Jeudi 16 novembre 2006
M. G. KOUMOUTSAKOS : Bonjour.
Je commencerais par le programme de la ministre des Affaires étrangères. Ce matin, Mme Bakoyannis a informé les présidiums des groupes d’amitié du parlement hellénique de la politique étrangère du pays. Cette discussion était particulièrement intéressante et productive dans le sens où, grâce notamment aux interventions des députés de tous les partis qui étaient présents, les possibilités mais aussi les problèmes rencontrés par la mise en application de la diplomatie parlementaire ont été mis en avant. La diplomatie parlementaire, qui est un aspect de l’action diplomatique, revêt une importante d’autant plus grande à notre époque. Les conclusions et les propositions entendues ont été particulièrement utiles dans le sens où elles permettront d’améliorer la mise en valeur des possibilités offertes par la diplomatie parlementaire.
Demain, vendredi 17 juin à 12h00, la ministre des Affaires étrangères rencontrera le ministre adjoint iranien des Affaires étrangères, M. Asefi, qui se trouve en visite à Athènes, suite à la demande de ce dernier. Les questions figurant à l’ordre du jour de cette discussion sont les relations bilatérales, le programme nucléaire iranien, mais aussi les développements au Moyen-Orient.
La semaine prochaine, les 20 et 21 novembre, Mme la ministre accompagnera Monsieur le Premier ministre à Londres. Plus précisément, en ce qui concerne cette visite, le mardi 21 novembre, Mme Bakoyannis assistera à un déjeuner d’affaires avec M. le ministre britannique des Affaires européennes, M. Hoon. L’après-midi de ce même jour, Mme Bakoyannis rencontrera son homologue britannique, Mme Beckett.
Les 22 et 23 novembre, Mme Bakoyannis effectuera une visite de travail en Russie. Plus spécifiquement, le 22 novembre la ministre des Affaires étrangères rencontrera à Moscou son homologue russe, M. Lavrov, le président du Parlement russe, M. Grislov et le Conseiller à la défense nationale, M. Ivanov.
Dans la soirée, Mme la ministre partira pour Saint-Pétersbourg et rencontrera le lendemain, le 23 novembre, le gouverneur de Saint-Pétersbourg, Mme Matvienko. Mme la ministre des Affaires étrangères quittera la Russie, le lendemain matin, à savoir le 24 novembre.
Le 24 novembre, dans l'après-midi, Mme Bakoyannis prononcera une allocution lors de la manifestation de l'ELIAMEP à Athènes sur le thème des développements au Moyen-Orient.
Samedi 25 novembre, Mme Bakoyannis prononcera une allocution lors d'une manifestation de la chambre de commerce gréco-turque à Athènes.
Lundi 27 novembre, des séminaires adressés aux hauts fonctionnaires de la Politique européenne de défense et de sécurité auront lieu au ministère des Affaires étrangères. Mme la ministre fera un discours à cette occasion.
Les 28 et 29 novembre, Mme la ministre accompagnera M. le Premier ministre au Sommet de l’OTAN qui se tiendra à Riga, en Lettonie. Voilà, en ce qui concerne le programme. Etant donné que la question me sera posée, la visite de M. Gul à Athènes est confirmée pour les 7 et 8 décembre.
------------------------
En ce qui concerne les activités de MM. les ministres adjoints des Affaires étrangères :
Le vendredi 17 novembre 2006 à 10h00, le ministre adjoint des Affaires étrangères, M. Stylianidis rencontrera une délégation du Programme alimentaire mondial (World Food Program) au ministère des Affaires étrangères. Suite à l’accord conclu entre le département Hellenic AID et le WFP à Rome, la délégation communiquera des informations à des entreprises grecques sur la possibilité qui leur offerte de participer à des concours internationaux du WFP sur l’aide alimentaire internationale. Le même jour à 13h00, M. Stylianidis rencontrera son homologue iranien, M. Asefi.
Le lundi 20 novembre 2006 à 9h30, le ministre adjoint, M. Stylianidis prononcera une allocution lors d’un séminaire portant sur la coopération régionale en Europe, organisé par le ministère des affaires étrangères en coopération avec le Centre international d’études de la Mer Noire (DIKEMEP) (Amphithéâtre Kranidiotis).
Mardi 21 et mercredi 22 novembre 2006, M. Stylianidis participera à la séance ministérielle du CAD de l’OCDE à Paris et présentera la stratégie d’Hellenic AID en matière de Coopération au développement et d’Aide humanitaire.
Le ministre adjoint des Affaires étrangères, M. Kassimis se trouve depuis le mardi 14 novembre à New York. Le jeudi 16 novembre, M. le ministre adjoint effectuera une réunion de coordination à la résidence consulaire, il visitera les bureaux du journal de la communauté grecque « Ethnikos Kyrix » et rencontrera l’éditeur Antonis Diamataris. Vendredi 17 novembre, M. Kassimis quittera New York pour aller à Boston, où un dîner est prévu en son honneur au Consulat général.
Samedi 18 novembre, M. Kassimis visitera une école grecque à la communauté de Lowell, où il prononcera un discours à l'occasion d'une fête scolaire. Par la suite, il participera à une messe dans l’église historique de Saint Trinité. Puis, il visitera la Chaire Caramanlis ainsi que l’université Northeastern, où il aura des contacts avec le Conseil de l’université et des étudiants. L’après-midi de ce même jour, il visitera l’Ecole théologique de Timio Stavro, puis il rencontrera le président et les professeurs de l’école, et enfin clôturera cette visite avec un discours adressé aux étudiants. M. le ministre adjoint des Affaires étrangères prononcera un discours devant la communauté grecque au centre culturel Maliotio. Enfin, il participera à une manifestation organisée par la communauté macédonienne et rencontrera la présidence de l’Organisation macédonienne.
Le 19 novembre, M. Kassimis prendra le petit déjeuner avec le Conseil d'administration de la Fédération des syndicats gréco-américains de la Nouvelle Angleterre. Plus tard, il rencontrera le Métropolite de Boston, Methodios et participera à la messe célébrée en l’Eglise d’Agios Athanassios et enfin une communication d’informations sera faite sur la création d’une deuxième école grecque. L’après-midi de ce même jour, M. Kassimis et sa délégation partiront pour Toronto pour participer à une manifestation organisée par la communauté grecque du Canada.
Les 20 et 21 novembre, M. le ministre adjoint se trouvera à Toronto où il aura des rencontres avec Mme Marie Bountrogianni, ministre des Affaires intergouvernementales, d’origine grecque, le métropolite de Toronto Sotirios et participera à un dîner offert par le Président de l’Université de York. Par ailleurs, M. le ministre adjoint sera reçu par le Président et le Conseil d’administration de la communauté grecque. Le 21 novembre, il rencontrera les médias de la communauté grecque, tandis qu’à midi il participera à un déjeuner avec des universitaires de la communauté grecque.
M. le ministre adjoint des Affaires étrangères, accompagné de sa délégation, se rendra à Montréal le mercredi 22 novembre, où il rencontrera les présidents de la communauté hellénique de Montréal et de la communauté grecque orthodoxe de Laval. Le même jour, il visitera les écoles primaires trilingues «Socrate» de la communauté grecque de Montréal et «Démosthène» de la communauté grecque orthodoxe de Laval. Il assistera à un petit déjeuner avec des cadres de la communauté grecque et rencontrera le Conseil de la communauté grecque de Montréal. Plus tard, il tiendra une conférence de presse avec des représentants grecs de tous les médias de Montréal et participera à une manifestation ouverte à toute la communauté hellénique de Montréal. Le soir, il assistera à un dîner avec le Consul général et des éminents hommes d’affaires de la communauté grecque de Montréal.
La tournée du ministre adjoint à Montréal se clôturera le jeudi 23 novembre avec la rencontre de Mme Maria Dérou, conseillère municipale, qui sera accompagnée du Consul général ; ils seront informés sur des questions relatives à la municipalité d’intérêt pour la communauté grecque. L’après-midi, il rencontrera des représentants des universités McGill, Montréal et Concordia au Consulat général. L’après-midi de ce même jour, il partira pour Athènes.
------------------------
Enfin, j'ajouterais que les 20 et 22 novembre aura lieu le concours concernant 10 postes du département communication et informatique du ministère des Affaires étrangères.
Vos questions s’il vous plait.
------------------------
M. MELETIS : Monsieur le porte-parole, lors de quelle rencontre entre Mme Bakoyannis et Mme Rice la question des minorités a-t-elle été soulevée ? C’est ma première question.
M. G. KOUMOUTSAKOS : D’où proviennent ces informations ?
M. MELETIS : Des déclarations de M. Mc Cormack.
M. G. KOUMOUTSAKOS : Personnellement, je n'ai pas le souvenir que la question des minorités ait été soulevée lors des rencontres entre la ministre grecque des Affaires étrangères et Mme Rice. Toutefois, je consulterais les procès-verbaux des rencontres.
*Note. «Une référence générale à la question des minorités à l'occasion d'une discussion générale sur les développements dans les Balkans a en effet eu lieu. Mais aucune référence à la minorité musulmane en Grèce n’a été faite. Une telle discussion à ce sujet a eu lieu lors des rencontres récentes de l'Ambassadeur américain en Grèce avec le Secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, l'ambassadeur M. Rokanas et la ministre des Affaires étrangères, Mme Bakoyannis.
M. MELETIS : Indépendamment de ce que vous avez pu entendre et étant donné que le porte-parole du Département d’Etat, votre homologue, a fait une déclaration, je vous prierais d’examiner la question ou de démentir le fait que cette question n’a jamais été soulevée lors des rencontres de Mme Bakoyannis avec son homologue et des hauts fonctionnaires américains. On ne parle pas de la dernière rencontre avec l'ambassadeur. Avec McCormack c’est autre chose, cette déclaration est celle qu’il a faite avant-hier. Je vous prie de nous répondre lors de ce briefing, à savoir si cette question a été soulevée par la partie américaine.
M. G. KOUMOUTSAKOS : Bien entendu, je vais le faire. Je vais vérifier car je ne peux confirmer les dires de mon homologue américain d'après mes connaissances ou mes souvenirs personnels.
M. QUINN : Pouvez-vous nous donner quelques détails supplémentaires sur la visite de demain du ministre adjoint iranien des Affaires étrangères. Vous avez dit que le programme nucléaire iranien serait abordé. Pouvez-vous être un peu plus précis et nous dire quels seront les sujets de discussion.
M. G. KOUMOUTSAKOS : Cette rencontre a lieu suite à la demande de la partie iranienne et un aperçu des dossiers abordés a été donné. Nous n’avons pas d’information plus spécifique au sujet des questions que le ministre adjoint iranien des Affaires étrangères pourrait soulever.
M. KAPOUTSIS : Hier, le ministre turc des Affaires étrangères, M. Gul a fait une déclaration, depuis les territoires occupés de Chypre, à savoir que l'Union européenne n'était pas fiable car elle ne respectait pas ses engagements vis-à-vis de la communauté chypriote turque et a qualifié l'Union européenne de «club de maitres-chanteurs » qui exercent des pressions sur la Turquie. Avez-vous un commentaire à ce sujet ?
M. G. KOUMOUTSAKOS : L’Union européenne applique la politique d'élargissement, selon une politique et des conditions très claires. Cette politique est basée sur des règles et une logique bien précises. Cette politique est valable pour tous les cas d'élargissement, pour tous les pays, qui, après avoir effectué un parcours satisfaisant et respecté la procédure des négociations d'adhésion, ont pu devenir membres de plein droit de l’Union européenne.
Et lorsque l’Union européenne fait cela, il est évident qu’elle n’exerce pas un chantage sur les pays candidats à l'adhésion, qui sont ceux qui souhaitent être intégrés.
M. VITALIS : Monsieur le porte-parole, en parlant de M. Gul, je voulais vous poser la question suivante : Hier, M. Gul a clarifié de nombreux points en rapport avec l'initiative finlandaise en cours et les conditions posées par la Turquie s’agissant de certaines questions concernant l'application du protocole. Après les déclarations de M. Gul - qui rejette aussi la question de la restitution de Varossion et dit ne pas ouvrir les ports - pensez-vous que l'initiative finlandaise peut avancer et qui assumera la responsabilité d'un éventuel échec?
M. G. KOUMOUTSAKOS : Les efforts déployés par la présidence finlandaise visant à faire progresser la question de la règlementation du commerce restée en suspens sont en cours après la décision récente d'accorder un délai supplémentaire de quelques semaines pour que la présidence finlandaise puisse constater si ces efforts auront une issue positive.
Dans ce contexte, l’effort consenti il y a quelques jours pour organiser une rencontre informelle à Helsinki où des vues pourraient être échangées entre les parties directement impliquées, est resté infructueux, comme vous le savez. Ce résultat est dû à l’attitude de la Turquie. Compte tenu de tout cela et dès lors que l’effort est resté infructueux en raison de la position turque, personne ne peut optimiste quant aux résultats de l'effort de la présidence finlandaise qui se poursuit pendant ces prochains jours.
Mme ADAM : Quelle est la raison de la visite à Saint-Pétersbourg de Mme Bakoyannis, étant donné que bien que les visites à Moscou soient sérieuses, la visite à Saint-Pétersbourg est écourtée…
M. G. KOUMOUTSAKOS : Permettez-moi de vous interrompre car je ne suis pas d’accord avec le mot « écourter ». Je ne suis radicalement pas d’accord.
Mme ADAM : Je peux utiliser le mot «mener à bien» si vous voulez. Et pourquoi consacre-t-elle une journée à Saint-Pétersbourg avec Mme Matvienko, que nous connaissons – elle était en Grèce auparavant, parle grec, etc. Quelle est la raison de la visite de Mme Bakoyannis à Saint-Pétersbourg ? Telle est ma première question.
M. G. KOUMOUTSAKOS : En ce qui concerne le programme de Mme la ministre en Russie, je pense qu’il est inutile de dire que la façon dont ce programme a été conçu et les raisons pour lesquelles il a été conçu correspondent pleinement à l’importance qu’attache la Grèce aux relations excellentes entre la Grèce et la Russie et la volonté ferme de notre pays est bien entendu que ces rencontres et ces visites produisent les meilleurs résultats possibles.
Par conséquent, cette visite - tout comme les autres visites, que ce soit en Russie ou dans d'autres pays - a été organisée de façon à produire les meilleurs résultats possibles.
Mme ADAM : Les sujets abordés ?
M. G. KOUMOUTSAKOS : Les questions qui préoccupent les deux pays. A savoir les relations bilatérales. La promotion des relations bilatérales. Comme vous le savez, il existe un plan d'action qui a été conclu entre les deux pays lors de la visite du Premier ministre grec. Il s’agit d’une procédure vivante de renforcement des relations bilatérales. Les étapes sont franchies sur la base de ce plan d’action et font l’objet de discussions. Les relations économiques bilatérales A aucun moment on peut s’arrêter de discuter du développement des relations économiques bilatérales, qui sont en constante évolution. Il existe d’autres questions internationales en évolution qui préoccupent les deux pays. Et ces questions seront abordées.
Je pense que ces observations répondent à votre question. Je ne comprends pas pourquoi l’ordre du jour de cette discussion suscite tant d’interrogations. Tous les dossiers qui préoccupent les deux pays seront abordés, à commencer par les questions bilatérales. Je me réfèrerais à une question qui préoccupe la Russie, il s'agit de sa relation avec l'Union européenne. Concernant la question des relations Union européenne – Russie, la Grèce est l’un des pays à soutenir vivement le développement rapide et le progrès de ces relations. Et cette question sera sûrement abordée par les deux ministres des Affaires étrangères.
Par conséquent, cette discussion n'est pas soumise à des restrictions. Les questions d’intérêt commun sont très nombreuses et la volonté existe de les aborder toutes dans leur ensemble. Et pas seulement de faire référence à ces questions, mais d'approfondir au mieux les discussions et échanger des vues à ce sujet.
Mme ADAM : Monsieur le porte-parole, dans tout ce que vous nous avez dit, je constate qu'il manque un mot clé. Je ne sais pas si cela est volontaire.
M. G. KOUMOUTSAKOS : J’estime que cela va de soi. Vous voulez parler de la question chypriote ou de notre relation avec Chypre, avec la Turquie ?
Mme ADAM : Non, rien de tout cela. Je veux parler de l’énergie.
M. G. KOUMOUTSAKOS : Mais cela va de soi.
Mme ADAM : Qu’est-ce qui va de soi.
M. G. KOUMOUTSAKOS : Que les dossiers énergétiques - pardonnez-moi mon omission, mais il n'est pas nécessaire de le rappeler – figurent dans l'ordre du jour des relations Grèce - Russie. Il n’est pas nécessaire de le mentionner tout spécialement. Cela va de soi.
La question de la coopération dans le domaine de l’énergie pour ce qui est des relations Grèce – Russie est un élément qui revêt une importance particulière. Nous n'avons pas besoin de le souligner à chaque occasion.
Mme ADAM : Vous n’avez pas répondu à ma question. Quelle est la raison de la visite de Mme Bakoyannis à Saint-Pétersbourg ?
M. G. KOUMOUTSAKOS : J’y ai répondu. Je vous ai dit que le programme a été conçu de sorte que la visite de la ministre grecque des Affaires étrangères en Russie soit la plus fructueuse et la plus utile possible.
Mme ADAM : Pourquoi Saint-Pétersbourg ? C’est ma question.
M. G. KOUMOUTSAKOS : J’y ai répondu.
Mme ADAM: Lors du dernier Conseil des ministres des Affaires étrangères, il y a eu une ambiguïté en rapport à ce qui a été convenu entre les 5 ministres quant au délai accordé à la présidence finlandaise pour mener à bien son initiative et présenter les conclusions y relatives. Mme Colonna a déclaré que le délai accordé par le Conseil était le 6 décembre, tandis que le bureau de M. Rehn démentit ses déclarations en affirmant que le délai de 6 décembre n’a pas été décidé pour la Turquie. Que s’est-il passé ? Existe-t-il un calendrier ou non ? Est-ce que cela est à la discrétion de la Présidence ? Qu’est-ce que le Conseil a décidé ? Est-ce que le Conseil lui donne le droit d’introduire ses conclusions sur les questions euro-turques dans les conclusions générales du Sommet, avant, après, quand ?
M. G. KOUMOUTSAKOS: L’opinion qui prédomine – car il n’était question de prendre une décision sur cette question et comme vous le savez il n’y a pas eu de décision enregistrée – et qui est retenue par les partenaires est que cet effort doit être accompli bien entendu avant le Conseil « Affaires générales et Relations extérieures du 11 décembre.
Mme ADAM: …Cela est démenti par le bureau de M. Rehn.
M. G. KOUMOUTSAKOS: Je vous ai dit qu’aucune décision n’a été prise. Ce délai a résulté de la discussion. Il y a la conviction que ce délai est le délai optimal afin que l’effort de la présidence finlandais puisse s’accomplir et les conclusions y relatives soient présentées.
Je ne peux pas exclure et je ne pense pas que quelqu’un puisse le faire, à l’heure actuelle la possibilité d’accorder un délai supplémentaire à la présidence - qui a formulé cette demande en exposant les motifs y relatifs et je pense que lorsque la Présidence demande une prorogation de délai, la majeure partie du temps, elle l’obtient. Personne ne peut ôter à la Présidence la possibilité de demander un délai supplémentaire.
Force est de souligner que la considération qui a résulté du dernier Conseil des ministres des Affaires étrangères est que cet effort a bénéficié d’un délai supplémentaire, avant le Conseil « Affaires générales et Relations extérieures » de l’Union européenne qui se tiendra le 11 décembre.
Mme ADAM: Autrement dit la Commission européenne et M. Rehn ainsi que la présidence finlandaise n’ont pas pris d’engagement quant à la date d’accomplissement de cet effort, à savoir le 6 décembre…
M. G. KOUMOUTSAKOS: La date du 6 décembre rend plus spécifique ce que je vous ai déjà dit : «certes avant le Conseil du 11 décembre ».
Mme ADAM: Oui, il n’existe pas d’engagement.
M. G. KOUMOUTSAKOS: Je vous ai dit qu’il y aurait éventuellement un élément de flexibilité. Mais je répète que la position explicite du Conseil est qu’il y a un délai précis accordé à la prolongation de cet effort.
Mme ADAM: Est-ce que pour la partie grecque cela est une question courante de nature procédurale ou bien est-ce une question de fond ?
M. G. KOUMOUTSAKOS: La partie grecque pense que cet effort doit bien entendu être complété avant le Conseil « Affaires générales » du 11 décembre. Telle est la position grecque, une position que partagent un grand nombre de partenaires.
M. POLATOS: Etes-vous d’accord avec la déclaration de M. Bryza depuis Bruxelles, à savoir que les pourparlers – parce que vous avez affirmé que les pourparlers pourraient être prolongés – au sujet du Règlement sur le commerce direct ne devraient pas inclure une disposition sur la restitution de la région de Varossion car cela influencerait le règlement global de la question chypriote ? Et une deuxième question : Comment évaluez-vous l’implication directe des Etats-Unis en faveur des positions turques sur une question de nature purement intracommunautaire et intra-européenne, à savoir l’évaluation de la candidature turque par les « 25 » ?
M. G. KOUMOUTSAKOS: Je commence par la deuxième question : Indépendamment du fait que des pays tiers souhaitent faire part de leur opinion sur des questions qui concernent l’Union européenne, les questions qui relèvent de la compétence de l’Union européenne n’engagent que ses Etats membres et l’Union. C’est à l’Union de prendre les décisions et c’est elle qui est responsable de la manière de gérer les questions qui la concernent. Si d’autres personnes discutent de questions qui concernent l’Union européenne, ils ont le droit inaliénable de le faire. D’ailleurs, les questions qui préoccupent l’Union européenne sont d’un intérêt général. En définitive, ces questions intéressent plus de pays que les Etats membres de l’Union européenne.
En ce qui concerne votre première question : Il s’agit d’une opinion de M. Bryza que nous ne partageons pas. Cela est bien clair. Je n’ai rien d’autre à ajouter. Nous avons dit qu’il y a une initiative de la présidence finlandaise. Cela étant, nous partageons l’approche et les priorités du gouvernement chypriote.
M. MELETIS: Monsieur le Porte-parole, cette fameuse coopération stratégique ainsi que l’accord sur la quasi-totalité des questions qui ont été annoncé lors des deux visites de la ministre à Washington, sur quoi portent-ils ? Nous ne sommes pas d’accord sur la question des minorités, nous ne sommes pas d’accord sur la manière de gérer les relations euro-turques. Sur quoi sommes-nous alors d’accord ?
M. G. KOUMOUTSAKOS: La conclusion principale des visites et des rencontres effectuées entre les deux pays à tous les niveaux, au niveau du Premier ministre et du Président américain, des ministres des Affaires étrangères et des hauts fonctionnaires, est que les relations entre les Etats-Unis et la Grèce travers sont dans une bonne période, notamment comparé au passé. L’autre conclusion est que nos relations – justement pour cette raison-là – sont entrées dans une période de maturation.
Lors d’une rencontre précédente, j’avais expliqué ce que j’entendais par « période de maturation », à savoir que les relations des deux pays qui participent aux mêmes Organisations internationales, qui entretiennent des liens traditionnels de coopération, peuvent avoir des points de vue divergents sur une série de questions sans que cela n’influence pour autant l’ambiance générale et l’environnement dans lequel leurs relations évoluent.
Mme KOURBELA: Ma question est la suivante : La ministre se rendra avec le Premier ministre à Londres. Londres joue un rôle prépondérant dans la révision des perspectives financières qui sont en cours d’élaboration. Est-ce que le ministère des Affaires étrangères a entamé ce processus ? Car comme vous le savez, la Politique agricole commune sera également révisée, une question de grand intérêt pour la Grèce. Une discussion aura-t-elle lieu sur cette question, à l’occasion de cette visite ? Je vous remercie.
M. G. KOUMOUTSAKOS: Je n’ai pas d’informations précises à ma disposition. Votre question est très précise et j’aimerais vous donner une réponse bien documentée.
Je considère que pour ce qui est des questions relatives à la Politique agricole commune qui revêtent une sensibilité particulière pour notre pays, le ministère des Affaires étrangères a déjà fait les préparations nécessaires et notamment le ministère de l’Agriculture compétent, en coopération bien entendu avec le ministère des Affaires étrangères – dans les domaines où cela s’avère nécessaire.
Votre question est bien précise ; j’aimerais m’informer sur l’évolution de la discussion avant de vous répondre.
M. SANTAMOURIS: Bref, vous avez dit que les positions de la Grèce et des Etats Unis pouvaient diverger dans la mesure où les deux pays sont alliés ou ont une coopération essentielle. La question qui se pose est de savoir si cette divergence de vues peut, d’après le gouvernement grec, nuire ou non aux intérêts nationaux grecs. Deuxième question : les Etats-Unis essayent d’expliquer et d’affirmer leur différence de vue sur les minorités, est-ce que le gouvernement grec envisage de faire une présentation similaire de son point de vue sur ces différences d’interprétation ? Merci beaucoup.
M. G. KOUMOUTSAKOS: Oui, évidemment. Telle est la réponse à la deuxième question. D’ailleurs, des prétextes bien précis n’étaient pas nécessaires – d’autant plus que ces prétextes ont été fournis- pour présenter à la partie américaine, la philosophie et la base juridique de la position du gouvernement grec sur la question des minorités en général et en particulier de la minorité musulmane.
M. SANTAMOURIS: J’ai posé cette question car la dernière fois vous aviez dit si quelqu’un avait une position différente, cela le regardait. C’est pourquoi j’ai posé cette question.
M. G. KOUMOUTSAKOS: Bien entendu, cela le regarde dans le sens où il y a des divergences de vues. Par ailleurs, le porte-parole du State Department, Sean Mc Cormack, a affirmé que les divergences quant à l’interprétation du contenu et au terme minorité, ne sont pas seulement des divergences entre les Etats-Unis et la Grèce mais aussi avec les autres pays européens.
Cela dit, les intérêts grecs sont protégés de manière suffisante par la politique étrangère grecque. Et ces évolutions, quelles qu’elles soient, sont évaluées avec la certitude et la conviction que la politique que nous exerçons est conforme au droit international et reflète son application, les principes et les valeurs que notre pays respecte dans sa politique intérieure, à savoir la démocratie, le respect des droits de l’homme et de la souveraineté du droit en tant que moyen visant à régler les relations des Etats ainsi que des citoyens.
M. SANTAMOURIS: Je n’ai pas demandé si les intérêts grecs sont protégés mais si cette différence en matière d’interprétation peut nuire aux intérêts grecs.
M. G. KOUMOUTSAKOS: Non, je ne pense pas que cette différence d’interprétation puisse nuire aux intérêts car ils sont suffisamment protégés par notre politique.
M. Quinn: Est-ce que la question relative au remboursement des 5 millions de dollars donnés par la Grèce aux Nations Unies a été soulevée par M. Pavlopoulos ?
M. G. KOUMOUTSAKOS: J’ai lu cet article paru dans la presse aujourd’hui. J’ai des informations que je dois présenter de manière plus détaillée afin d’avoir une image plus complète de la situation.
Je vous donnerais deux éléments concernant l’historique des événements : Un accord a été conclu entre le gouvernement grec, le ministère des Affaires étrangères et les Nations Unies, instituant en 1999 à Thessalonique, le Centre de Thessalonique des Nations Unies qui a, comme objectif, la formation des cadres de l’administration publique dans la région des Balkans et des pays de l’ex- Union soviétique, soit 39 Etats au total.
Ce centre a rencontré quelques problèmes de fonctionnement – et je parle de quelques problèmes de fonctionnement car à l’heure actuelle je n’ai pas l’image complète et les détails de la situation. Le ministère des Affaires étrangères chargé de la supervision de ce centre, a considéré à un moment donné que non seulement le centre ne réalisait pas les objectifs prévus par sa constitution, mais aussi gaspillait le fidéicommis du gouvernement grec. Par conséquent, en septembre 2005, le ministre des Affaires étrangères a adressé une lettre au Secrétaire général adjoint des Nations Unies, en demandant le déroulement d’un audit interne. Finalement il a été décidé d’un commun accord entre le ministère des Affaires étrangères et les Nations Unies, que le centre cesse définitivement d’opérer, ce qui s’est produit en octobre 2006, il y a quelques jours. Telles sont les évolutions principales s’agissant de cette question.
M. Quinn: Oui, mais par votre intermédiaire les 5 millions seront réclamés…
M. G. KOUMOUTSAKOS: Je ne pense pas qu’il soit question pour nous de demander cette somme.
M. Quinn: Il existe un représentant du ministère des Affaires étrangères auprès des Nations Unies. Par conséquent, il peut aller…
M. POLATOS: Vous avez dit que les relations gréco-américaines sont actuellement dans une période de maturation. Est-ce que dans ce contexte de maturation et de coopération stratégique, les Américains ont pris la peine d’informer le gouvernement grec et le ministère des Affaires étrangères qu’ils perçoivent la minorité musulmane de Thrace comme une minorité turque. Est-ce qu’ils ont informé le ministère et le gouvernement avant de faire des déclarations publiques et est-ce que, après que cette question a de nouveau été soulevée par le représentant américain auprès de l’OSCE, le gouvernement grec a demandé explicitement aux Américains de modifier, remanier, voire même retirer leur y relative concernant l’existence d’ « une minorité turque ».
M. G. KOUMOUTSAKOS: Toutes les actions nécessaires ont été entreprises dans ce sens. Vous le savez. Par ailleurs, il été mentionné que la question a été abordée lors de la récente rencontre de la ministre avec l’Ambassadeur des Etats-Unis en Grèce. De plus, une rencontre entre le Secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, M. Rokanas et M. Ries. Par conséquent, toutes les actions nécessaires, outre ces deux rencontres, ont été entreprises dans ce sens.
M. POLATOS: Ma question était différente, si vous le permettez. Est-ce que le gouvernement grec et le ministère des Affaires étrangères ont été informés avant les déclarations publiques des Américains au sujet de l’existence, à leur opinion, d’une minorité musulmane turque ?
M. G. KOUMOUTSAKOS: L’opinion des Etats-Unis sur les questions relatives aux minorités est certes connue en Grèce. Il s’agit d’une prise de position publique sur leur manière de considérer la question des minorités.
Mme FLORES: Concernant la visite de M. Gul à Athènes. Qu’est-ce qu’attend le gouvernement grec de cette visite et quelles questions seront abordées ? Est-ce que M. Gul s’entretiendra avec d’autres hauts fonctionnaires du gouvernement grec ? Est-ce que M. Gul aura des rencontres informelles, à savoir, si celui-ci après la visite officielle des deux jours, se rendra à Thrace ou dans une autre région ?
M. G. KOUMOUTSAKOS: Comme vous le comprenez, il est trop tôt pour répondre à toutes ces questions. Je pense que nous aurons l’occasion, les jours qui viennent, d’aborder cette question plus en détail.
La seule chose que je puisse dire est – ce qui a en quelque sorte été mentionné ou annoncé - qu’à l’issue de la rencontre entre la ministre des Affaires étrangères et M. Gul à New York, des décisions relatives à l’enrichissement des mesures de confiance déjà existantes seront prises. C’est tout ce que je peux vous dire à ce stade. Mais je suis certain que nous reviendrons sur cette question et vous aurez alors une image complète de la situation.
Je vous remercie.