elargissement
PEV
Politique Commerciale étrangère
Relations transatlantiques
Rélations UE- ZELE/EEE
Relations UE-Afrique
Relations UE-Amerique Latine
Relations UE-Asie
Relations UE-Pays ACP
Objectifs et priorités
ESOAB
AGORA
Organisations internationales
Politique énergétique
Investissements en Grèce
Economie-Commerce
Conseil des Grecs de l'étranger
Dispersion géographique
Nous contacter
Espace Citoyens
VISAS
Espace Entreprises
Opportunités de carrière
Liens utiles
FAQs
Clause de responsabilité
Librairie
Au Ministère
Missions étrangères en Grèce
Missions grecques à l'étranger
Informations générales pour les citoyens
Bureau d'informations
Service de traduction
Affaires consulaires
Transferts
Affaires consulaires
Informations générales
Visas pour les étrangers qui visitent la Grèce
Visas pour les Grecs qui visitent l'étranger
Visas de longue durée
Concours
Appels d'offre
Opportunités financières & d'investissement
Opportunités de carrière au Ministère
Opportunités de carrière au sein d'Organisations internationales
La Grèce
Le Monde
Le rôle du SCIAD