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                                                                                                                                                                                                jeudi 19 octobre 2006

 

M. G. KOUMOUTSAKOS :  Bonjour.

Je pense que vous êtes informés des rencontres qu’aura aujourd’hui à Athènes la ministre des Affaires étrangères, Mme Dora Bakoyannis avec le Ministre d’Etat turc, compétent pour les questions économiques et chef du groupe chargé des négociations d’adhésion avec l’Union européenne, M. Ali Babacan et du déjeuner de travail qu’elle offrira au Commissaire en charge de l’élargissement, M. Olli Rehn. La première rencontre aura lieu à 11h00, c’est-à-dire sous peu, et le déjeuner de travail débutera à 12h30. Après le déjeuner de travail, des déclarations seront faites à la presse.

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Le concours d’admission pour 15 postes à l’Académie diplomatique du ministère des Affaires étrangères débutera le lundi  23 octobre à 10h00 avec lα première épreuve écrite de grec moderne à l’amphithéâtre « G. Kranidiotis », qui se trouve dans le bâtiment du ministère des Affaires étrangères, au 1 rue Akadimias.

 

 

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En ce qui concerne l’ONU, je mentionnerais simplement – comme vous en avez sans doute été informés – que l’Assemblée générale a élu la Belgique, l’Indonésie, l’Italie et l’Afrique du Sud comme membres non permanents du Conseil de sécurité pour la période 2007-2008. Le cinquième poste de membre non permanent du Conseil de sécurité, qui doit être occupé par un Etat du groupe des pays de l’Amérique latine et des Caraïbes, demeure toujours vacant, puisque le Guatemala et le Venezuela n’ont pas remporté la majorité requise des 2/3 lors du dernier vote qui a eu lieu lundi 16 octobre. Les nouveaux membres non permanents remplaceront l’Argentine, le Danemark, la Grèce, le Japon et la Tanzanie, dont le mandat prend fin au 31 décembre 2006.

 

En ce qui concerne les activités du Conseil de sécurité, vous recevrez la note informative y afférente. Je mentionnerais que le 14 octobre, la question de l’essai nucléaire de la Corée du Nord a été examinée. Après des consultations ardues entre les cinq membres permanents, le Conseil de sécurité a adopté à l’unanimité la Résolution 1718, imposant des sanctions contre la Corée du Nord pour son essai nucléaire du 9 octobre. Les autres éléments et les points essentiels de cette résolutions sont contenus dans la note informative que vous recevrez.

 

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En ce qui concerne le programme des ministres adjoints des Affaires étrangères : Le ministre adjoint des Affaires étrangères, M. Yannis Valinakis, participera à la rencontre qu’aura aujourd’hui la ministre des Affaires étrangères, Mme Dora Bakoyannis avec le ministre d’Etat turc, compétent pour les questions économiques et chef du groupe chargé des négociations d’adhésion avec l’Union européenne, M. Ali Babacan. Par la suite, M. Valinakis participera au déjeuner offert par la ministre au Commissaire en charge de l’Elargissement, M. Olli Rehn.

 

Jeudi 19 et vendredi 20 octobre, M. Valinakis accompagnera le Premier ministre, M. Kostas Karamanlis à Lahti en Finlande, où se tiendra le Conseil européen informel.

 

Le ministre adjoint des Affaires étrangères, M. Evripidis Stylianidis fera une allocution vendredi 20 octobre à 12h00 lors la manifestation organisée par ELIAMEP ayant pour thème « La prochaine transformation de l’Europe : Elargissement et avenir de l’Europe ». Le Commissaire européen en charge de l’Elargissement, M. Olli Rehn sera le principal intervenant lors de cette conférence. La manifestation aura lieu à l’amphithéâtre « Y. Kranidiotis » au ministère des Affaires étrangères.

 

Mardi 24 octobre 2006 à 19h00, M. Stylianidis tiendra un discours lors de la manifestation organisée dans le cadre du Programme environnemental des Nations Unies à l’occasion du 30ème anniversaire du Traité de Barcelone (amphithéâtre de la Fondation nationale de  la Recherche scientifique).

 

Le ministre adjoint des Affaires étrangères, M. Théodoros Kassimis, effectuera une visite de travail en Corée du Sud et au Vietnam la semaine prochaine. M. Kassimis visitera Séoul du 25 au 28 octobre, où il aura des contacts avec la direction politique du ministère coréen des affaires étrangères et des hauts fonctionnaires coréens en charge de la politique bilatérale et de la coopération économique. Des consultations avec le ministre adjoint des Affaires étrangères chargé des relations bilatérales, M.  Lee Kyu-hyung, le ministre adjoint des Affaires étrangères compétent en matière de commerce, M. Kim Yoong-kaun et le représentant spécial de Corée pour la sécurité et la coopération dans la péninsule coréenne, M. Chun Yung-woo ont d’ores et déjà été programmées.

 

Cette visite, qui s’intègre dans le cadre des contacts bilatéraux réguliers entre les deux pays, revêt une importance particulière en raison de l’intérêt mondial pour les événements qui se produisent dans la péninsule coréenne, en raison notamment de la qualité de notre pays en tant que membre non permanent du Conseil de sécurité.

 

Par ailleurs, M. Kassimis assistera à la messe célébrée à l’occasion de la fête nationale du 28 octobre et officiée par le métropolite de Corée, Sotirios.

 

Le 29 octobre M. Kassimis visitera Hanoi, où il aura des contacts avec des hauts fonctionnaires vietnamiens. Cette première visite de ministre adjoint grec des Affaires étrangères au Vietnam est effectuée dans le cadre du renforcement des relations politiques et économiques bilatérales avec ce pays, qui assure une présence particulièrement dynamique dans la région de l’Extrême-Orient. Je rappelle qu’une ambassade de Grèce à Hanoi devrait prochainement ouvrir.

 

[*A noter que la visite de travail du ministre adjoint des Affaires étrangères, M. T. Kassimis en Corée du Nord et au Vietnam a finalement été reportée].

 

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Enfin, permettez-moi de me référer brièvement à la rencontre que la ministre des Affaires étrangères a eu hier avec les ambassadeurs du groupe des pays africains. C’était une rencontre particulièrement utile qui a duré près d’une heure. Elle s’est déroulée dans un climat particulièrement positif et a permis de confirmer la décision de la Grèce d’élaborer très prochainement une stratégie d’ouverture de sa politique étrangère vers le continent africain, valorisant ainsi les éléments très positifs qui existent déjà dans les relations Grèce – Afrique : la présence de communautés grecques dans de nombreux pays de l’Afrique subsaharienne, la présence de la Grèce dans le domaine des affaires et des investissements et bien entendu les liens étroits traditionnels d’amitié qui unissent la Grèce et les pays africains.

 

Vos questions s’il vous plait.

 

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M. TSAKAS : Un article a été publié aujourd’hui sur les déclarations de M. Bond du State Department. Sur quels éléments fonde M. Bond ses déclarations au sujet de la minorité albanaise en Grèce, dès lors que les autorités albanaises ne vous ont jamais demandé une telle appellation ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : J’ai exprimé à l’époque mes positions concernant les déclarations de l’ambassadeur des Etats-Unis. Je n’ai rien d’autre à ajouter.

 

Pour ce qui est de la question concernant la présence et l’activité économique des ressortissants albanais qui vivent et travaillent en Grèce. Chacun sait qu’ils se sont intégrés dans la société et continuent de s’intégrer sans problèmes. Cela étant, le droit international contractuel et coutumier est régit par un principe : des groupes de travailleurs immigrés dans les pays tiers n’ont pas le statut de minorité et ne sont pas envisagés en tant que minorités. Vous comprenez qu’avec les flux migratoires qui se forment à l’heure actuelle, mais aussi dans le passé on aurait pu parler de phénomènes de minorités dans de nombreux pays du monde. Ce qui n’est pas le cas. Vous le savez très bien.

 

M. TSAKAS : Ces déclarations ne suscitent-elles pas une certaine inquiétude ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Dans la mesure où ces déclarations ne trouvent aucun écho dans le droit international et qu’elles sont divergentes par rapport à d’autres prises de position officielles y relatives du State Department, elles ne suscitent aucune inquiétude particulière. C’est ainsi qu’il en est.

 

M. TSAKAS : Pensez-vous qu’elles suscitent des inquiétudes pour les immigrés albanais, c’est-à-dire pour leur intégration dans la société grecque.

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Les ressortissants albanais, qui vivent et travaillent dans notre pays depuis plus de 10 ans, sont bien considérés par l’Etat grec, et par conséquent une motivation sérieuse existe pour les autres Albanais qui souhaitent venir et travailler en Grèce. Le grand nombre d’Albanais qui continuent de vouloir venir dans notre pays en est la preuve tangible. Cela répond à votre question.

 

M. MELETIS : Monsieur le porte-parole, quel est le problème qui a surgit en ce qui concerne les négociations d’adhésion de la Turquie. Est-ce la non application du Protocole ou l’acceptation de la proposition finlandaise ? Où en sommes-nous en ce moment ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Je pense vous avoir répondu de manière directe et indirecte dans le passé. Il existe une prise de position grecque bien claire au sujet des obligations indépendantes que la Turquie a assumées en tant que pays candidat, comme c’est le cas avec tous les autres pays candidats. C’est là que réside la question du parcours européen de ce pays. C’est-à-dire au degré où il répondra aux engagements, aux modalités, aux critères et aux conditions préalables définies par l’Union européenne.

 

La question du règlement du dossier demeuré en suspens au sujet de la Réglementation du commerce concerne l’évolution de la réglementation en question. C’est sur cette réglementation que sont consentis les efforts de la Présidence finlandaise. Vous savez également que les trois présidences ont dans le passé essayé – manifestement sans succès puisque les efforts se poursuivent – d’apporter une solution à la question de la réglementation du commerce entre Union européenne et communauté chypriote turque.


Μ. ΜΕLETIS: Je profite de ce que M. Rehn soit en Grèce aujourd’hui pour revenir à une question qui a été déjà posée lors des briefings précédents : Est-ce que pour la Grèce ces deux processus sont liés entre eux, autrement dit la conformité de la Turquie à ses obligations est-elle liée à la Règlementation ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS: La position grecque a été exprimée à plusieurs reprises. Les obligations et les engagements que la Turquie a assumés vis-à-vis de l’Union européenne et de l’ensemble de ses Etats membres sont indépendants et permanents. Ces obligations et engagements demeurent jusqu’à ce qu’ils soient remplis. Ils ne peuvent ni être combinés, ni compensés par d’autres questions qui restent ouvertes, comme celle du Règlement sur le commerce.


M. MELETIS: Excusez-moi, une dernière question. La présidence finlandaise associe ces deux questions avec d’autres processus parallèles. Toutefois cette association est directe. Je suis étonné par la déclaration que la ministre des Affaires étrangères a faite il y a quelques jours, à savoir que ce processus devait s’accélérer, qu’il y avait de l’espoir et que tous devaient entreprendre des efforts afin que la formule finlandaise soit couronnée de succès jusqu’au 7 novembre. Comment ces deux choses se concilient-elles ? D’une part, on dit que l’obligation de la Turquie est indépendante et que la Réglementation est toute autre chose. La proposition finlandaise associe parallèlement ces deux éléments  tandis que nous, en Grèce, nous discutons de la proposition finlandaise et qu’elle devra être adoptée jusqu’au 7 novembre. 

 

M. G. KOUMOUTSAKOS: Permettez-moi de vous dire que personne n’a associé, du moins d’après les déclarations publiques que je connais qui ont été faites de la part de l’Union européenne, l’obligation indépendante de la Turquie de se conformer aux conditions et modalités à d’autres questions. Je n’ai jamais entendu de déclaration associant ces deux choses.

 

En ce qui concerne la deuxième question, à savoir le délai mentionné par la ministre des Affaires étrangères au cours des derniers jours. Vous savez qu’en général en matière d’efforts diplomatiques consentis afin de faire converger des points de vue visant à sortir de l’impasse s’agissant des questions demeurées en suspens, comme par exemple, la question de la Réglementation, la référence à certains délais est faite pour donner une motivation supplémentaire et relancer ces efforts diplomatiques ; l’existence d’un délais pourrait renforcer ces efforts. La déclaration de la ministre des Affaires étrangères s’inscrit dans ce contexte.


M. KONSTANTAKOPOULOS : Vous avez dit que la question de l’obligation sera soulevée. Est-ce que le gouvernement grec a un délai ou bien envisage-t-il de soulever cette question jusqu’au « Jugement dernier » ? Et une autre chose aussi. Il y a divers articles parus dans la presse qui parlent d’une « guerre entre Lillikas et Bakoyannis » (VIMA),  de deux « Etats différents, la Grèce et Chypre qui ont des intérêts différents » (KATHIMERINI) ou bien « de divergence entre Athènes et Nicosie ». Donc, j’imagine que c’est un fait réel ou pas. Mais si cela ne correspond à la réalité et étant donné que ces articles ont un certain impact, dès lors que les négociations entre l’UE et la Turquie entrent dans la phase la plus critique, pourquoi êtes-vous si discrets lorsque vous démentissez catégoriquement ces impressions qui existent dans presque toute la presse grecque ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS: Est-ce que, M. Konstantakopoulos dans le passé, lorsque j’ai été interrogé à ce sujet j’ai fait preuve d’hésitation pour démentir ces rumeurs et ces scénarios ? Non, parce que jamais la question ne m’a été posée.

 

Aujourd’hui, puisque vous me posez cette question je peux vous dire que tant la fréquence des rencontres entre le gouvernement chypriote et grec à tous les niveaux, à commencer du niveau du Premier ministre, puis au niveau de la ministre des Affaires étrangères et finalement au niveau des hauts fonctionnaires, que la discussion substantielle qui a lieu à chaque fois ainsi que les contacts continus à tous les niveaux, viennent démentir ces impressions et ces rumeurs qui sont complètement infondées. Telle est donc ma réponse à votre question.

 

M. SANTAMOURIS : Je reviens à la question de M. Konstantakopoulos : Jusqu’à quand la Grèce est-elle disposée à demander à la Turquie d’appliquer le protocole, puisque cette dernière ne le fait pas ? Une deuxième question. Dernièrement les déclarations officielles de la Turquie portant sur des avions grecs- dans le passé nous avons eu également des cas de navires de la police portuaire- qui violent les limites turques, c’est-à-dire l’espace aérien de la Turquie, deviennent de plus en plus fréquentes. J’aimerais écouter votre commentaire à ce sujet.  Une troisième question. La Grèce a-t-elle voté pour le Guatemala ou pour le Venezuela ? 

 

M. G. KOUMOUTSAKOS: Si je me souviens bien l’ordre de vos questions, je réponds à la première : Le délai fixée par l’UE pour l’application du protocole, où l’attitude de la Turquie sera jugée, expirera à la fin de cette année. C’est une phase critique, qui vaut aussi bien pour tous les Etats membres que pour la Grèce.

 

En ce qui concerne la deuxième question. C’est au ministre compétent, à savoir le ministère de la Défense nationale qu’il incombe de répondre à ces tentatives visant à créer des impressions – par le biais de certains communiqués turcs – qui ne correspondent pas à la réalité qui existe depuis des années, pour ce qui est de la légalité en Mer Egée.

 

En ce qui concerne la troisième question. Comme vous le savez, la prise de position en faveur ou non d’un pays durant le processus de votation au sein des Nations Unies n’est pas rendue publique. Nous n’avons pas l’intention de changer cette pratique.

 

M. POLATOS : Vous avez dit que le délai fixé par la Commission européenne pour ce qui est de l’application du Protocole…


M. G. KOUMOUTSAKOS : Il existe, comme vous le savez une contre-déclaration datée du 21 septembre de l’année dernière.

 

M. POLATOS : Le délai fixé pour l’application du Protocole et l’évaluation de l’attitude du pays candidat est prévu pour la fin de cette année. Ce délai porte-il sur l’application du protocole ou sur l’évaluation de l’attitude de la Turquie ? Et deuxièmement, est-ce que nous avons du nouveau au sujet de la rencontre de M. Gul à Athènes ?


M. KOUMOUTSAKOS: Non, il n’y a rien de nouveau concernant la visite de M. Gul à Athènes. Rien n’a changé.

 

En ce qui concerne le délai de 2006. Ce délai porte sur les deux questions. Le délai de 2006 est une date finale d’importance majeure qui a  été décidée par tous les Etats-membres. La Grèce l’envisage en tant que telle.

 

Mme FRISSAS: Une rencontre est-elle éventuellement prévue aujourd’hui entre la ministre des Affaires étrangères, M. Rehn et M. Babacan ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS: Non.

 

Mme KOLIOPOULOS: Je reviens à la question de la proposition finlandaise car je n’ai pas bien compris. La Grèce soutient-elle la proposition finlandaise, à savoir la levée de l’embargo commercial sur les territoires occupés ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS: Comme vous le savez, les présidences précédentes ont également entrepris des efforts dans ce sens. La Grèce soutient les efforts en cours de la présidence finlandaise. Nous soutenons cet effort tout en partageant l’approche bien justifiée de la République chypriote. Il existe une base de discussion. Cette discussion est en cours et nous pensons qu’elle doit être menée à terme.

 

M. BARAKAT: Qu’est-ce qu’ont demandé hier les Ambassadeurs africains à la ministre et qu’est-ce que la Grèce peut offrir aux pays africains ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS: Je vous ai exprimé ma position générale à ce sujet. La discussion a principalement porté sur les points suivants : premièrement, l’augmentation de l’activité d’investissement de la Grèce en Afrique. Deuxièmement, il serait particulièrement utile, même si la période n’a pas été définie, d’organiser une conférence sur les relations entre la Grèce et les pays africains, qui permettra de dresser le bilan de la situation jusqu’à aujourd’hui et des perspectives d’avenir qui existent. Cette proposition, soulevée par la partie africaine, a été acceptée par la ministre des Affaires étrangères. Il ne reste qu’à définir la date et à lancer les préparatifs d’une telle rencontre qui, j’en suis sûr, s’avèrera particulièrement utile.

 

Par ailleurs, Mme la ministre s’est référée au fait que la Grèce, ainsi que d’autres pays de l’Union européenne – notamment les pays méditerranéens, continueront de mettre tout en œuvre – car il y croient – pour que l’Union européenne accorde l’attention nécessaire aux questions qui préoccupent le continent africain. Nous pensons que cette attention doit être permanente. Tels étaient les trois principaux éléments des entretiens d’hier.

 

M. POLATOS: Lors de sa visite en Allemagne, le Premier ministre de Skopje a dit que le temps était en faveur de l’ARYM et a en fait invité la Grèce à adopter une position constructive afin de trouver une double appellation, mais seulement pour la communication bilatérale entre la Grèce et Skopje. Un commentaire à ce sujet ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS: Les appréciations qui sont faites par Skopje sont des appréciations propres et elles ne contribuent pas à modifier la position grecque ferme qui s’articule, vous souvenez-vous, autour de deux axes. Nous aspirons à une solution mutuellement acceptable sur cette question, en adoptant des positions constructives bien précises. Dans un même temps, la ministre des Affaires étrangères a à maintes reprises souligné l’évidence : le Parlement grec ne peut procéder à une acceptation et une ratification des accords d’adhésion du pays voisin aux institutions euro-atlantiques sans qu’il y ait des progrès et des résultats tangibles.

 

Merci.





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