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                                                                                                                                                                                    Athènes, le 21 août 2006

 

M. KOUMOUTSAKOS : Bonjour.

 

Comme vous le savez, il y a quelques jours le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté la résolution 1701 qui est très importante pour la stabilité et la paix au Moyen-Orient.

 

Cette résolution constitue un premier pas vers le rétablissement de la stabilité et de la paix. Les efforts nécessaires pour la pleine application de la résolution et le respect de la trêve qui a été convenue sont d’une importance majeure.

 

Cette trêve demeure fragile. C’est pourquoi, le stade actuel ainsi que le suivant est extrêmement critique. C’est un stade critique en terme d’efforts diplomatiques qui doivent être déployés en vue de l’application de la résolution 1701.

 

Cela dit, la Grèce assurera à partir du 1er septembre la présidence du Conseil de sécurité des Nations Unies.

 

C’est la raison pour laquelle Mme Bakoyannis a décidé d’effectuer des visites dans les pays de la région en commençant par la République de Chypre, plus précisément Nicosie, en raison du rôle important qu’a joué ce pays dès les premiers jours et heures de la crise au Liban.

 

La contribution de la République chypriote était d’une importance majeure, puisqu’elle a répondu très rapidement et de manière efficace aussi bien à la demande de rapatriement des personnes désireuses de quitter le Liban, qu’aux besoins relatifs à l’acheminement de l’aide humanitaire.

 

La ministre visitera également Beyrouth, Tel Aviv, Jérusalem ainsi que la capitale de Jordanie, Amman.

 

La ministre des Affaires étrangères rencontrera les dirigeants politiques de ces trois pays. En outre, elle rencontrera le Président de l’Autorité palestinienne, M. Abbas. Cette rencontre aura lieu à Amman étant donné que ces jours-ci a lieu la réunion du Comité central du Fatah.

 

En ce qui concerne la partie grecque, les axes principaux de cette rencontre sur lesquels reposent les positions qui seront présentées par la ministre des Affaires étrangères sont les suivants :

 

- La première priorité est le respect de la trêve. Il est d’une importance capitale que l’aide humanitaire accordée par la communauté internationale parvienne aux personnes qui en ont besoin par le biais du respect de la trêve.

 

- Cela dit, l’accent sera mis sur le respect par toutes les parties de la résolution récente du Conseil de sécurité, afin que celle-ci soit pleinement appliquée.

 

-  Un autre point de référence pour la Grèce est la protection et le renforcement du gouvernement libanais. Seul un gouvernement libanais puissant pourra renforcer les efforts diplomatiques déployés en faveur de la stabilité et de la paix.

 

- La prise en considération des inquiétudes d’Israël quant à sa sécurité.

 

 

- En outre, un élément important de la position grecque porte sur la conviction que la paix durable et permanente ne peut être assurée que par le règlement de la question palestinienne.

 

- Enfin, notre position quant à cette question est qu’un effort diplomatique global est nécessaire. Un effort global déployé par toutes les parties concernées.

 

Dans le passé, nous avons à plusieurs reprises rappelé et souligné que cette attitude en faveur des exclusions ne doit pas être maintenue. Tous ceux qui peuvent contribuer de manière essentielle aux efforts déployés visant à la stabilité et à la paix dans la région, doivent pouvoir y participer.

 

Tel est le cadre politique de la rencontre que la ministre des Affaires étrangères effectuera à partir de demain, mardi, dans la région du Moyen-Orient, visite qui durera jusqu’à vendredi.

 

Vous serez informés du programme détaillé de la ministre dès que celui-ci sera définitif.


Cela dit, concernant les autres communiqués :


Le ministre adjoint des Affaires étrangères, M. Kassimis est en Chypre afin d’assister aux travaux de la Présidence du Conseil des Grecs de l’étranger (SAE) qui se tiennent aujourd’hui et demain à Nicosie, en vue des Assemblées régionales des nouvelles régions qui déboucheront sur l’Assemblée ordinaire du SAE au cours des premiers jours de décembre prochain.

 

Lors d’une manifestation spéciale qui se tiendra à Nicosie, M. Kassimis honorera au nom du gouvernement grec l’ex-ministre chypriote des Affaires étrangères, M. Georgios Iakovou pour sa longue contribution en faveur des Grecs de l’étranger. En outre, cet après-midi une rencontre est prévue entre M. Kassimis et le ministre des Affaires étrangères de Chypre, M. Lillikas.

 

M. Kassimis effectuera un déplacement en Australie du 28 août au 8 septembre dans le cadre de ses fonctions.

 

Vos question s’il vous plait.

 

JOURNALISTE : Vous avez dit qu’un effort global et une large participation sont nécessaires. Vous avez dit littéralement qu’on doit mettre fin à l’attitude des exclusions et que ceux qui peuvent y contribuer doivent le faire.

 

M. KOUMOUTSAKOS:  Ils doivent pouvoir le faire.

 

 

JOURNALISTE: Evidemment. Donc, cette position est-elle la position de la Grèce à l’égard de la demande d’Israël, à savoir que la participation à la force de maintien de la paix des pays n’ayant pas des relations diplomatiques avec Israël est exclue ?

 

 

M. KOUMOUTSAKOS: Permettez-moi de clarifier un peu les choses.

 

Cette référence concerne les efforts diplomatiques. Je ne me suis pas  référé à  la composition de la force multinationale qui renforcera l’UNIFIL. La position ferme de la Grèce est que tous ceux qui peuvent aider doivent pouvoir participer aux efforts diplomatiques déployés.

 

C’est à cela que je me suis référé et non à la force. Et mes propos ne constituent pas une réponse aux déclarations et aux positions du gouvernement israélien.

 

Telle est la position qui a également été présentée dans le passé et que nous continuons à soutenir.

 

JOURNALISTE:  Après avoir pris note de ces clarifications, j’ai deux simples questions à vous poser : La première question : Pourquoi Damas n’est–t-elle pas incluse au programme ? La Syrie est la clé de toutes les évolutions dans la région, c’est l’avis partagé par tout le monde. Et deuxièmement, le gouvernement grec ou plutôt le ministère des Affaires étrangères ont-ils décidé de proposer aux organes compétents du gouvernement - et je fais attention aux mots que j’utilise - que nous devons participer et que nous participerons à la force de maintien de la paix qui est en train de se former ?

 

M. KOUMOUTSAKOS:  En ce qui concerne la première question : Il est inutile de rappeler que la ministre des Affaires étrangères il y a dix jours environ, a reçu au ministère des Affaires étrangères l’envoyé spécial du gouvernement syrien, le ministre syrien de l’Information, Dr Mohsen Bilal et tous les deux ont eu une discussion approfondie sur les évolutions dans la région. Je voudrais juste le rappeler.

 

Cela dit, l’accent doit être mis sur les parties directement impliquées qui sont appelées à appliquer la résolution. Cela est très important et constitue le point de référence principal des positions qui seront présentées par la ministre des Affaires étrangères lors de ces rencontres.

 

Actuellement et étant donné qu’une discussion approfondie a eu lieu sur les évolutions dans la région avec l’envoyé spécial du gouvernement syrien, ce n’est pas le moment opportun pour que Damas participe à ce voyage.

 

En ce qui concerne la deuxième question : Comme vous le savez, toute une série de points n’ont pas encore été définis, tout comme la forme qu’aura cette force, comme par exemple son mode de fonctionnement, les dits « terms of reference » (les termes de référence), la structure opérationnelle détaillée et les règles de participation. Par conséquent, de nombreux éléments sont au stade de l’élaboration.

 

Le Conseil de sécurité a déjà reçu un bref rapport concernant cette force soumis par le Secrétaire général. Il s’agit d’un rapport général portant sur la forme de cette force internationale, cela dit les discussions avancent. C’est tout concernant la composition et la forme de la force.

 

Cela dit, nous avons fait part à plusieurs reprises de notre intention de contribuer aux efforts de la communauté internationale en faveur de la paix stable et durable dans la région.

 

C’est sous cet angle que nous examinons une éventuelle participation à cette force. 

 

Je dois vous dire que, bien que l’examen et l’évaluation de la forme opérationnelle de la force se poursuivent, la Grèce s’oriente - et je le souligne - vers une contribution qui comprendra principalement une  frégate de la marine de guerre, un hélicoptère, une équipe spécialisée d’hommes-grenouilles ainsi que des cadres qui contribueront au fonctionnement du centre des opérations dans le cadre de cette mission.

 

Je souligne encore une fois que la Grèce s’oriente dans cette direction. Dans tous les cas, la prise de décision incombe au gouvernement.

 

JOURNALISTE:   Monsieur le porte-parole, est-ce que la ministre des Affaires étrangères, avant son départ, aura une communication téléphonique avec son homologue américaine ou avec un de ses homologues européens ? Et ma deuxième question : comment le gouvernement grec explique-t-il ce scepticisme des Européens quant au déploiement de leurs propres forces ainsi qu’au revers d’attitude  du gouvernement français. Merci.

 

M. KOUMOUTSAKOS: En ce qui concerne votre deuxième question : Il est évident que je ne peux pas évaluer ni commenter les réactions des autres Etats et de plus ce n’est pas là mon intention.

 

Comme je vous l’ai déjà dit, nous sommes au stade de l’élaboration de la composition et de la  forme de cette force. Par conséquent, il est normal que les gouvernements qui ont l’intention ou examinent l’éventualité de contribuer à cette force, attendent les résultats des discussions sur sa forme opérationnelle définitive. C’est tout concernant le stade dans lequel nous trouvons actuellement.

 

En ce qui concerne la première question : D’après ce que je sais, le programme de la ministre des Affaires étrangères ne comprend pas de communication téléphonique de ce genre, ni d’autres communications téléphoniques. Néanmoins, je dois vous dire que la communication téléphonique entre la ministre et ses homologues européens constitue une pratique habituelle et par conséquent je ne peux pas l’exclure.

 

JOURNALISTE: (parle hors micro)

 

M. KOUMOUTSAKOS: Je peux seulement vous dire que le Secrétaire général, dans son récent rapport sur le déploiement de la force multinationale, indique que la volonté et l’intention des Nations Unies est que cette force soit opérationnelle dans un délai de 90 jours.

 

Cela dit, ce que je peux ajouter concernant votre question - bien que j’y répondrais pas complètement, mais telles sont les informations que j’ai actuellement à mon disposition- est que d’ici à la fin de cette semaine, le Comité de protection et de sécurité civile de l’Union européenne sera réuni afin d’aborder la question de la contribution européenne à cette force.

 

JOURNALISTE: Monsieur le porte-parole comment commentez-vous l’attaque lancée par les F-16  israéliens au sud du Liban ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS: Vous savez qu'il y a une déclaration du Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies, M. Annan et je m'en tiendrais à cette déclaration.

 

JOURNALISTE: Lors de la visite de Mme la ministre à Chypre, rencontrera-t-elle le Président de la République de Chypre, M. Papadopoulos? Si oui, outre les développements au Moyen-Orient, la question chypriote figurera-t-elle parmi les dossiers abordés ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS: Oui, la question chypriote fera l'objet de discussions. A ce stade, je vous renvoie à une ancienne déclaration de la ministre des Affaires étrangères, qui a eu lieu après la récente visite de M. Papadopoulos à Athènes, à savoir que vers la fin de l’été l’évolution de la question chypriote d'une part et le parcours européen de la Turquie d’autre part seront abordés avec les dirigeants chypriotes.

 

De ce fait, je peux vous affirmer que la question chypriote fera l'objet de discussions lors de la rencontre entre Mme la ministre et le Président de la République de Chypre.

 

JOURNALISTE: Selon des articles publiés hier dans le journal «Phileleftheros», le gouvernement grec a soumis un mémorandum à la Commission, dans lequel la question des violations est entre autres mentionnée. Un tel mémorandum a-t-il en effet été soumis? Et de quoi est-il encore question dans ce mémorandum ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS: A ce stade, je rappellerais tout simplement la pratique : lorsque la Commission prépare des rapports de suivi, non seulement pour la Turquie, mais aussi pour d’autres pays, des contributions ou pensées qui sont exprimées par les Etats membres quant au texte du rapport.

 

Telle est la pratique. Et c’est bien entendu dans ce contexte là que le ministère grec des Affaires étrangères agit. J’en resterais là. Je ne me réfèrerais pas à la substance des articles qui sont publiés.

 

JOURNALISTE: A supposer que les parties directement impliquées, à savoir le Hezbollah et Israël, acceptent la résolution du Conseil de sécurité avec certaines réserves, à savoir le Hezbollah refuse le désarmement et Israël conserve son droit à l’autodéfense, la ministre des Affaires étrangères a-t-elle l’intention de demander certaines garanties? 

 

M. G. KOUMOUTSAKOS: Je m'en tiendrais à mes propos du début : ce qui importe est que la résolution 1701 soit pleinement appliquée et à l'heure actuelle la trêve présente les caractéristiques d’une trêve fragile. C’est dans ce contexte que Mme la ministre effectuera ce voyage. Précisément pour contribuer à l'effort et que la trêve devienne stable et bien sûr pour encourager toutes les parties à pleinement appliquer la résolution 1701.

 

JOURNALISTE: Dans le cadre de la rencontre européenne qui aura lieu sur le Liban, est-il raisonnable pour nous de supposer que la Grèce demandera à avoir des précisions sur ce que vous avez dit tout à l’heure, à savoir les caractéristiques de la force, sa structure opérationnelle, etc., ou bien est-ce que la Grèce demandera autre chose lors de cette rencontre ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS: Ce sont les principales caractéristiques. D’autres positions dépendront de ces caractéristiques. Non seulement la Grèce, mais aussi tous les pays qui souhaitent, envisagent et examinent l’éventualité d’apporter leur contribution, sont préoccupés par ces questions. Et ces questions seront soulevées. Il est logique qu’elles soient soulevées. Je n’ai rien de plus à ajouter.

 

JOURNALISTE: Récemment, le président Bush a déclaré que la résolution 1701 était celle qui avait mis un terme à l’occupation du Liban par la Syrie. La Grèce partage-t-elle cette opinion ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS: L’importance que la Grèce accorde à cette résolution ressort manifestement de ma prise de position initiale, dans laquelle j’ai décrit le cadre politique de la visite imminente de Mme la ministre dans la région. Cette résolution ne désigne ni vainqueurs, ni vaincus dans un conflit que nous avons, de toutes les façons, qualifié maintes fois d'absurde et d’inhumain. Il s'agit d’un effort important consenti par la communauté internationale pour parvenir à une paix durable dans la région. La question du Liban constitue certes le point de départ. J’ai par ailleurs exprimé la position grecque : une paix durable et absolue dans la région n’est guère possible si des efforts ne sont pas en même temps consentis pour régler la question palestinienne. Cet élément crucial a été évoqué par la ministre grecque des Affaires étrangères dans son intervention devant le Conseil de sécurité, lors des discussions portant sur l'approbation du projet de résolution 1701.


Nous aurons la possibilité d’entrer dans de plus amples détails à l’issue de la visite.

 

JOURNALISTE: Vous avez dit que le gouvernement grec examine l’éventualité de participer à la force de stabilisation et de pacification dans la région du Moyen-Orient.  J’aimerais que vous nous disiez de quoi dépendra le déploiement d’une force terrestre au Liban - vous avez décrit le cadre général – et si vous n’en discutez pas ou ne l'envisagez pas, pouvez-vous nous dire si une telle éventualité est exclue ou si un calendrier différent devra être arrêté. Une deuxième question : dans le cadre de la discussion à l’Union européenne, est-ce que notre pays envisage l’éventualité de participer à la force qui sera éventuellement déployée, avec les capacités dont il a dit disposer dans les «battle groups» européens ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS: J’aimerais clarifier un point. La discussion qui a lieu à l’Union européenne n’est pas indépendante de la discussion plus générale qui a été engagée au Conseil de sécurité et qui porte sur la constitution d'une force. La session imminente du Comité politique et de sécurité constitue une consultation supplémentaire qui a lieu dans le cadre de l'Union européenne. Car il est clair que cette force – sur la base des informations qui sont rendues publiques à l'heure actuelle - revêtira une dimension européenne importante et substantielle.

 

Pour ce qui est de votre première question. Ce sont les institutions gouvernementales compétentes qui seront chargées de l’élaboration, de l’évaluation et en définitive de la prise de décision.

 

Mais pour ne pas qu’il y ait de malentendu à ce sujet. Ce que j’ai d'ores et déjà mentionné montre que notre pays n'a aucunement l'intention, ni ne songe à déployer une force terrestre. L’accent est mis sur ce que je vous ai mentionné.

 

JOURNALISTE: Savez-vous si Ankara s’est réservée des régions au nord de l’Egée, en informant le Service de l’aviation civile (YPA) qu’elle allait effectuer des exercices dans le courant de l'été dans la région de Limnos?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS: Je ne suis pas au courant d’une telle chose. Laissez-moi le regarder et y revenir.

 

JOURNALISTE: Monsieur le porte-parole, c’est la troisième ou la quatrième fois ces derniers mois que nous pouvons lire des articles selon lesquels des documents sont trouvés dans les poubelles du ministère des Affaires étrangères, que ce soit des documents internes, ou encore des documents provenant du bureau de M. Valinakis, qui révèlent la mise en place d'un réseau politique visant à servir des intérêts personnels.  Le ministère des affaires étrangères a-t-il des commentaires à faire à ce sujet et au sujet des articles publiés ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS: En ce qui concerne les fuites ou la soustraction de documents du ministère des affaires étrangères, il existe d'ores et déjà une pratique claire. A l’initiative de la ministre des Affaires étrangères, une procédure judiciaire a été ouverte et en même temps une procédure administrative au sein du ministère des affaires étrangères.

 

C’est cette pratique qui est et sera suivie pour toutes les affaires présentant des caractéristiques pour le moins curieuses. Voilà, pour ce qui du côté plus général de la question.

 

Pour être plus spécifique,  j’aimerais vous dire – et je pense que vous le comprenez bien – que cette affaire n’est pas de ma compétence. Et je n’ai aucunement l’intention de commenter le contenu de ces articles.

 

JOURNALISTE: Ce que vous dîtes dans la première partie de votre réponse quand vous parlez de manière générale, signifie-t-il qu'il y aura une procédure administrative pour les documents qui ont été rendus publics avant-hier?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS: En ce qui concerne les fuites ou la soustraction de documents du ministère des affaires étrangères, une pratique bien précise est désormais suivie : les actions nécessaires sont engagées auprès de la justice hellénique et les actions administratives qui s’imposent sont menées.

 

JOURNALISTE: (parle hors micro)

 

M. G. KOUMOUTSAKOS: J’estime vous avoir répondu. J’ai parlé de documents du ministère des affaires étrangères.

 

JOURNALISTE: Savez-vous dès maintenant qui rencontrera Mme Bakoyannis au Liban ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS: Au Liban, elle aura des rencontres avec le Premier ministre et le Président du Parlement, avec le ministre des Affaires étrangères et très probablement avec le ministre de la Culture qui a en réalité représenté le gouvernement du Liban lors de la récente discussion au Conseil de sécurité.

 

JOURNALISTE: Et que veut-elle entendre des hauts représentants libanais ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS: Il n’est pas question de vouloir entendre quelque chose. Je vous ai dit quelles étaient nos priorités principales. Nos priorités sont la pleine application de la résolution et une trêve durable qui soit respectée par tous.

 

JOURNALISTE: La poursuite des bombardements israéliens au Liban fera-t-il ou non l'objet de discussions à l'UE?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS: À ma connaissance, non, car la discussion au Comité politique et de sécurité sera axée sur la dimension opérationnelle de la force internationale.

 

JOURNALISTE: J’aimerais savoir quand il y aura une planification pour la publication d’articles concernant le patrimoine du ministère des affaires étrangères, ainsi que ses archives diplomatiques, dans d'autres quotidiens ou magazines.

 

M. G. KOUMOUTSAKOS: Je ne le sais pas. Je transmettrai votre question au responsable de la direction compétente du ministère.

 

JOURNALISTE: Le Président russe effectuera-t-il une visite à Athènes ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS: Je n'en ai pas connaissance.

 

JOURNALISTE: Les récentes déclarations du Premier ministre élu de Skopje sont-elles à votre avis plus flexibles que les positions des gouvernements précédents ?

 

M. KOUMOUTSAKOS: Je ne commenterai pas ces déclarations.

 

A ce propos, je peux vous dire que la position grecque durant toute cette période reste inchangée,  à savoir, que toutes les parties doivent entreprendre des efforts essentiels en faveur d’une solution qui sera mutuellement acceptée.

 

Pour sa part, la Grèce a fait tout ce qu’il fallait faire. Nous avons entrepris des actions importantes dans ce sens. Telle est notre position.

 

Certes, il est certain que le processus de négociation qui est en cours concerne le règlement de la question dans sa dimension internationale et ne porte pas bien entendu sur la façon dont l’un ou l’autre pays appellera son voisin.

 

Le processus qui est en cours concerne la dimension internationale de la question qui demeure irrésolue.

 

JOURNALISTE:  Je voudrais vous demander si le ministère des Affaires étrangères est concerné par le fait que le ministre adjoint des Affaires étrangères, M. Valinakis, d’après l’article publié hier dans le journal « To Thema », use de sa puissance et de son influence pour effectuer des mutations de fonctionnaires diplomatiques, affecter des personnes à certains postes, ou encore faire d’autres genres de faveurs concernant le recrutement de citoyens de la circonscription électorale où il envisage de se présenter aux élections ?

 

M. KOUMOUTSAKOS:  Je vous ai déjà dit que je ne peux pas commenter le contenu de ces articles, cela étant manifestement hors de mes compétences.

 

Dans une partie de votre question, vous vous référez aux mutations des fonctionnaires diplomatiques ; je dois vous dire que les affectations du personnel diplomatique sont régies par les règles de fonctionnement du service diplomatique et du ministère des Affaires étrangères et les décisions y afférentes sont prises par les Directions compétentes.

 

Je vous remercie.

 





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