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Athènes, le 19 juillet 2007

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Bonjour. Lundi 23 avril, la ministre des Affaires étrangères, Mme Dora Bakoyannis participera au Conseil Affaires générales et Relations extérieures de l’Union européenne qui se tiendra à Bruxelles.

 

Mercredi 25 juillet à 11h30, elle prononcera un discours, comme de coutume, à la cérémonie de prestation de serment des candidats au poste d’attaché d’ambassade de la 16ème promotion de l’académie diplomatique. Le même jour à 13h00, Mme la ministre rencontrera la nouvelle ministre des Affaires étrangères de la République de Chypre, Mme Erato Markoulis, qui se trouvera dans notre pays en visite de travail.

 

En ce qui concerne le Conseil Affaires générales et Relations extérieures de l’Union européenne. Comme je vous l’ai dit, ce Conseil se tiendra à Bruxelles avec la participation de la ministre des Affaires étrangères et du ministre adjoint des Affaires étrangères, M. Yannis Valinakis. Lors des travaux du Conseil, Mme Hübner, Commissaire en charge à la politique régionale présentera le 4ème compte-rendu de la Commission sur la Cohésion. Un rapport qui, pour la première fois, décrit la situation socio-économique et territoriale de l’Europe élargie des 27 Etats membres.

 

En outre, parmi les dossiers abordés au Conseil Affaires générales, il convient de citer les négociations du Doha Round dans le cadre de l’Organisation mondiale du Commerce, la préparation du Sommet Union européenne – Ukraine, qui devrait avoir lieu en septembre, mais aussi les derniers développements au Darfour et la région élargie.

 

Lors du déjeuner de travail, les questions suivantes devraient être abordées : les développements dans les Balkans occidentaux et notamment le Kosovo. Dans ce dossier, nous nous trouvons, comme vous le savez, à un tournant critique. Un autre  dossier abordé : la situation au Moyen-Orient, notamment le Liban et le processus de paix entre Israéliens et Palestiniens. Cette question est tout aussi cruciale que sérieuse.

 

Enfin, en marge des travaux du Conseil aura lieu la cérémonie d'ouverture de la Conférence intergouvernementale sur la question du traité de réforme, en application des décisions prises lors du précédent Conseil européen.

 

Le lendemain, à savoir le mardi 24 juillet se tiendra le 4ème Sommet du Conseil de Stabilisation et d’Association Union européenne – Ancienne République yougoslave de Macédoine. Lors de cette rencontre sera présentée la position commune y relative de l’Union européenne, qui, comme vous le savez, a été adoptée récemment par le Conseil au niveau des représentations permanentes.

 

Il est très probable que soient également abordées les développements en Iran et que la Grande Bretagne procède à la présentation de l’affaire Litvinenko.

…………………….

 

Mercredi 25 juillet à 11h30 aura lieu au ministère des Affaires étrangères la cérémonie de prestation de serment des candidats au poste d’attaché d’ambassade de la 16ème promotion de l’académie diplomatique. La remise des diplômes aux 21 futurs diplomates sera effectuée par le Président de la République, M. Karolos Papoulias. Comme de coutume, cette cérémonie sera suivie d'une réception.

…………………….

 

En ce qui concerne les activités du ministre adjoint des Affaires étrangères, M. Yannis Valinakis. Aujourd’hui, M. Valinakis recevra dans son bureau le directeur politique du ministère des Affaires étrangères de la République chypriote, M. Evripidis Stylianidis, qui se trouve à Athènes dans le cadre de pourparlers avec son homologue grec.

 

Lundi 23 décembre, il se trouvera à Bruxelles en vue de participer au Conseil Affaires générales. Le même jour, M. Valinakis, qui représentera notre pays, participera à l’ouverture des travaux de la conférence intergouvernementale, qui se tiendra à Bruxelles, en présence du Président de la Commission européenne, M. Barroso.

 

En ce qui concerne l’agenda du ministre adjoint des Affaires étrangères, M. Stylianidis. Lundi 23 juillet, il accompagnera le Premier ministre Kostas Karamanlis à Sarajevo. Ce dernier inaugurera, aux côtés de son homologue bosniaque, le bâtiment de l'amitié Grèce - Bosnie-Herzégovine. Ce projet, qui compte parmi les plus importants ouvrages publics du Plan grec de Reconstruction économique des Balkans (ESOAB), a un budget de 16,8 millions €. La Grèce y participe à hauteur de 13,5 millions €, soit 80,4% du coût total. Je tiens à rappeler que le bâtiment situé au centre de Sarajevo abritera les  services gouvernementaux de Bosnie-Herzégovine. Dans le cadre de cette visite, M. Stylianidis et son homologue bosniaque signeront l’Accord de coopération économique et technologique de non double imposition.

 

Mercredi 25 juillet, il recevra au ministère des Affaires étrangères l’ambassadeur de Géorgie, M. Zviad Chumburidze; le principal objet de la rencontre sera la préparation de la visite du président géorgien en Grèce. Le même jour à 11h00, M. Stylianidis recevra au ministère des Affaires étrangères Mme Barbara Hope, ancienne ministre adjoint de la Défense des Etats-Unis, ainsi que 10 étudiants d’origine grecque de l’Université de Harvard.

 

Pour ce qui est du programme du ministre adjoint des Affaires étrangères, M. Kassimis. Mercredi 25 juillet à 08h00, M. Kassimis proclamera l’ouverture du 2ème congrès mondial des Laconiens de l’étranger, qui se tiendra à Sparte du 25 au 29 juillet.

 

Vos questions s’il vous plait.

 

…………………….

 

Μ. POLATOS : Monsieur le porte-parole, une clarification : est-ce que dans le cadre du Conseil « Affaires générales », la ministre des Affaires étrangères, la diplomatie grecque soulèvera la question des persécutions du Patriarcat œcuménique par le autorités turques ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS: Comme vous le savez, les questions auxquelles le Patriarcat est confronté et qui concernent son fonctionnement ainsi que la contestation de son caractère œcuménique présentent un intérêt spécial pour la Grèce. Toutefois ce sont des questions qui, mise à part leur dimension européenne, sont également internationales.

 

Sachant que nous restons fermes sur notre position et en raison des incidents et des actions survenus récemment et qui suscitent à juste titre de sérieuses inquiétudes quant à la position adoptée vis-à-vis du Patriarcat œcuménique, la ministre des Affaires étrangères a d’ores et déjà adressé une lettre au commissaire en charge de l’élargissement, M. Rehn dans laquelle elle se réfère à une évaluation de la situation et informe le commissaire sur les évènements y relatifs survenus récemment.

 

En outre, la Grèce a informé ses partenaires que la ministre des Affaires étrangères entend informer ses homologues de l’Union européenne à ce sujet au cours du déjeuner du Conseil « Affaires générales » de lundi.

 

En outre, j’aimerais ajouter que des instructions ont été données à nos autorités diplomatiques de l’étranger afin que ces dernières informent les gouvernements de leurs pays d’accréditation.

 

M. GOGAS : Est-ce qu’Athènes est satisfaite de la position commune adoptée par les 27 et qui sera présentée mardi à l’Ancienne République yougoslave de Macédoine ? Par ailleurs, considère-t-on que cette position commune vient équilibrer ou au contraire révoquer la résolution précédente du parlement européen ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Je commencerais par votre première question concernant la position commune de l'Union européenne qui sera présentée mardi. Comme vous pouvez l’imaginer, ce texte revêt une importance particulière, car il a  été adopté par les 27 Etats membres, 27 gouvernements, au niveau donc du Conseil des ministres. Par conséquent, il représente la position commune de l’Union européenne.

 

Les positions communes constituent toujours un des principaux textes de référence pour le parcours des relations des pays intéressés et candidats à l’adhésion à l’UE. Il en va de même pour l’Ancienne République yougoslave de Macédoine.

 

J’aimerais me référer, à titre indicatif, à deux trois points du texte qui permettent de fonder notre problématique quant à aux questions demeurées en suspens concernant le pays voisin.

 

Dans le texte introductif du rapport commun, le Conseil demande à l’Ancienne République yougoslave de Macédoine d’appliquer les priorités énoncées dans le Partenariat. J’aimerais à ce stade rappeler que parmi les priorités à long terme évoquées dans le Partenariat, il y a l’obligation du pays voisin d’intensifier ses efforts en vue de parvenir à une solution mutuellement acceptable sur la question du nom.

 

Aussi, pour la première fois cette année, dans un texte similaire, il est fait référence à « l’encouragement de l'Ancienne République yougoslave de Macédoine afin qu’elle conserve des relations de bon voisinage et s’engage à coopérer durablement avec tous ses voisins, renonçant ainsi aux actions qui pourraient avoir un impact négatif sur les relations de bon voisinage ».

 

Une autre référence : pour la première fois, l’Union européenne demande clairement à l’Ancienne République yougoslave de Macédoine de renoncer à des actions qui pourraient avoir un impact négatif sur les relations de bon voisinage. Il s'agit d’une référence qui est particulièrement importante.

 

Enfin, il convient de souligner le paragraphe relatif aux relations de bon voisinage et de coopération régionale, selon lequel «le gouvernement de Skopje est vivement encouragé à consentir de nouveaux efforts en vue de trouver une solution mutuellement acceptable à la question du nom avec la Grèce, sous l’égide de l’Organisation des Nations Unies, contribuant ainsi à la coopération régionale et aux relations de bon voisinage ».

 

Comme vous le comprenez, ce texte revêt une importance particulière.

 

Vous m’avez également demandé dans quelle mesure il y a corrélation, si ce texte annule ou pas la résolution du Parlement européen. 

 

J’insisterais sur le fait que les deux textes sont totalement dissociables. La résolution adoptée par le Parlement européen n’est pas un texte juridique, il n’a pas le caractère contraignant d’un texte juridique.

 

Il s’agit d’une résolution du Parlement européen. Je n’entends pas en cela réduire son importance, mais j’avais dit, la fois précédente, que si l’on considère le point de départ de ce texte et son point d’arrivée, nous avons toutes les raisons de penser – ce que nous avons eu le courage d’affirmer en public – que l’évolution était positive.

 

Comme je vous l’ai dit, je fais une distinction totale entre le texte de la Résolution et le texte de la position commune, qui est un texte adopté au niveau du Conseil des ministres, à savoir l’institution chargée de la prise de décisions au sein de l’Union européenne.

 

Je reviens à cette résolution qui avait été critiquée. Il avait par exemple été dit qu’elle faisait référence au fait que la question du nom ne pouvait constituer une entrave au parcours européen, à l'adhésion du pays voisin.

 

Je rappelle que cette référence existait dans un rapport précédent, le rapport Brok et précisément au paragraphe  43 al. 2. Par ailleurs, j’aimerais rappeler que la grande majorité des eurodéputés grecs avaient votés en faveur du rapport Brok en mars 2006. Et quand je dis majorité, j’entends les deux grands partis au moins.

 

M. KAPOUTSIS : (hors micro) … les eurodéputés de la Nouvelle Démocratie signent …

 

M. KOUMOUTSAKOS : Vous connaissez bien les faits, mais il y a eu une dimension qui n’est pas connue quant à la critique qui a été exercée contre le rapport Meijer.

 

M. POLLATOS: (hors micro) Si je ne m’abuse, vous tentez, à ce stade, de faire une référence à la question du nom, en disant que le fait que cela ait été approuvé à l’unanimité par les eurodéputés de la Nouvelle démocratie ne constitue pas un obstacle, puisque dans le passé une référence similaire avait été approuvée par les eurodéputés du PASOK. Votre objectif est évident certes, et je voulais simplement vous demander si le ministère des Affaires étrangères est d’accord avec la formulation qui figure dans le rapport récent du parlement européen, à savoir que la question du nom de l’Ancienne République yougoslave de Macédoine ne peut constituer une entrave au parcours européen du pays.

M. G. KOUMOUTSAKOS : Le ministère des Affaires étrangères prend position sur les textes qui relèvent de sa responsabilité. Ce texte constitue la position commune qui sera présentée mardi.

 

Le ministère des Affaires étrangères s’est borné à qualifier cette évolution de positive, et dire qu’un texte qui, initialement avait été adopté par un Comité puissant du Parlement européen et qui a été trop négatif, quand il a finalement été adopté par la session plenière du Parlement européen, était clairement plus positif par rapport à sa première version.

 

M. POLLATOS : Si vous me le permettez, je voudrais poursuivre mon raisonnement : je pense – et cela est mon avis personnel – que vous outrepassez vos responsabilités lorsque vous dites que les eurodéputés du PASOK avaient voté en faveur d’une référence similaire et que de ce fait ils n’ont pas le droit de parler. Telle est donc ma question : est-ce que le ministère des Affaires étrangères est d’accord que la question du nom ne peut être une entrave au parcours européen de l’Ancienne République yougoslave de Macédoine ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Premièrement, pour ce qui est de la position commune, comme vous le comprenez, tout ce qui est inclut dans cette position commune est proche des positions grecques. Deuxièmement, notre position sur cette question a, à maintes reprises, été présentée. Nous avons affirmé que l’Accord intermédiaire ne peut être valable de manière fragmentée. Une référence précise ne peut engager seulement la Grèce et les autres références ne peuvent pas ne pas engager l’autre partie contractante. Par exemple, le paragraphe 7 sur l’irrédentisme, etc.

 

La Grèce laisse toutes les possibilités ouvertes. Cela a été à maintes reprises affirmé.

 

Pour ce qui est de votre commentaire personnel, je ne suis pas du tout d’accord avec vous. Comme vous le savez, j’ai fait très attention et je fais très attention à ce que mon rôle se borne, à travers mes déclarations et prises de position, à ne représenter que le ministère des Affaires étrangères.

 

Je me suis référé à un fait sans faire de jugements d’évaluation. Je ne suis le représenant d’aucun eurodéputé.

 

Je me suis référé exclusivement à un fait, car il la confusion règne quant à l’essentiel. Il y avait cette impression que cela avait été mentionné pour la première fois dans un rapport du Parlement européen, alors que ce n’est pas la première fois.

 

Je me suis donc référé à cela, en disant que ce n’est pas la première fois que cela arrive, il y avait également eu une référence dans le rapport Brok.

 

Mme PELONI : Je voudrais revenir sur la question du Patriarcat. Ma question est la suivante : Premièrement, une démarche sera-t-elle faite auprès des autorités turques et deuxièmement quel est le contenu de la lettre de la ministre à M. Rehn ? Vous avez dit que cette lettre contenait une évaluation des événements ainsi que des informations y relatives. Est-ce que cette lettre se réfère à la non-conformité de cette attitude aux critères de Copenhague et aux efforts consentis par la Turquie ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Je ne peux, à l’heure actuelle, me référer au contenu de cette lettre et entrer dans les détails que vous demandez. Je pense avoir fait une description claire des actions entreprises par le gouvernement grec étant donné que cette question est plus globale, qu’elle n’est pas une question gréco-turque ; c’est une  question qui concerne l’Europe et la communauté internationale. Mais dans un même temps, cette question revêt un intérêt particulier pour la Grèce. En application de cette position, la Grèce entreprend les initiatives auxquelles je me suis référé.

 

JOURNALISTE : Je voudrais revenir sur la question relative à la résolution du Parlement européen. Est-ce que le ministère des Affaires étrangères pense que cette résolution facilite ou au contraire sape les positions grecques et les arguments relatifs à l’adhésion de l’ARYM à l’UE ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Pour ce qui est de la question de la résolution, nous avons présenté notre position de manière détaillée lors de notre rencontre précédente. Cela dit, j’aimerais souligner que le champ d’action du ministère des Affaires étrangères dans le cadre de ses responsabilités, est axé sur le Conseil qui est l’organe décisif et qui à travers ses décisions détermine le parcours d’adhésion des pays désireux d’adhérer à l’UE ou des pays candidats à l’adhésion.

 

JOURNALISTE : Donc, cette résolution constitue-t-elle un précédent négatif ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Quiconque peut juger du caractère négatif ou non du texte, il peut le faire puisque le contenu d’un autre texte, à savoir le texte de la Position commune, a été rendu public. Je me réfère au  texte de la Position commune de l’Union européenne sur le parcours d’adhésion de l’Ancienne République Yougoslave de Macédoine. Je ne ferai pas la comparaison entre les deux textes. Si vous voulez, vous pouvez le faire dans le cadre de votre mission de journaliste.

Mme FRISSA : Je voudrais vous poser une question, qui ne concerne pas directement le ministère des Affaires étrangères, à savoir la visite de Mme Merkel demain. Est-ce que Mme Bakoyannis recevra Mme Merkel et avons-nous des informations sur l’ordre du jour de ses consultations ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Oui.

 

Mme FRISSA : Et  l’ordre du jour ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : L’ordre du jour ? Vous savez très bien que je respecte à la lettre les règles : quand il s’agit des visites et des rencontres du Premier ministre, tous les points de presse sont faits par le Bureau de presse du Premier ministre et par le porte-parole du gouvernement.

 

M. GILSON : Vous avez dit que lors du Conseil « Affaires générales » qui se tiendra lundi, l’affaire Litvinenko sera abordée.

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Oui.

 

M. GILSON : Cette affaire a provoqué une véritable guerre diplomatique entre la Russie et la Grande Bretagne. Est-ce que cette guerre diplomatique implique des dangers pour les relations entre l’Union européenne et la Russie et quel est le rôle de l’Union européenne dans ce différend ?

 

M.G. KOUMOUTSAKOS : J’aurais pu répondre à toutes vos questions si notre rencontre avait eu lieu mardi après le déjeuner des ministres des Affaires étrangères et une communication d’informations complète sur cette affaire de la part de la Grande Bretagne. Sans cette communication d’information, je ne peux pas faire des évaluations.

 

M. GILSON : Mais la Grèce et pratiquement tous les pays de l’Union européenne entretiennent des relations très étroites avec la Russie dans le domaine énergétique. Ces relations sont certes très importantes pour tous les pays, y compris la Grèce. Peut-on donc supposer que le ministère grec des Affaires étrangères a des intérêts dans cette affaire et une opinion bien précise, ou doit-on plutôt attendre ce que diront les autres pour savoir quels sont nos intérêts ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Nous savons très bien quels sont nos intérêts. Vous le savez. Par ailleurs, cela ressort des actions précises qui ont été entreprises, notamment dans ce domaine critique auquel vous vous être référés, à savoir le domaine énergétique.

 

Cela dit, un événement est en train de se dérouler et nous suivons l’affaire de près car cela pourrait éventuellement prendre des dimensions pareilles à celles dont vous avez parlé. Toutefois, notre position définitive sera prise- ce que font, à mon sens, tous les gouvernements et les Etats responsables- après avoir des informations complètes fournies par les parties directement impliquées. La Grande Bretagne a l’intention de fournir des informations sur cette affaire lors du prochain Conseil « Affaires générales » qui se tiendra lundi.

 

M. KAPOUTSIS : Je voudrais revenir sur la question de Skopje. Ma question est la suivante : Finalement, le nom, le nom international du pays voisin, de l’Ancienne République Yougoslave de Macédoine, constitue-t-il une entrave à l’adhésion de ce pays à l’Union européenne ou à l’OTAN ? Est-ce que ce pays peut adhérer à l’OTAN et à l’Union européenne sous ce nom ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Vous revenez, d’une manière différente, sur une question dont les éléments sont bien connus. Je peux répondre à votre question sans problème. Toutefois, vous revenez sur une discussion dont tous les paramètres sont connus, s’agissant de la position de la Grèce.

Comme vous le savez, un processus est en cours pour résoudre cette question d’une manière mutuellement acceptable dans le cadre de l’Organisation des Nations Unies. Ce processus se poursuit, la Grèce y participe d’une manière constructive.

 

Et la question du nom, comme vous le savez, est liée à d’autres questions. Il ne s’agit pas d’une question isolée. C’est pourquoi, notamment au cours de la dernière période, nous avons à maintes reprises souligné que la décision de la Grèce sera le résultat d’un jugement global axé sur certains critères.

 

Nous en avons déjà parlé. C’est la participation constructive du pays voisin au processus visant à parvenir à une solution mutuellement acceptable, les actions ou les positions qui se basent sur une logique irrédentiste ainsi que  toutes les positions et critères- qui ont été déjà soumis à la table des négociations par l’OTAN- dont les relations de bon voisinage revêtent une importance particulière. En outre, les progrès réalisés pour ce qui est de l’Etat de droit, du fonctionnement sans heurts de la justice, l’application de l’accord d’Ohrid, etc.

 

Par conséquent, cela est également indicatif de la manière dont nous envisageons cette question. Le nom n’est pas une question examinée en laboratoire. Il existent bien d’autres actions en rapport à cela qui sont en cours.

M. SPIROPOULOS : Pourriez-vous nous donner plus d’informations sur la rencontre entre la ministre des Affaires étrangères, Mme Bakoyannis et la ministre chypriote des Affaires étrangères et sur les questions qui seront abordées ?

M. G. KOUMOUTSAKOS : Comme vous le comprenez, il s’agit d’une rencontre de connaissance qui, bien entendu donnera l’occasion aux deux ministres de faire un tour d’horizon de la situation et de discuter des évolutions, notamment de la question chypriote. Je n’ai rien d’autre à ajouter.

Mme KOLLIOPOULOU : Je voudrais tout simplement vous demander quel est la date de la visite du Président de Georgie.

M. G. KOUMOUTSAKOS : Dès que j’aurais des informations y relatives, je vous les transmettrai.

Merci.

 




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