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Athènes, le 20 janvier 2010


 

M. G. DELAVEKOURAS : Bonjour. Bienvenue au premier point de presse de l’année.

 

Je commencerais par l’agenda des ministres.

 

Aujourd’hui à 11h00, le ministre adjoint des Affaires étrangères a eu une rencontre avec l’ambassadeur d’Argentine en Grèce. Suivra une rencontre avec l’ambassadeur d’Azerbaïdjan et l’ambassadeur de Monténégro.

 

Demain à 11h30, le ministre adjoint des Affaires étrangères rencontrera le Président du parti chypriote Rassemblement démocrate (DHSY), M. Nikos Anastassiadis. A 18h00, il aura une rencontre avec le ministre autrichien des Affaires étrangères, Dr Spindelegger, en visite dans notre pays. Par la suite, des déclarations seront faites à la presse. Le soir il assistera à un dîner offert en l’honneur du ministre autrichien des Affaires étrangères.

 

Vendredi 22 janvier à 11h00, le ministre adjoint des Affaires étrangères fera une communication d’informations devant le Comité permanent Défense et Affaires étrangères ainsi que le Comité permanent spécial des Affaires européennes du Parlement hellénique, lors d’une séance spéciale à laquelle participeront également les députés. Le thème abordé sera « la perspective d’adhésion des Balkans occidentaux à l’Union européenne ».

 

Dimanche 24 janvier, le ministre adjoint des Affaires étrangères partira pour Bruxelles où se tiendront le 25 janvier les Conseils Affaires générales et Relations extérieures.

 

Les questions débattues lors du Conseil Affaires générales, sous réserve de la rencontre du Coreper qui se tiendra demain, sont la situation en Haïti, la Bosnie-Herzégovine, la Somalie, l’Iran, le Yémen, l’Afghanistan, en vue de la Conférence sur l’Afghanistan qui se tiendra à Londres le 28 janvier et de la réunion parallèle à Londres portant sur la situation au Yémen et le renforcement du gouvernement pour lutter contre le terrorisme.

 

Conformément au programme, mardi 26 janvier, le ministre adjoint des Affaires étrangères accompagnera le Premier ministre qui tiendra un discours devant l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe à Strasbourg.

 

Enfin, jeudi 28 janvier, M. Droutsas participera à la conférence sur l’Afghanistan à Londres. Comme vous le savez, la présence de notre pays et sa contribution sont très importantes, non seulement la présence des forces grecques dans ce pays, mais aussi l’aide humanitaire et au développement que nous avons offerte pendant toute cette période.

 

Cette conférence a lieu au niveau des ministres des Affaires étrangères participant à l’ISAF mais aussi des pays voisins de l’Afghanistan. Ont également été invités à participer des Organisations internationales comme l’Organisation des Nations Unies et l’Union européenne, ainsi que des Organisations économiques internationales, comme le Fonds monétaire international ou la Banque mondiale.

 

L’ouverture des travaux sera effectuée par le Premier ministre britannique et la conférence abordera cinq thématiques. Premièrement la sécurité avec notamment le développement des capacités des forces afghanes à assumer la responsabilité de la sécurité dans leur pays. Deuxièmement la gouvernance et l’étude de mesures visant à lutter contre la corruption. Troisièmement le développement économique et social. Quatrièmement la dimension régionale de la sécurité et le développement économique. Cinquièmement la réconciliation et la reconstruction de l’Etat afghan. La conférence n’est pas une conférence de « donateurs », ni un rassemblement des forces. Ces conférence ne sera pas seulement axée sur des questions de sécurité, mais dressera notamment le bilan des efforts consentis jusqu’à présent par la communauté internationale et s’attachera à parvenir à une meilleure coordination notamment dans le domaine de la coopération au développement.

 

 

Les journalistes souhaitant couvrir la conférence devront faire une demande d’accréditation dans les plus brefs délais et consulter à cet effet le site Internet du ministère britannique des Affaires étrangères. Nous vous informerons la semaine prochaine de l’envoi ou non d’une délégation.

 

En ce qui concerne l’Agenda du Secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, M. Kouvelis, ce dernier a, comme vous le savez, accompagné le Président de la République lors de sa récente visite aux Emirats Arabes Unis, où le Secrétaire d’Etat et le ministre d’Etat en charge des Affaires économiques des Emirats ont signé deux accords économiques.

 

Depuis hier le Secrétaire d’Etat se trouve au Kuweit dans le cadre de consultations bilatérales et la signature d’accords de coopération économique. M. Kouvelis revient en Grèce le 22 janvier et lundi 25 janvier il aura des rencontres avec des ambassadeurs accrédités dans notre pays, plus précisément l’Ambassadeur du Royaume-Uni et l’Ambassadeur d’Azerbaïdjan.

 

Je suis à votre disposition pour vos questions. Merci.

 

M. HIDIROGLOU : Il y a quelques semaines, M. le porte-parole, les Grecs ont été témoins d’un acte barbare à Chypre, la profanation de la tombe du tant regretté Président de la République de Chypre, Tassos Papadopoulos.

 

Tout de suite après cet acte et sans détenir des éléments de preuve, les autorités de répression ont identifié des Grecs d’EPY qui effectuent leur service national auprès des forces armées chypriotes. Des enquêtes sont effectuées, une instruction a été ouverte, mais nous ne disposons d’aucune information jusqu’à présent.

 

Premièrement, vous êtes-vous plaints auprès du gouvernement chypriote du comportement qui a été réservé aux Grecs d’EPY, qui sont là pour contribuer à la sécurité de Chypre ? Deuxièmement, est-ce que vous, en tant que ministère des Affaires étrangères estimez que les Grecs d’EPY effectuant leur service à Chypre sont des amis ou des ennemis de la République de Chypre ?

 

M. G. DELAVEKOURAS : Dans le cadre de l'enquête effectuée par la police chypriote, d'après les informations que je détiens, celle-ci a délivré des mandats pour procéder à la vérification d’informations sans qu'elle n'ait effectué d’arrestations car il a été constaté qu'il n'y avait pas de rapport avec cet acte abominable que nous avons tous condamné, bien naturellement.

 

Dans le cadre de l’enquête menée, la police chypriote met tout en œuvre pour pouvoir identifier les coupables et les traduire en justice. Nous espérons qu’ils seront bientôt déférés devant la justice. Cet acte criminel est inacceptable. Il porte atteinte à toute notion de civilisation. Enfin, j’aimerais dire que les entités se trouvant en République chypriote sont là pour apporter leur soutien.

 

MME VOUDOURI : Est-il probable qu’une rencontre ait lieu entre le ministre adjoint des Affaires étrangères, M. Droutsas et le ministre turc des Affaires étrangères, M. Davutoglu en marge de la Conférence sur l'Afghanistan ? Dans l'affirmative, quel sera l'agenda de cette rencontre?

 

M. G. DELAVEKOURAS : Une rencontre avec le ministre turc des Affaires étrangères n’a pas encore été programmée. Toutefois, nous avons dit que la partie grecque était en faveur de telles rencontres. Dans ce contexte, je ne peux exclure l’éventualité d’une rencontre avec le ministre turc des affaires étrangères en marge de la Conférence sur l’Afghanistan, à laquelle les deux ministres participeront.

 

MME FRYSSA : Est-ce l’avion transportant l’aide humanitaire à destination d’Haïti a déjà quitté la Grèce ou bien est-ce qu'il y a des problèmes et si tel est le cas quand son départ est-il prévu?

 

M. G. DELAVEKOURAS : L’avion, en coopération avec les organisations non gouvernementales et les autres ministères qui ont fourni une aide, est prêt à décoller depuis deux jours. Malheureusement, nous n’avons pas encore reçu d’autorisation d'atterrir en Haïti.

 

A l'heure actuelle à l'aéroport d'Haïti, semble-t-il, il y a de gros problèmes de trafic. Nous espérons pouvoir partir le plus rapidement possible. Nous savons toutefois que la partie américaine, qui est chargée du commandement de l'aéroport, concentre les offres et organise le trafic en fonction des priorités.

 

Nous espérons que l’avion transportant l’aide grecque pourra bientôt décoller afin que nous puissions offrir notre aide sur le terrain.

 

M. MELETIS : Votre réponse fait naître une interrogation : avec qui vous-êtes vous entendus concernant cette aide? Car j'imagine que vous ne vous bornez pas qu’à des organisations non gouvernementales. Vous êtes-vous entendus avec quelqu'un en particulier?

 

M. G. DELAVEKOURAS : L’avion qui est prêt à décoller, une fois que nous obtiendrons l’autorisation, comporte du matériel médical et pharmaceutique.

 

Ce matériel a été collecté en Grèce, en coopération avec les organisations non gouvernementales et les ministères qui pouvaient offrir leur aide, le ministère de la Défense nationale et le ministère de la Santé.

 

Dans le même temps, nous coopérons avec l’ONU et la partie américaine, afin que nous puissions garantir que l’avion arrivera à destination le plus rapidement possible, conformément à la planification et aux capacités de l’aéroport d’Haïti. L’aide est rassemblée dans le monde entier pour pouvoir arriver en Haïti et pour que cette aide puisse être acheminée en Haïti, une coordination avec les responsables de l'aéroport est nécessaire.

 

M. POLLATOS : Pouvez-vous dans ce contexte nous expliquer pourquoi les secouristes grecs n'ont pas été envoyés en Haïti? Le ministère de la Défense a fait savoir que dès les premières heures de la catastrophe l'équipe de secours était prête à partir. Avons-nous déclaré notre intention d'envoyer les secouristes et cette intention s’est-elle heurtée à un refus ?

 

M. G. DELAVEKOURAS : Pas du tout. Le problème auquel nous sommes confrontés actuellement concerne l’octroi d’une autorisation d’atterrissage en Haïti. Lorsque cette autorisation sera accordée, l'équipe grecque se rendra en Haïti.

 

M. FOURLIS : J’aimerais changer de sujet. Est-ce que le gouvernement grec ou le ministère des Affaires étrangères ont, de quelque manière que ce soit, réagi aux propos adressés hier par le Premier ministre bulgare au Président de la Commission européenne sur la façon dont notre pays viole des règles élémentaires de libre circulation de produits, de biens, de personnes, etc. dans l’Union car depuis quelques jours les agriculteurs font des barrages et s’opposent à la circulation de ces produits, biens, personnes depuis la Bulgarie ?

 

Songez-vous à entreprendre une initiative quelconque? Car M. Borrisov, d'après ce que je comprends, utilise dans sa lettre certains qualificatifs.

 

M. G. DELAVEKOURAS : Il y a des contacts avec la partie bulgare. Nous espérons qu’une solution sera bientôt trouvée afin de régler ce problème. Ce qui importe est d’assurer un déplacement sans heurts sur le territoire grec et d’éviter les problèmes avec les pays voisins. Nous espérons que cela sera bientôt possible. Les contacts avec la partie bulgare sont continus. Il n’existe aucun problème de communication.

 

M. POLLATOS : J’aimerais revenir sur la question de l’Afghanistan. Vous avez qualifié d’importante la présence militaire grecque dans le pays. Mais de quelle présence parlez-vous, lorsque l’on sait que l’OTAN n’intègre pas le régiment grec dans sa planification opérationnelle et ne lui confie aucune mission.

 

Donc la question qui se pose est la suivante : Quelles sont les raisons politiques qui empêchent le retrait de ce bataillon alors qu’aucune mission ne lui est confiée en Afghanistan et demeure à Kabul, compte tenu des attaques lancées ces derniers jours, etc. ?

 

M. G. DELAVEKOURAS : La présence précisément du bataillon grec (TESAF) –  car il ne s’agit pas de la seule force déployée en Afghanistan – est très importante pour ce pays. Cette force a accompli un travail très important tout au long de sa présence en Afghanistan et continue d’apporter une contribution très importante, ce qui est très favorablement accueilli par la société locale.

 

Notre présence là-bas est importante pour l’image de la Grèce aussi en Afghanistan. Le travail du bataillon grec est important et il demeure dans le pays car il peut encore faire des choses. Il accomplit un travail. La façon dont l’OTAN envisage cette présence est une toute autre histoire.

 

Toutefois, cela n’annule pas la présence substantielle du bataillon qui n’est qu’une partie des forces grecques déployées en Afghanistan.

 

M. POLLATOS : Permettez-moi de revenir sur cette question. Je ne comprends pas vos propos lorsque vous dîtes et je cite « la façon dont l’OTAN envisage cette force ». Considérez-vous que cette question soit de nature procédurale ? C’est une question de logistique ? L’OTAN n’intègre pas cette force dans l’ISAF, ne lui confie pas des missions et ne la considère pas comme faisant partie des forces alliées. Le bataillon grec est envoyé en Afghanistan en mission nationale, 122 militaires. Pourquoi ces personnes ne rentrent pas en Grèce dès lors que, contrairement à ce que vous avez dit, elles n’assument aucune mission et restent à l’intérieur du camp ?

 

M. G. DELAVEKOURAS : Car ils peuvent encore faire des choses. Ils poursuivent leur œuvre.

 

M. POLLATOS : Pourriez-vous nous expliquer en quoi consiste leur contribution. Je ne le comprends pas. Cette force ne compte pas pour l’OTAN. Pourquoi ne rentrent-ils pas en Grèce ?

 

M. G. DELAVEKOURAS : J’ai déjà répondu à cette question. Je peux de nouveau vous répondre. La présence du bataillon grec à Kabul est importante. Il peut encore faire des choses. C’est pourquoi il se trouve là-bas. Pour ce qui est de l’autre question, à savoir la façon dont sa présence est envisagée, il faudra l’examiner. Toutefois cela n’annule pas la substance de la présence, ni la contribution du bataillon grec.

 

Mme RISTOVSKA : Ma question porte sur la question du nom. Pensez-vous que les pays de l’Union européenne exercent des pressions car il y a eu dernièrement diverses déclarations y relatives. Pensez-vous que des pressions sont exercées sur la Grèce afin que la question soit réglée dans les plus brefs délais ? Deuxième question : d’après vos informations y aura-t-il une rencontre avec M. Nimetz ?

 

M. G. DELAVEKOURAS : Il n’y a pas de pression. Il y a de la volonté. Des pressions ne peuvent pas être exercées car tout le monde sait que la Grèce a une attitude constructive vis-à-vis de ces négociations. La Grèce salue toute initiative visant à encourager les dirigeants de l’Ancienne République yougoslave de Macédoine de se présenter aux négociations menées sous l’égide de l’Organisation des Nations Unies en faisant preuve d’une attitude constructive en vue de parvenir à une solution.

 

Nous espérons que nous y parviendrons. Nous saluons toute initiative pouvant nous aider à parvenir à une solution. Tel est le message de la Grèce et nous espérons que nous y parviendrons.

 

Mme  RISTOVSKA : La rencontre avec M. Nimetz ?

 

M. G. DELAVEKOURAS : Nous ne disposons pas d’informations y relatives en ce moment.

 

 

M. FOURLIS : Répondant à ma question ci-dessus, vous avez dit que nous étions en contact continu. Pourriez-vous me donner plus de clarifications ? Qu’est-ce que vous entendez par contact ?

 

M. G. DELAVEKOURAS : Avec la partie bulgare ?

 

M. FOURLIS : Avec qui communiquons-nous et que leur disons-nous ? Patience. Quel est le message que nous transmettons ? L’autre partie nous a transmis un message très sévère.

 

M. G. DELAVEKOURAS : Nous avons des contacts intergouvernementaux, des conseils sont organisés dans le cadre de l’Union européenne. Nous avons une ambassade dans ce pays et ils ont une ambassade dans notre pays. Nous avons des contacts.

 

M. FOURLIS : Et qu’est-ce que vous leur dites ? Leurs accusations sont précises. Ils disent que leurs produits ne peuvent circuler et que le traité européen est violé. Et nous que leur disons-nous ?

 

M. G. DELAVEKOURAS : Actuellement, une question objective se pose. Nous espérons que cette affaire sera bientôt réglée afin que la circulation routière en Grèce soit rétablie.

 

 

M. BERBELAKIS : Monsieur le porte-parole, qu’y a-t-il de nouveau concernant la lettre adressée à M. Erdogan ?

 

M. G. DELAVEKOURAS : Comme le Premier ministre l’a affirmé hier, la lettre sera remise dans les jours à venir. Il y a eu des contacts entre la Grèce et la Turquie, une rencontre a eu lieu avec M. Bagis ainsi qu’avec M. Davutoglu. La Grèce, comme on l’a déjà affirmé, veut entreprendre des initiatives et voir ses relations avec la Turquie s’améliorer.

 

En outre, une invitation sera bientôt adressée par le Premier ministre grec à son homologue turc afin que ce dernier visite la Grèce dans les mois à venir. Nous sommes à ce stade actuellement.

 

M. KAPOUTSIS : Une question relative au contre-mémoire concernant la question de l’ARYM déposée par la Grèce  devant la Cour pénale internationale. Pensez-vous que le fait que ce différend entre les deux pays ait été transformé en procédure judiciaire sapera le processus mené dans le cadre des Nations Unies dans l’objectif de parvenir à un accord mutuellement convenu ? Pour quelle raison la Grèce ne se désengage-t-elle pas d’un accord –  l’accord intermédiaire de 1995 – qui de toute façon a expiré?

 

M. G. DELAVEKOURAS : La requête de Skopje a été introduite en novembre 2008. Tout de suite après l’introduction de ladite requête, nous avons souligné que les motifs de ce geste étaient plutôt politiques que juridiques, qui plus est lorsque ce recours est introduit par un pays, un gouvernement précis qui viole de manière flagrante l’accord intermédiaire de manière continue.

 

C’est bien possible qu’il y ait des motifs politiques intérieurs aussi vu qu’on a laissé croire à travers la presse, qu’il s’agissait d’une réaction à la décision unanime prise par le Conseil de l’Atlantique Nord en avril 2008.

 

La Grèce a fait preuve d’une attitude responsable. Son approche à l’égard de la procédure judiciaire en cours est très sérieuse. Ses arguments sont bien fondés. Et  forte de ses arguments, la Grèce participe à cette procédure.

 

A ce stade, la procédure écrite est à caractère confidentiel, c’est pourquoi je ne peux pas faire plus de commentaires. Je vous prie de respecter cet aspect.  Cela dit, nous participons à cette procédure en toute responsabilité et forts d’arguments bien fondés et nous attendrons le résultat final.

 

Pour ce qui est de l’accord intermédiaire, celui-ci continue d’être en vigueur et la Grèce honore les accords qu’elle a signés.

 

M. KAPOUTSIS : Est-ce que cela sape le processus des négociations ?

 

M. G. DELAVEKOURAS : Parlez-vous de la requête ? Les négociations menées dans le cadre des Nations Unies sont en cours. Il s’agit d’un processus indépendant. Il ne s’agit pas de savoir si la procédure judiciaire peut influencer le processus politique des négociations. La question est de savoir plutôt quelle sera l’attitude de l’autre partie à l’égard de ces négociations.

 

Ils ne se sont pas montrés enclins à procéder aux négociations. Le message de la Grèce est positif. Le message de la Grèce est clair. Nous voulons parvenir à une solution. Il appartient à M. Gruevski de faire les pas nécessaires en vue de parvenir à un compromis mutuellement acceptable.

 

M. CAKA : En Albanie on parle de la question du recensement, à savoir si le culte doit être indiqué sur les cartes d’identité. Les Grecs, la minorité grecque est en faveur de l’indication du culte. Quelle est la position de la Grèce dès lors que celle-ci a supprimé la mention du culte sur les cartes d’identité. Cela est-il en faveur ou à l’encontre de la minorité grecque ?

 

M. G. DELAVEKOURAS : Le dernier recensement a eu lieu en Albanie en 2001. La nécessité d’effectuer un nouveau recensement en 2011 a également été notée dans les textes européens tout comme dans le dernier rapport sur l’Albanie. D’après nos informations, le Comité compétent a abouti aux questions qui y seront inclues.

 

Il s’agit d’une évolution positive, une évolution importante. Toutefois, le plus important est de voir le résultat et que cela soit fait de manière objective et substantielle afin que la réalité y soit reflétée. Nous serons prêts à apporter notre aide, si besoin est, afin que cet effort soit couronné de succès.

 

M. PAPATHANASSIOU : Est-ce que de nouvelles questions ont surgi dans le cadre du visa américain ? Quand est-ce que ces problèmes seront réglés ? Y a-t-il des indications y relatives ? Quand est-ce que le processus aboutira ?

 

M. G. DELAVEKOURAS : D’après la communication d’informations par la partie américaine, le  processus dans sa partie essentielle est achevé et il reste à annoncer officiellement sa conclusion.

 

Mme GALONAKIS : On dit qu’une rencontre aura lieu en février aux Etats-Unis et qu’une cérémonie aura également lieu. Pouvez-vous le confirmer ?

 

M. G. DELAVEKOURAS : Jusqu’à présent aucune rencontre n’est prévue aux Etats-Unis. Cela sera bien entendu fait dans les jours à venir mais les dates ne sont pas encore fixées.

 

Y-a-t-il d’autres questions ? Merci.

 

 

 




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