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    Athènes, le 24 avril 2007


M. G. KOUMOUTSAKOS : Bonjour.

 

Je commencerais par me référer brièvement au programme de ces prochains jours de la ministre des Affaires étrangères. Je rappellerais qu'aujourd’hui à 13h00, Mme la ministre rencontrera son homologue slovène, M. Dimitrij Rupel, qui accompagne le Premier ministre de Slovénie, en visite officielle de deux jours dans notre pays.

 

Les thèmes abordés lors de ses entretiens seront les relations bilatérales, avec notamment la coopération économique, les questions européennes, les relations transatlantiques ainsi que les développements dans les Balkans. A l'issue de cette rencontre, des déclarations seront faites à la presse et par la suite un déjeuner de travail sera offert en l'honneur du ministre slovène des Affaires étrangères.

 

Aujourd’hui à 17h00 aura lieu la rencontre de Mme Bakoyannis et du ministre adjoint britannique des Affaires étrangères, M. Hoon, qui effectue une visite de travail en Grèce. Les thèmes qui devraient être abordées lors de cette rencontre sont les développements dans les Balkans et l’Union européenne, avec notamment les évolutions du dossier relatif au Kosovo, ainsi que les derniers développements concernant la question chypriote.

 

Par ailleurs, aujourd’hui la Ministre des Affaires étrangères assistera à la réception donnée par l’Ambassade d’Israël à l’occasion de la fête nationale de ce pays.

 

Demain à 10h00, Mme Bakoyannis participera à la réunion du Comité Défense et Affaires étrangères du Parlement, auquel le projet relatif aux nouveaux statuts du ministère des Affaires étrangères sera soumis pour ratification sous sa forme codifiée. L’après-midi, à 18h00, Mme la ministre recevra la présidente du Forum arabe international des femmes, Mme Al Kaylani, suite à la demande de cette dernière. Le même jour, à 18h45, elle recevra l’ambassadeur d’Iran, suite à la demande de ce dernier.

 

Jeudi 26 et vendredi 27 avril, la ministre des Affaires étrangères sera à Oslo pour participer à la réunion informelle des ministres des Affaires étrangères de l’OTAN. Je mentionnerais brièvement l’ordre du jour de cette réunion: a) les développements en Afghanistan, b) les développements dans les Balkans occidentaux et le Kosovo, c) l’élargissement de l’OTAN, ainsi que les évolutions au Moyen-Orient et la défense anti-missile. En marge des travaux auront lieu des réunions de la Commission OTAN - Ukraine et du Conseil OTAN - Russie.

 

Pendant le séjour de Mme la ministre à Oslo, des rencontres bilatérales n'ont pas été programmées en raison du programme de la ministre et de l'ordre du jour chargés, mais cela pourrait changer. Comme vous le savez, les ministres des Affaires se trouvent au même endroit, ce qui n’exclut pas des rencontres bilatérales, mais pour le moment il n’y a rien de prévu.

 

Lundi 30 avril, Mme Bakoyannis prononcera une allocution à 18h30 lors d’une manifestation spéciale organisée au Palais Zappeion par l’Organisation hellénique des Femmes «Panathinaïki», sous l’égide du ministère des Affaires étrangères à l’occasion du 50ème anniversaire de l‘Union européenne.  Le thème de la manifestation sera : « Bilan et perspectives de l’Union européenne ».

 

Mercredi 2 mai, la ministre des Affaires étrangères rencontrera son homologue tunisien, M. Abdallah, qui effectue une visite officielle dans notre pays. Les entretiens porteront sur les relations bilatérales des deux pays, des questions d'intérêt européen et plus particulièrement le partenariat euro-méditerranéen, les relations Union européenne - Tunisie, ainsi que des questions internationales d’intérêt commun, avec notamment les développements au Moyen-Orient.

 

En marge de la rencontre, le Protocole additionnel de l’accord de non double imposition entre la Grèce et la Tunisie sera signé.

 

Le 3 mai, la ministre des Affaires étrangères se rendra en Egypte en vue de participer à la conférence internationale régionale sur l’Irak.

…………………….

En ce qui concerne le programme de MM. les ministres adjoints:

 

Aujourd'hui, le ministre adjoint des Affaires étrangères, M. Yannis Valinakis participera à la rencontre de la ministre des Affaires étrangères, Mme Dora Bakoyannis et du ministre britannique chargé des Affaires européennes, M. Geoffrey Hoon, au ministère des Affaires étrangères.  A 19h00, M. Valinakis offrira un dîner de travail en l'honneur de M. Hoon. Les développements européens en cour devront être abordés, avec notamment le Traité constitutionnel européen et l’élargissement de l’UE.

 

Mercredi 25 avril, M. Valinakis se rendra à Berlin et rencontrera, le jeudi 26 avril, son homologue allemand, M. Reinhard Silberberg, chargé par la Présidence allemande de l’UE des pourparlers avec les Etats-membres concernant le Traité constitutionnel européen en vue du Conseil européen de juin. 

 

Mercredi 25 avril 2007 à 10h00, M. Stylianidis participera à la réunion du Comité permanent Défense nationale et Affaires étrangères du Parlement sur les nouveaux statuts du ministère des Affaires étrangères (salle du Sénat).

 

Vendredi 27 avril 2007 à 10h30, M. Stylianidis informera les membres du Comité Affaires européennes du Parlement sur les relations de l’Union européenne avec l'Organisation de la coopération économique de la Mer noire (OSEP) et le rôle de la Grèce.

 

Mercredi 2 mai 2007 à 12h00, M. Stylianidis rencontrera le ministre adjoint des Affaires étrangères d’Espagne, M. Leon au ministère des Affaires étrangères.

 

Jeudi 26 avril à 09h30, M. Kassimis participera à la réunion du Comité permanent spécial des Grecs de l'Etranger du Parlement hellénique qui débattra du projet de loi relatif à «l'exercice du droit de vote des Grecs de l'étranger».

 

Le même jour à 21h00, M. Kassimis assistera au dîner officiel offert par le Président de la République, M. Papoulias en l'honneur du Président de l'Inde Dr. A.P.J. Abdul Kalam, en visite dans notre pays.

 

Vos questions s’il vous plait.

 

 

…………………..

 

M. Chadoulis : Une question relative à M. Hoon. A quelle heure aura lieu la conférence de presse, la rencontre ayant lieu à 17h00. Et pour ce qui est de l’ordre du jour : la République chypriote a récemment soumis une demande dans laquelle elle demande que la Grande Bretagne paye pour les bases qui se trouvent sur son territoire. M. Hoon étant britannique, cette question sera-t-elle abordée lors de la rencontre des deux ministres et quelle est la position de la Grèce à ce sujet ?


M. G. KOUMOUTSAKOS : La rencontre aura lieu aujourd’hui à 17h00. Une conférence de presse conjointe n’est pas prévue.

En ce qui concerne les thèmes abordés : cette question ne figure pas à l’ordre du jour. Comme vous le savez, il s’agit d’une discussion générale entre ministres qui se rencontrent très fréquemment à Bruxelles.

 

M. GILSON : Ma question porte sur le même sujet : est-ce que vous avez des informations relatives à une initiative de la part du Conseil de sécurité des Nations Unies pour la reprise du processus du 8ème juillet ? La Grande Bretagne étant membre permanent du Conseil, cette question sera-t-elle abordée ? Êtes-vous au courant ? Pourriez-vous le confirmer ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Non, je ne peux pas le confirmer. Si tel est le cas, M. Hoon pourrait éventuellement s’il le souhaite informer la ministre grecque. Je n’ai pas en ce moment d’information relative à cette question.


M. SANTAMOURIS : Premièrement : Qui participera à cette conférence où se rendra également Mme Bakoyannis, à savoir quel est le cadre de ce congrès ? Ma deuxième question porte sur la position grecque et la manière dont l’Union européenne doit envisager le gouvernement palestinien.  La Grèce est-elle en faveur des contacts de l’UE avec certains ministres du gouvernement de Haniya ?  S’agit-il de la position propre de la Grèce ou d’un choix fait par la Grèce qui s’inscrit dans le cadre des efforts entrepris en faveur d’une position commune au sein de l’Union européenne ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Hier, la ministre des Affaires étrangères - je commencerais par répondre à votre deuxième question - dans le cadre de la discussion y relative qui a eu lieu entre les ministres des Affaires étrangères de l’Union, a soutenu que l’Union devait transmettre un message de soutien clair au nouveau gouvernement d’unité nationale qui a été formé en Palestine.

Cela étant, il appartient à tout Etat membre de choisir la manière dont il choisira de communiquer avec ce gouvernement pour ce qui est de ses membres spécifiques.

Pour ce qui est de la participation à la Conférence régionale sur l’Irak. Il s’agit d’un congrès international et la participation devrait être importante. Je n’ai pas à l’heure actuelle d’informations précises, je m’informerais à ce sujet et vous répondrais. 

 

M. SANTAMOURIS : Une clarification quant à la première réponse que vous avez donnée. Donc, il appartient à chaque Etat membre de définir la façon dont il veut communiquer avec ce gouvernement.

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : J’ai dit que la position grecque est qu’un message de soutien devait être transmis au gouvernement palestinien par l’Union européenne dans son ensemble. Cela étant, chaque Etat membre définira sa propre forme de communication avec ce gouvernement.

Permettez-moi d’ajouter à ce stade que la ministre des Affaires étrangères a proposé hier d’inviter le ministre des Affaires étrangères du gouvernement d’unité nationale de la Palestine à l’un des prochains Conseils Affaires générales des ministres des Affaires étrangères.

 

M. SANTAMOURIS : J’aimerais donc que vous me clarifiiez si l’Union européenne envoie un message de soutien au gouvernement palestinien, si ce sera elle, et non les Etats-membres, qui aura des contacts avec certains ministres.

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Je vous ai dit quelle était la position grecque : un message de soutien au gouvernement et aux efforts entrepris par M. Abbas.

 

M. SANTAMOURIS : Ma question est la suivante M. Koumoutsakos : d’une part, la ministre des Affaires étrangères a dit que l’Union européenne devait transmettre un message de soutien au gouvernement palestinien. D’autre part, elle a dit que c’était à l’Union européenne, dans le cadre de ses actions, de choisir les ministres avec il lui semblait bon de parler. Elle n’a pas dit les Etats-membres. Si l’UE choisit de parler avec tel ou tel ministre, elle transmet un message de soutient au gouvernement palestinien ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Comme vous le comprenez, c’est une question de gestion. Personne n’entre dans ce détail. Ce que vous devez retenir est la position politique, autrement dit le message de soutien au gouvernement. Cela étant, les contacts sont une autre question.

 

M. MELETIS :  Monsieur le porte-parole, est-ce qu’une démarche a été entreprise auprès du State Department afin que notre position relative à la question de Skopje soit bien comprise après la confusion générée par la lettre de Mme Rice. Deuxième question : avez-vous été informés par les journaux – puisque le dialogue de l’ambassade d’Italie a lieu par l’intermédiaire des journaux – de ce l’issue de l’affaire concernant le navire océanographique « Urania » ?


M. G. KOUMOUTSAKOS : Tout d’abord, il n’y a pas eu de confusion pour ce qui est de la lettre de Mme Rice. Le ministère des Affaires étrangères a immédiatement réagit en présentant sa position et la ministre des Affaires étrangères a donné une réponse bien claire. Par conséquent, il n’y a pas eu de confusion.

Les contacts avec le State Department ainsi que le processus d’information du gouvernement américain sur les positions grecques s’agissant de ce dossier, sont continus, et ce à tous les niveaux. Récemment, la ministre a eu des rencontres à Washington. Cela étant, les fonctionnaires de l’Ambassade de Grèce à Washington sont régulièrement en contact avec les responsables du State Department. Il en va de même pour Athènes.

Par conséquent, la question d’une démarche ne se pose pas, car le cadre général dans lequel s’inscrivent les positions américaines sur cette question est bien connu.

 

M. MELETIS : Est-ce que les positions américaines et grecques convergent sur cette question ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Ce n’est pas ce que j’ai dit.

 

M. MELETIS : Mais c’est ce que je vous demande. Pour ce qui est de la question de l’OTAN, est-ce que le non règlement de la question [de Skopje] entravera son adhésion à l’OTAN ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS: La position des Etats-Unis est bien connue et enregistrée, tout comme la position grecque.

 

M. Meletis, je pense que nous parlons de choses qui ont été évoquées des milliers de fois. Nous avons dit qu’une solution mutuellement acceptable pourrait aider et avoir des conséquences positives à trois niveaux : au niveau bilatéral, au niveau régional mais aussi sur les perspectives euroatlantiques et les aspirations du pays voisin. Telle est la position ferme de la Grèce.

 

Pour ce qui est de la question relative au navire océanographique italien « Urania », je pense que les positions italiennes ainsi que les lettres de l’Ambassade d’Italie qui ont été révélées au grand jour sont bien connues. Comme vous le comprenez, des contacts diplomatiques sont en cours et dès le début une démarche a été entreprise auprès du ministère italien des affaires étrangères. Les contacts nécessaires se sont poursuivis à travers la voie diplomatique.

Dans le cadre des actions entreprises par le ministère des Affaires étrangères, je voudrais signaler que le système d’information maritime Navtex de la Grèce a émis un message aux navigateurs, pour ce qui est de cette question. En outre, vendredi dernier notre ambassade à Ankara a entrepris une démarche y relative auprès du ministère turc des Affaires étrangères.

 

M. MELETIS : M. Karamanlis à l’issue de sa rencontre avec son homologue slovène a affirmé qu’il y avait des critères qui devaient être remplis et que la pleine satisfaction signifiait pleine adhésion. Il se référait à la Turquie. Les mêmes conditions sont valables aussi pour Skopje à condition que la question du nom demeurée en suspens soit réglée. S’agit-il d’une contribution au parcours euroatlantique ou d’une condition préalable ? De quoi s’agit-il ? Ce que dit le Premier ministre avait tout l’air d’une condition préalable, alors que ce que vous dîtes ressemble plus à un souhait.

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Non, ce n’est pas du tout un souhait. Cela s’inscrit dans le cadre défini par les déclarations du Premier ministre et de la ministre des Affaires étrangères.

J’ai dit que si une solution mutuellement acceptable était trouvée, il y aurait un impact positif à trois niveaux.

 

M. MELETIS : Donc, ce que vous dites est que si une solution n’est pas trouvée, il y aura des répercussions négatives.

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Vous êtes libre de toute interprétation.

 

M. MELETIS : Je ne donne pas d’interprétations. Vous avancer un scénario hypothétique. Si une solution est trouvée, cela sera positif. Moi je veux parler de l’autre éventualité. Si une solution n’est pas trouvée, que se passera-t-il ?


M. G. KOUMOUTSAKOS : Cela peut facilement être déduit de ma réponse.

 

M. TSAKAS : Monsieur Koumoutsakos, il  y a deux jours le maire de Chimara, M. Bolanos a fait une déclaration qui a eu l’effet d’une bombe : il a dit que la minorité grecque de la région d’Epire du nord demande l’indépendance. La Grèce se positionne-t-elle en faveur des propos Bolanos ?


M. G. KOUMOUTSAKOS : Je ne suis pas au courant de la déclaration de M. Bolanos. Je dois voir le texte complet pour pouvoir apporter un jugement.

 

M. TSAKAS : La déclaration est officielle et…

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Je ne la connais pas.

 

M. TSAKAS : …et elle a suscité de vives réactions.

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Tout honnêtement, je ne connais pas cette déclaration. Je dois la lire afin que nous puissions avoir une base commune de référence.

 

M. TSAKAS : Pensez-vous que cette idée est bonne, c’est-à-dire que la région de l’Epire du nord soit indépendante et que, comme le dit M. Bolanos, que cette question soit comparée au Kovoso ?

M. G. KOUMOUTSAKOS : Je vous ai dit que je ne connaissais pas la teneur de la déclaration de M. Bolanos. Je dois m’en informer afin que vous et moi ayons une base de référence commune. Pour que vous puissiez adresser la question à une personne qui connaît le sujet et que je puisse à mon tour répondre à une personne qui connaît également ce sujet.

 

M. TSAFOS : Puis-je poser une question ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Bien sûr. Vous l’ai-je jamais refusé ?

 

M. TSAFOS: Non, jamais. Hier, ou plutôt avant-hier, samedi, il s’est passé une chose extraordinaire à l’UE. Le ministre allemand des Finances a associé l’adhésion de Chypre à la zone euro à des critères politiques. Cela est sans précédent dans l’histoire de l’UE. Et hier, d’après les informations que nous avons eues de l’agence de presse d’Athènes, il y a eu une communication téléphonique entre la ministre grecque des Affaires étrangères et le ministre de la République fédérale d’Allemagne.

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Non, il n’y a pas eu de communication téléphonique. Les deux ministres se sont rencontrés en marge des travaux du Conseil Affaires générales.

 

M. TSAFOS: Pourriez-vous nous en parler ? Pouvez-vous nous dire quel sera l’impact de tout cela, à savoir si la présidence allemande insiste à associer l’adhésion [de Chypre] à des critères politiques ?

 

M. FRISSA: Une question complémentaire : est-ce que la ministre lors de sa rencontre avec son homologue slovène  à 13h00 soulèvera cette question ?


M. G. KOUMOUTSAKOS: Tout d’abord, je n’ai rien à ajouter à votre première question, telle qu’elle a été formulée.

Cela dit, la ministre des affaires étrangères a fait une déclaration hier à l’issue des travaux du Conseil et de sa rencontre avec son homologue allemand : son sentiment est qu’il n’y a pas en ce moment quelque chose d’aussi concret, comme ces prétendues déclarations du ministre des Finances qui ont été révélées au grand jour, s’agissant des critères d’adhésion à la zone euro d’un pays précis, en l’occurrence la République de Chypre.

Je n’ai rien d’autre à ajouter. Chacun sait en Europe que les critères d’adhésion d’un pays à la zone euro sont purement techniques et économiques.


M. GILSON : Une question relative à la rencontre de Mme Bakoyannis avec le président palestinien, M. Mahmoud Abbas. Dans ses déclarations à l’issue de la rencontre samedi, Mme Bakoyannis a dit que les conditions pour la levée de l’embargo imposé à l’Autorité palestinienne sont au nombre de trois, sont celles définies par le « quartet », à savoir la reconnaissance d’Israël, la renonciation à la violence et l’application des accords de paix précédents. Donc je me demande en quoi la position grecque est-elle différente de la demande de M. Abbas, qui a affirmé que le peuple palestinien vivait une tragédie en raison de l’embargo, en quoi diffère-t-elle de celle d’un autre pays européen? Car la Grèce prétend avoir des relations très étroites et soutenir pleinement les Palestiniens. En quoi la position grecque se différencie-t-elle de celle de l’Allemagne, de la France ou d’un autre pays, quel qu’il soit ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Ce n’est pas la Grèce qui le prétend. Cela est confirmé par les déclarations de M. Abbas pour en finir avec cette question.

Pour ce qui est des positions de la Grèce, les déclarations de la ministre des Affaires étrangères sont entièrement valables, mot pour mot.

Nous suivons cette politique spécifique vis-à-vis de la Palestine. Notre pays connaît la région et fait tout ce qui en son pouvoir – nous avons une participation active dans le cadre de l’UE et des actions bilatérales que nous entreprenons – pour que le processus de paix progresse dans cette région du Moyen Orient tant éprouvée. Cela dit, la Grèce participe également à la prise de décisions de l’UE.

Ce sont ces positions – que je vous ai brièvement décrites – que la ministre des Affaires étrangères a transmises à M. Abbas. Sur la base de ces déclarations, le Président palestinien a fait ses déclarations. Il s’est spécifiquement référé à la position de la Grèce s’agissant de ce dossier.


M. GILSON : C’est-à-dire – et j’en finirais là – que dans le cadre de l’UE la diplomatie grecque entreprendra-t-elle une initiative afin que l’embargo imposé aux Palestiniens soit levé ou bien elle ne pourra agir que si ces conditions définies par le quartet sont remplies ?


M. G. KOUMOUTSAKOS : La Grèce, d’après ce que j’ai affirmé, fait à chaque fois des propositions bien précises et constructives qui vont dans ce sens.

Je vous ai déjà parlé des propositions faites par la partie grecque au Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’UE. Ce dernier a écouté avec un grand intérêt la communication d’informations faite par la ministre des Affaires étrangères à l’issue de sa récente rencontre avec M. Abbas.


M. SIMEONIDIS :  Monsieur le porte-parole, le ministère des Affaires étrangères craint-il que la Turquie provoque un éventuel incident dans les deux mois à venir ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS: Je pense que nous avons, à maintes reprises, abordé cette question, celle des tensions éventuelles entre les deux pays.

J’ai, à maintes reprises, affirmé que le ministère des Affaires étrangères ne s’inquiète pas de cette question car cela ne relève pas de sa responsabilité. La mission et le travail du ministère des Affaires étrangères est de se préparer pour parer à toute éventualité.

Comme vous le savez, tous les ministères des Affaires étrangères du monde conjecturent sur un grand nombre de questions. Le ministère grec des Affaires étrangères ne fait pas exception à la règle, qui plus est lorsqu’il s’agit des relations gréco-turques.

 

M. KAPOUTSIS : À propos, est-ce que l’OTAN vous a communiqué de nouvelles informations concernant l’île d’Agios Efstratios et la démilitarisation de la région ?


M. G. KOUMOUTSAKOS : La réponse que je vous ai donnée la semaine dernière reste toujours valable.

 

M. KAPOUTSIS : Non la semaine d’avant.

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Oui, cette  réponse-là.

 

M. MELETIS : Attendons-nous toujours la réponse de l’OTAN ? Avons-nous soumis une demande portant sur une nouvelle planification de l’exercice ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Aussitôt que nous aurons des informations précises, nous les transmettrons.

 

M. MELETIS : Une autre question : les Italiens ont-ils demandé une autorisation pour les recherches du navire « Urania » ? Est-ce que la route du navire est la même que celle qui a été soumise ou est-elle différente ?


M. G. KOUMOUTSAKOS: La demande a été révoquée par les autorités turques. Une nouvelle demande a été soumise auprès des autorités grecques. Le Navtex – instructions radio aux personnes en mer – a été émis vendredi, et non pas la Notam comme il a été question dans la presse. Ce vendredi-même, à Ankara, des protestations ont eu lieu concernant le Navtex turc qui a été émis. Telles sont les actions entreprises par le ministère des Affaires étrangères s’agissant à ce sujet.

 

M. MELETIS : Il y a eu un problème concernant ce navire. Un programme de recherches a été soumis portant sur des coordonnées spécifiques. Le navire a soumis une demande auprès des autorités grecques et turques afin d’obtenir une autorisation. Par la suite, il y a eu tout ce tohu-bohu et l’équipe de recherche a soumis une nouvelle demande. S’agit-il de la même demande ou bien d’une demande différente ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS: Je dois le vérifier et revenir sur cette question.

 

M. MELETIS : Pourriez-vous le vérifier s’il vous plaît ? Car si la demande est différente, alors les choses sont tout à fait autres.

 

M. G. KOUMOUTSAKOS: Je vérifierai et je vous répondrai.

 

M. SIMEONIDIS: Une question encore relative à l’île d’Agios Efstratios. Il y a une semaine, Mme Romero, le  porte-parole adjoint de l’OTAN a déclaré à un groupe de journalistes grecs qu’il s’agissait d’un exercice grec avec la participation d’un navire de l’OTAN. Toutefois, l’OTAN a ouvert une enquête sur l’ensemble de cette affaire. Est-ce que vous pensez que cela est contradictoire ? 

 

M. G. KOUMOUTSAKOS: Je vous avoue que je n’ai pas devant moi le texte des déclarations du porte-parole de l’OTAN.  Je ne peux pas contester votre formulation mais comme vous m’avez posé une question sur ce sujet, j’aimerais avoir ce texte devant moi. Par conséquent, je réserve ma réponse.

Pour ce qui est de la nature de cet exercice, comme vous le savez, étant donné qu’un moyen de l’OTAN a été employé, l’exercice n’a pas un caractère purement national.

 

M. BARAKAT: Est-ce que la ministre a entrepris une initiative spécifique qu’elle soumettra à la conférence sur l’Irak ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS: Il ne devrait pas y avoir d’initiative grecque dans le cadre de cette conférence sur l’Irak.

 

Je vous remercie.

 

 





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