Athènes, le 18 mars 2007
Les relations bilatérales traditionnellement excellentes entre la Grèce et l’Italie ainsi que les crises internationales et les questions d’intérêt commun, comme la lutte contre le terrorisme et l’immigration clandestine ou encore la situation dans les Balkans figureront en tête de l’agenda de la ministre grecque des Affaires étrangères, Mme Bakoyannis qui sera lundi à Rome en vue d’avoir des consultations avec son homologue italien, M. Massimo D’Alema. La ministre grecque des Affaires étrangères sera par la suite reçue par le Président de la République, M. Giorgio Napolitano.
«Les relations entre la Grèce et l’Italie sont excellentes, puisque nos pays sont unis par des liens forts et historiques communs d’amitié et d’alliance », a affirmé la ministre grecque à l’agence ANSA et poursuit « l’Italie est un pays qui a joué un rôle de premier plan dans l’histoire de l’Europe et avec la Grèce et elle a contribué de manière déterminante à la création de ce que l’on appelle la culture européenne ». Et la ministre de se référer aux problèmes relatifs au terrorisme et à l’immigration, deux questions qu’elle envisage d’aborder lors de sa rencontre avec M. D’Alema : « La coopération entre la Grèce et l’Italie face à ces grands défis modernes est étroite et efficace non seulement au sein des organisations internationales, comme les Nations Unies, l’UE et l’OTAN mais aussi dans le cadre d’initiatives auxquelles participent les deux pays, comme le Forum méditerranéen. Pour ce qui est du terrorisme il est clair que nous ne pouvons pas relâcher notre vigilance ni se contenter d’actions isolées. Bien au contraire, nous devons être vigilants et poursuivre notre coopération. D’initiatives importantes ont d’ores et déjà été prises au niveau communautaire pour le développement d’une stratégie internationale qui sera axée sur les principes de la démocratie et de l’Etat de droit ainsi que sur le respect des droits de l’Homme. Le succès d’une telle stratégie implique une coopération étroite avec les pays tiers non seulement pour lutter contre le terrorisme mais aussi contre ses faits générateurs ».
Et l’immigration clandestine représente pour la Grèce et l’Italie un défi commun supplémentaire, souligne la ministre qui poursuit « notre position géographique en Méditerranée ainsi que notre rôle en tant que « porte d’accès » en Europe attirent un très grand nombre d’immigrés vers nos deux pays, rendant la coopération indispensable. A cette fin, nous devons renforcer les mécanismes communautaires ainsi que les fonds y relatifs. Dans ce contexte, la Grèce soutient le renforcement du Service européen des frontières extérieures (Frontex) en vue de créer très rapidement un réseau de coopération efficace de l’UE pour effectuer des patrouilles continues en mer Méditerranée ».
En ce concerne le Kosovo, Mme Bakoyannis réitère la position commune de la Grèce et de l’Italie : « Nos pays souhaitent contribuer à la transformation de cette région qui a beaucoup souffert, en une région européenne de paix, de stabilité et de développement. Plus particulièrement, le problème de la définition du futur statut du Kosovo traverse une phase particulièrement critique. Il s’agit manifestement d’un processus complexe qui exige une l’attention particulière et de la volonté politique positive de la part de toutes les parties intéressées. Dans ce contexte, conclut la ministre, nous avons soutenu les efforts consentis par le médiateur des Nations Unies, M. M. Ahtisaari ainsi que par la communauté internationale afin d’atteindre un compromis qui nous permettra d’arriver à une solution durable et équilibrée qui garantira l’égalité des droits, des opportunités de développement et de bien-être pour tous ses citoyens, conformément aux principes et aux valeurs de l’Europe unie.