Athènes, le 29 juin 2006
M. G. KOUMOUTSAKOS: Bonjour. Je commencerai par les rencontres programmées de la ministre des Affaires étrangères. Aujourd’hui la ministre a rencontré à 10h00, heure locale de Moscou, le Secrétaire général du Conseil national de sécurité, M. Igor Ivanov. A 12h00, elle rencontrera le patriarche de Moscou et de toute la Russie, M. Alexios. A 19h30, le ministre russe des Affaires étrangères, M. Sergei Lavrov offrira un dîner en l’honneur de la ministre. A 23h00 la ministre partira pour Athènes.
Lundi 3 juillet, la Chambre gréco-arabe offrira un déjeuner en l’honneur de la ministre.
Mercredi 5 juillet, la rencontre avec le Secrétaire général adjoint des Nations Unies chargé de la question chypriote, M. Ibrahim Gambari aura lieu.
Vendredi 7 juillet, la ministre s’entretiendra avec le Secrétaire général de l’OTAN, M. Scheffer qui visite notre pays dans le cadre des contacts d’information qui ont lieu dans les capitales des Etats membres de l’Alliance en vue de la préparation du Sommet à Riga. La rencontre sera suivie d’un point presse et d’un déjeuner de travail offert par la ministre en l’honneur du Secrétaire général.
En ce qui concerne le programme des ministres adjoints des Affaires étrangères :
Jeudi 29 et vendredi 30 juin, le ministre adjoint des Affaires étrangères, M. Valinakis représentera notre pays à la Conférence ministérielle des pays méditerranéens de l’Europe au sujet du Livre vert de la Commission européenne et de la politique européenne en matière de questions maritimes. La Conférence se tiendra à Antibes, France.
Les 3 et 4 juillet, le ministre adjoint représentera le ministère des Affaires étrangères à la 2ème Réunion sur le dialogue inter-religieux de l’ASEM - dialogue Europe-Asie- qui se tiendra à Larnaka, Chypre. La réunion est organisée par les ministères des Affaires étrangères de Chypre et de Malaisie avec la participation de 150 personnes des pays de l’UE et de l’Asie du Sud-Est sur le sujet « Compréhension et coopération interreligieuses pour un monde pacifique »
Mercredi 5 juillet, M. Valinakis offrira un déjeuner en l’honneur du Secrétaire général adjoint de l’ONU, M. Ibrahim Gambari qui effectuera une visite officielle dans notre pays.
Les 3 et 4 juillet 2006, le ministre adjoint des Affaires étrangères, M. Stylianidis effectuera une visite à Astana, Kazakhstan où le premier Comité interministériel mixte Grèce - Kazakhstan sera organisé. M.Valinakis coprésidera la réunion avec le premier ministre adjoint des Affaires étrangères du Kazakhstan, M. Rahat Aliyev. Lors de cette visite, M. Valinakis aura des rencontres à part avec le ministre de l’énergie et des ressources naturelles, M. B. Izmukhambetov, le président de l’entreprise publique de pétrole et de gaz -KazΜunaigaz- M. Karabalin, le président du parlement, M. Muhagedzanov et des membres du groupe d’amitié Grèce- Kazakhstan.
Vendredi 30 juin, M. Kassimis effectuera un déplacement à Constantinople où il représentera le gouvernement à un congrès organisé au lycée Zografio sur le thème : « Le présent et l’avenir des Grecs de Constantinople ».
Du 5 à 8 juillet, M. Kassimis accompagnera le Président de la République M. Papoulias en Islande où ce dernier effectuera une visite officielle.
Vous recevrez la note informative sur les activités du Conseil de sécurité des Nations Unies. Je voudrais juste souligner que le 22 juin, la présidence du Conseil de sécurité, exercée ce mois-ci par le Danemark, a organisé un débat ouvert- ce que nous avons également fait lors de la présidence hellénique- sur le thème « Renforcement du droit international et de l’Etat de droit et maintien de la sécurité internationale ». Le ministre des Affaires étrangères du Danemark a présidé la réunion. Le Président de la Cour internationale de la Haye, M. Higgins et le conseiller juridique des Nations Unies, M. Nicolas Michel, ont participé à la réunion en tant qu’orateurs principaux. L’intervention du président de la Cour internationale a principalement porté sur le règlement pacifique des différends.
Le 22 juin le Conseil de sécurité a adopté à l’unanimité la résolution 1691 à travers laquelle il recommande à l’Assemblée générale que Monténégro devienne membre des Nations Unies. Un texte de la Déclaration présidentielle a également été adopté ; ce texte stipule que le Conseil de sécurité a décidé de proposer à l’Assemblée générale d’approuver la candidature du Monténégro et que l’engagement de Monténégro à l’égard du respect des principes et des objectifs de la Charte des Nations Unies est pris en considération.
En ce qui concerne la question chypriote, le 27 juin le Secrétaire général adjoint des Affaires politiques, M. Gambari a informé les Etats membres du Conseil de sécurité de sa prochaine visite à Athènes, à Ankara et à Nicosie. D’après les interventions des Etats membres du Conseil de sécurité, la position globale est en faveur de la tournée et des efforts de M. Gambari.
Enfin, l’Académie diplomatique, en coopération avec le service médical du ministère des Affaires étrangères, organise un séminaire sur le thème « Déplacement et sécurité sanitaire » qui aura lieu le mercredi 5 juillet de 10h00 à 15h30 à l’amphithéâtre du ministère des Affaires étrangères, 1 rue Akadimias.
Vos questions s’il vous plait.
JOURNALISTE: Qu’attendez-vous de la rencontre de M. Gambari ? Est-ce que le fait que M. Gambari envisage de rencontrer M. Talat et M. Papadopoulos marque une nouvelle évolution dans le processus du règlement de la question chypriote ?
M. G. KOUMOUTSAKOS: M. Gambari effectuera des visites à Athènes, à Ankara et à Nicosie dans le but d’examiner la situation sur place ainsi que les possibilités d’entamer de nouveaux efforts en faveur du règlement de la question mais sans préciser la date exacte de la réouverture de ce processus.
Je voudrais juste vous rappeler qu’il y a une discussion en cours concernant la possibilité de valorisation des consultations au niveau technique. J’imagine que cela sera une des questions qui sera abordée par l’envoyé du Secrétaire général.
Vous vous êtes référé à une éventuelle rencontre commune entre le Président de la République chypriote M. Papadopoulos, M. Talat et M. Gambari. D’après ce que je sais, cette rencontre n’est pas encore arrêtée définitivement.
Quoi qu’il en soit, il est important que cette rencontre, si elle a lieu, apporte des résultats concrets. Ainsi la mission des Nations Unies sera renforcée et assurée dans la conjoncture actuelle, et par conséquent des perspectives en faveur de nouveaux efforts seront créées.
Tout de même, je voudrais signaler que je n’ai aucune information sur la confirmation de cette rencontre entre MM. Gambari, Papadopoulos, Talat.
JOURNALISTE: J’ai deux questions relatives à la question chypriote. Estimez-vous que des consultations sur le fond pourront avoir lieu dans le courant de l’année 2006 pour ce qui est du règlement de la question chypriote ?
M. G. KOUMOUTSAKOS: Comme j’ai vous l’ai déjà dit, la possibilité d’entamer des consultations au niveau technique est actuellement explorée. Nous pensons que cela devra être valorisé.
Cela dit, comme j’ai eu l’occasion de le mentionner auparavant, il serait bon que cette rencontre entre M. Gambari, M. Papadopoulos et M. Talat - si rencontre il y a - donne lieu à des résultats concrets qui offriront une perspective à l’égard de cette question.
Vous savez également que parmi les possibilités existantes, il y a toujours celle de la valorisation du contenu du communiqué rendu à l’issue de la rencontre Papadopoulos-Annan à Paris il y a quelques mois.
JOURNALISTE: Ma deuxième question est la suivante : Pensez-vous que les articles publiés, selon lesquels l’ex-ministre, M. Konstantinos Mitsotakis, qui est aussi le père de la ministre des Affaires étrangères, serait impliqué dans les efforts visant à « défenestrer » le président de Chypre, M. Papadopoulos contribuent à créer un fossé entre la Grèce et Chypre dans un moment critique ?
M. G. KOUMOUTSAKOS: Le porte-parole adjoint du gouvernement a déjà répondu à cette question. En outre, le gouvernement chypriote a lui aussi répondu à ces questions. L’affaire est close.
JOURNALISTE: A part cette question, de nombreux articles présentent Athènes et Nicosie comme étant divisées en matière de stratégie et de tactique. C’est la première fois, depuis beaucoup de temps, qu’une telle division se manifeste. Quel impact cela peut-il avoir sur les intérêts nationaux ?
M. G. KOUMOUTSAKOS: Vous avez déjà réçu une réponse concernant cette question, il y a quelques jours lors des déclaration faites par la ministre des Affaires étrangères de la Grèce et de son homologue M. Lillikas qui a visité notre pays.
Ces déclarations ont montré de façon explicite que les deux gouvernements sont en contact permanent et en coopération régulière et poursuivent le même objectif.
JOURNALISTE: J’ai deux questions qui portent sur l’interview accordée par la ministre à la chaîne de télévision turque « NTV ». Pourriez-vous nous expliquer ce que la ministre entend quand elle affirme que la résolution de la question chypriote n’est pas liée à l’UE ? Ma deuxième question est la suivante : Est-ce que le ministère des Affaires étrangères considère que la question chypriote constitue un critère pour le parcours européen de la Turquie ?
M. G. KOUMOUTSAKOS: La position de la ministre des Affaires étrangères est très claire. Toutefois, je tiens à la répéter pour juste confirmer une chose, à savoir que la résolution de la question chypriote est une démarche et une procédure inscrite dans le cadre de l’Organisation des Nations Unies.
L’UE dont la République chypriote est membre depuis 2 à 2,5 ans, a fixé des critères et des conditions spécifiques à la Turquie, comme elle l’a d’ailleurs fait dans le cas d’autres pays candidats. Parmi ces critères, il convient de citer la question de la pleine application de l’Union douanière qui comporte bien sûr l’ouverture des ports et des aéroports turcs aux navires et avions chypriotes respectivement. Cette question préoccupe l’UE. Une association directe entre ces deux procédures, à cette condition, est exclue.
JOURNALISTE: Que pense le ministère des Affaires étrangères des derniers développements survenus au Moyen-Orient ?
M. G. KOUMOUTSAKOS: Nous exprimons notre inquiétude devant les derniers développements au Moyen-Orient qui peuvent aboutir à une aggravation des tensions. Ce n'est pas en déployant des activités militaires ou en commettant des enlèvements que l’on avancera sur le chemin de la paix et réglera le problème.
La Grèce pense que dans ces moments, tout le monde doit faire preuve de sang froid et de maîtrise. Nous continuons de soutenir les efforts de la communauté internationale en faveur de la paix et du règlement de la question et, bien entendu de la poursuite et de l'application de la feuille de route.
JOURNALISTE: Condamnez-vous l’enlèvement du soldat israélien par le HAMAS?
M. G. KOUMOUTSAKOS: Ce n'est pas en déployant des activités militaires ou en commettant des enlèvements que l’on avancera sur le chemin de la paix et réglera le problème.
JOURNALISTE: Condamnez-vous également l’otage des ministres du gouvernement légal des Palestiniens du HAMAS ?
M. G. KOUMOUTSAKOS: Ce n’est pas de cette façon là que nous parviendrons à la paix dans la région.
Merci beaucoup.