Athènes, le 27 janvier 2010
Il y a 65 ans, l’arrivée des troupes alliées dans les camps de la mort d’Auschwitz met fin à une infamie dont les marques sont encore visibles aujourd’hui et déshonorent l’humanité. Des millions d’hommes et de femmes n’ont pas survécu pour voir ce jour. D’autres s’en sont sortis et bon nombre d’entre eux sont encore avec nous, en témoins vivants des atrocités que l’homme a pu commettre.
Le tribut du sang, payé en particulier par les populations juives d’Europe suscite un sentiment d’horreur et hantera à jamais notre mémoire collective. Parmi les innombrables victimes d’Auschwitz il y avait de nombreux Juifs grecs. Un grand nombre de nos compatriotes ont également payé un lourd tribut en défendant nos frères juifs. Certains qui ont été reconnus «Justes parmi les nations» ont leur nom gravé sur le mémorial de Yad Vashem.
Rendant hommage à ces hommes et femmes tombés, la Grèce a, par décision unanime du Parlement, institué le 27 janvier comme Journée nationale de la mémoire de l’Holocauste.
2010 marque également le dixième anniversaire de la Déclaration de Stockholm, qui a donné le coup d’envoi à une nouvelle approche fertile de l’Holocauste en Europe, en tant qu’héritage historique de notre continent, et en a fait une idée suprême qui écarte toute éventualité que des actes aussi atroces se reproduisent. La Déclaration de Stockholm a contribué à la coopération entre de nombreux pays en vue de développer des programmes éducatifs et scientifiques, de commémorer cet anniversaire et de rendre hommage aux victimes de l’Holocauste.
La Grèce est fière de figurer parmi les premiers pays signataires de ce document mémorable, qui a été signé par Georges Papandréou, à l’époque ministre des affaires étrangères et aujourd’hui premier ministre.