Accueil | Plan du site | Version Texte | FAQs | Recherche |   Greek |  English |  Francais | 
Edifice du Ministère

National Sign


La Grèce en Europe
Le MinistèreActualitéPolitique étrangèrePolitique européenneDiplomatie économiqueLa Diaspora grecqueServicesHellenic AID
» Actualité
Envoyer version imprimable

 

 

Athènes, le 21  janvier 2008

 

Mme Dora Bakoyannis : Je souhaite pour la seconde fois la bienvenue à Athènes à mon ami le ministre des Affaires étrangères de la Serbie, M. V. Jeremic.

Notre rencontre s’intègre dans le cadre de nos contacts fréquents et revêt une importance particulière pendant cette période. Comme il est naturel, les principaux sujets que nous avons abordés étaient les développements dans notre région élargie ainsi que la question du Kosovo.

Lors de cette rencontre, la principale question abordée était la perspective européenne de la Serbie. J’ai réitéré à M. Jeremic le soutien sans faille de la Grèce pour ce qui est du parcours d’adhésion de la Serbie aux institutions européennes et euro-atlantiques.

Comme vous le savez, ce soutien est pour la Grèce un choix stratégique. Nous croyons à l’avenir européen de la Serbie, nous pensons qu’il pourra apporter au peuple serbe un meilleur avenir. Nous pensons qu’une Serbie démocratique, européenne et prospère permettra au peuple serbe de voir l’avenir de façon plus optimiste.

C’est pourquoi la Grèce soutient que la Serbie devra poursuivre son cheminement vers la voie européenne de façon déterminante dans le courant de l’année 2008. La signature rapide de l’accord de stabilisation et d’association et par la suite la demande d’adhésion de la Serbie à l’Union européenne peut contribuer à ce que ce pays se rapproche de la famille européenne où elle appartient de droit. Par « signature rapide », j’entends tout de suite après le Conseil européen Affaires générales, telle est la position de la Grèce.

La Grèce soutient la mise en application rapide de la décision portant sur la possibilité de délivrer un plus grand nombre de visas pour les citoyens serbes ; nous sommes d’ores et déjà entrés en contact avec le Commissaire compétent, à savoir M. Frattini afin d’accélérer les procédures.

En ce qui concerne l’importante question de la définition du futur statut du Kosovo, qui se trouve à un moment particulièrement crucial, la politique de la Grèce est dictée par un objectif précis : la garantie de la stabilité et de la paix dans la région. Dans ce contexte, nous continuons d’adopter une attitude réservée à l’égard d’éventuelles actions unilatérales qui pourraient conduire à une crise et pensons que les possibilités d’une diplomatie substantielle ne sont pas épuisées. 

A ce stade, j’aimerais souligner combien il est important de maintenir la cohésion et l’unité de l’Union européenne à l’égard de cette question, en vue de renforcer le rôle de l’Union européenne non seulement au Kosovo, mais aussi dans les Balkans.

Je souhaite à M. Jeremic un agréable séjour dans notre pays. Nous continuerons notre discussion pendant le petit-déjeuner que j’offrirais en son honneur après sa rencontre avec le Président de la République hellénique.

 

                                                                                                                     

M. V. Jeremic : Merci Madame la ministre. Malheureusement, cette fois notre visite en Grèce sera brève. Nous n’y resterons que quelques heures avant de nous rendre dans d’autres pays. Cette semaine sera très chargée pour moi. En effet, je voyagerais à travers l’Europe afin de débattre d’une question ; et j’ai estimé très logique de commencer par Athènes, un pays ami, sans doute l’un des pays européens les plus proches de la Serbie.

 

Le principal thème de l’ordre du jour de cette rencontre est de toute évidence la conjoncture actuelle, qui est un moment crucial pour la Serbie. Je pense que la Serbie est appelée ces prochaines semaines à prendre une décision cruciale, à se prononcer sur le parcours, le parcours stratégique qu’elle suivra. A savoir si elle continuera de suivre la voie vers l’intégration européenne ou si elle changera de voie. Il s’agit d’un choix qui incombe au peuple serbe, et nous en avons discuté. Nous avons également parlé de la nécessité de l’intégration européenne pour la région des Balkans occidentaux. La Serbie est située au cœur des Balkans occidentaux et nous espérons que le peuple serbe prendra cette décision.

 

La Grèce soutien le choix européen de la Serbie. Tel est le message particulièrement important qui m’a été transmis aujourd’hui et j’ai été très heureux de l’entendre.

 

J’ai informé ma collègue que nous a espérons faire notre prochain grand pas sur la voie européenne, en signant très rapidement l’accord de stabilisation et d’association avec l’UE. Le plus rapidement, autrement dit le 28 janvier, lors de la réunion des ministres européens des Affaires étrangères qui se tiendra à Bruxelles. Si cet accord n’est pas signé le 28 janvier, nous espérons qu’il le sera à une autre occasion. Cela dit, le plus tôt sera le mieux.

 

Il est particulièrement important que les Balkans occidentaux poursuivent leur parcours vers l’intégration européenne, car c’est à mon sens la seule façon d’éviter que 2008 soit une année de dangers pour notre région.

 

La deuxième question abordée était le futur statut du Kosovo. Nos positions respectives sont bien connues, nous n’avons rien dit de nouveau. En ce qui concerne le processus du futur statut, la Serbie n’accepte aucune solution qui soit unilatérale. Une telle solution impliquerait une violation de sa souveraineté et de son intégrité territoriale. Et la Serbie pense qu’il existe encore des possibilités au niveau diplomatique. Et je suis particulièrement heureux de constater que nos vues convergent en ce qui concerne cette question cruciale pour la stabilité future de la région. Nous pensons que nous devons redonner une chance au dialogue. Si nous ne donnons pas une véritable chance au dialogue, je ne vois pas comment nous pourrons garantir la paix et la stabilité.

 

La Serbie est prête à poursuivre le dialogue sur le futur statut. La Serbie est prête à continuer de participer aux efforts diplomatiques. Nous espérons que le point de vue qui prévaudra au sein de la communauté internationale est : la poursuite du dialogue jusqu’à ce qu’une solution en faveur de la paix et de la stabilité de la région soit trouvée.

 

Nous avons également abordé des questions d’intérêt bilatéral. Nous avons parlé des évolutions en cours et de la mise en œuvre de l’ESOAB, un outil particulièrement important, qui garantit le développement des infrastructures dans la région. Nous avons discuté de la mise à disposition des ressources afin que débutent les travaux de construction du Couloir européen X en Serbie. Et je pense que nous pouvons espérer que la première partie des travaux soit terminée dans le courant des prochaines semaines, ce qui est une importante nouvelle.

 

Enfin, nous avons parlé de la libéralisation du régime des visas. Nous sommes heureux que le Commissaire Frattini ait déclaré il y a quelques jours – le 19 ou 20 janvier – que le dialogue sur la libéralisation du régime des visas pour les citoyens serbes s’ouvrira la semaine prochaine à Belgrade. Il s’agit d’une question d’importance capitale. Nous saluons le soutien politique offert par la Grèce s’agissant de cette question et j’espère que d’ici la fin de l’année les citoyens serbes pourront voyager dans les pays de l’Union européenne, à savoir les pays de l’espace Schengen sans être soumis à l’obligation de visas.

 

Je suis à votre disposition pour d’éventuelles questions.

 

 

Journaliste : Monsieur le ministre, j’aimerais savoir si vous partagez le point de vue de l’Union européenne concernant la résolution 1244, à savoir si celle-ci couvre la mission d’une force européenne au Kosovo ?

 

M. V. Jeremic: Tout d’abord, j’aimerais dire que la Serbie salue le plus grand engagement de l’Union européenne en Serbie, le Kosovo constitue, bien entendu, une partie de la Serbie. Par conséquent, nous saluons le plus grand engagement de l’Union européenne en Serbie.

 

Nous pensons toutefois que nous devons faire preuve de prudence quant à la façon dont nous définirons le cadre juridique pour le déploiement de cette mission. Si la résolution 1244 du Conseil de sécurité des Nations Unies est un instrument plus que précieux, visant à définir la situation présente et la présence internationale actuelle au Kosovo, il n’en demeure pas moins que toute modification, tout changement du mandat, de la composition et du champ d’action de la présence internationale au Kosovo devra se faire par le biais d’une nouvelle résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies. Nous tablons sur la continuation d’un dialogue sur le futur statut, dialogue qui aboutira à une résolution du Conseil de sécurité qui définira un nouveau compromis sur le statut du Kosovo, qui inclura la présence internationale au Kosovo, compte tenu du nouveau statut. Et l’Union européenne est bien entendu dans de telles circonstances la bienvenue dans notre province Sud.

 

M. Papathanassiou : Madame la ministre, qu’attendez-vous des négociations d’Ohrid ? Deuxièmement, votre commentaire sur les déclarations provocatrices faites avant-hier par M. Milososci, qui, entre autres, insiste sur le fait que la question du nom est une question purement bilatérale ?

 

Mme D. Bakoyannis : Comme vous le savez, nous n’avons pas pris, ni ne prendrons le chemin de M. Milososki, à savoir celui des déclarations et des actions provocatrices qui ne mènent nul part.  Le gouvernement grec a toujours attaché une grande importance – et continue de le faire – au processus de négociations menées dans le cadre et sous l’égide des Nations Unies, sans recourir à des stratagèmes stériles ou créer des retards artificiels et surtout sans contester le contenu, l’objet et l’objectif de la négociation.  

 

Le but de cette négociation est de parvenir à une solution mutuellement acceptable à la question du nom ; une question qui influe fortement sur les relations de bon voisinage entre l’ARYM et la Grèce, un Etat membre de l’OTAN et de l’Union européenne, à savoir deux organisations auxquelles l’Ancienne République yougoslave de Macédoine aspire adhérer.

 

Force est de rappeler le contenu de la Résolution 817 du Conseil de sécurité que je cite : « Cette question doit être réglée en faveur du maintien des relations pacifiques et de bon voisinage dans la région ». Cette phrase à elle seule met en exergue la dimension régionale et internationale ainsi que l’importance de la question, une question qui de toute évidence n’est pas exclusivement bilatérale comme le prétend le gouvernement de Skopje.

 

Toutefois, contester en permanence et avec insistance les résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies est « une voie très glissante » pour la stabilité et la sécurité régionales. Il est évident que l’objectif des négociations menées depuis 15 ans suite au mandat du Conseil de sécurité et qui plus est avec la participation d’un envoyé personnel du Secrétaire général des Nations Unies n’est pas de décider de l’appellation qu’utilisera la Grèce pour désigner un Etat. Cela aurait pu être fait de manière unilatérale et sans négociations.

 

Finissons-en donc avec ces soi-disant arguments relatifs au caractère exclusivement bilatéral de cette question. Ces arguments ne font que contester les résolutions des Nations Unies et autres textes convenus. Par conséquent, ce sont des arguments obsolètes et infondés.

 

Nous continuerons, Mesdames et Messieurs, d’œuvrer en faveur d’un règlement substantiel de la question, à savoir une appellation mutuellement acceptable.

 

 





© Copyright 2008 Ministère des Affaires étrangères
Nous écrire | Clause de responsabilité | Librairie| RSS
La Ministre
Les Ministres adjoints
Secrétaires généraux
Secrétaire général adjoint
Secrétariat special
Structure
Missions grecques à l'étranger
Histoire du Ministère
Conventions internationales
Curriculum Vitae
Agenda
Déclarations-Discours
Contact
Yannis Valinakis
Théodore Kassimis
Petros Doukas
Aristides Agathokles
Dimitris K. Katsoudas
Thιodore Skylakakis
Secretaire Special
Mission et compétences
Organisation
Protocole
Unité de gestion des crises
Académie diplomatique
Archives historiques et diplomatiques
Centre d'analyse et de planification
Fondation-Evolution
Installations
Dépêches
A la Une
Points de presse
Discous
Interviews
Agendas ministériels
Activites
Les dernières dépêches
Les nouvelles de la semaine
Archives
Announcements before 11/2005
Ministre des Affaires étrangères
Ministre adjoint Yannis Valinakis
Ministre adjoint Théodore Kassimis
Ministre adjoint Petros Doukas
Régions géographiques
Diplomatie multilatérale
Conseil national sur la politique étrangère
Afrique Sub-saharienne
Amérique du Nord
Amérique Latine
Asie-Océanie
Europe
Europe du Sud-Est
Méditerrannée-Proche Orient
Russie-Europe de l'Est-Asie Centrale
Questions mondiales
Organisations internationales
Sécurité-Défence
Culture
Environnement
Sanctions internationales
La Grèce dans l' UE
Relations Extérieures-Elargissement
Marché intérieur - Politiques Sectorielles
Affaires intérieures
La Constitution européenne
Présidence actuelle de l' UE
Budget UE
Dialogue Euro-mediterraneen
Elargissement
PEV
Politique Commerciale étrangère
Relations transatlantiques
Rélations UE- ZELE/EEE
Relations UE-Afrique
Relations UE-Amerique Latine
Relations UE-Asie
Relations UE-Pays ACP
Objectifs et priorités
ESOAB
AGORA
Organisations internationales
Politique énergétique
Investissements en Grèce
Economie-Commerce
Conseil des Grecs de l'étranger
Dispersion géographique
Nous contacter
Espace Citoyens
VISAS
Espace Entreprises
Opportunités de carrière
Liens utiles
FAQs
Clause de responsabilité
Librairie
Au Ministère
Missions étrangères en Grèce
Missions grecques à l'étranger
Informations générales pour les citoyens
Bureau d'informations
Service de traduction
Affaires consulaires
Transferts
Affaires consulaires
Informations générales
Visas pour les étrangers qui visitent la Grèce
Visas pour les Grecs qui visitent l'étranger
Visas de longue durée
Concours
Appels d'offre
Opportunités financières & d'investissement
Opportunités de carrière au Ministère
Opportunités de carrière au sein d'Organisations internationales
La Grèce
Le Monde
Le rôle du SCIAD