Points principaux :
· (Sur la préparation du Sommet UE – Russie) : « La Grèce soutient le renforcement de la relation UE – Russie et l’élargissement du champ de coopération à des questions ayant un impact direct sur la vie quotidienne de nos citoyens, telles que les relations commerciales, la participation de la Russie à l’Organisation mondiale du Commerce ainsi que l’engagement d’une discussion à fond sur la libéralisation du régime des visas, une question qui revêt une importance majeure pour le tourisme en Grèce, ce que j’ai également souligné dans mon intervention aujourd’hui ».
· (Sur le Conseil d’association UE – Turquie) : « La Grèce soutient pleinement la perspective d’adhésion de la Turquie. Il est du devoir de l’Europe de parler de nouveau à la Turquie avec franchise. Les messages ambigus privent cette relation d’oxygène et sapent le processus de réforme en Turquie ».
· « S’agissant des questions d’intérêt particulier pour la Grèce, la position commune [de l’UE] s’aligne pleinement sur les positions grecques et nos propres sensibilités particulières. Pour ce qui est des relations de bon voisinage et la question chypriote, le Conseil réitère les conclusions très positives du dernier Conseil de décembre – des conclusions que nous avons négociées – et une référence est de nouveau faite au droit de la mer. Dans sa position commune, l’UE salue également l’adoption des dernières mesures de confiance entre la Grèce et la Turquie ainsi que le nouvel effort de rapprochement et de coopération entre nos deux pays. Enfin, sont notées les obligations de la Turquie à l’égard des minorités, leurs droits patrimoniaux et le Patriarcat œcuménique tandis qu’il y a une référence au récent avis y relatif de la Commission de Venise.
M. D. DROUTSAS : Les travaux des Conseils des Affaires étrangères et des Affaires générales viennent de s’achever il y a peu.
Lors de la session « Affaires générales », nous avons discuté de la préparation du Conseil européen de juin qui, comme vous le savez, portera sur des dossiers très importants tels que la Stratégie européenne pour l’emploi et le développement, la dite stratégie « Europe 2020 », le changement climatique ainsi que la préparation du sommet du G20 qui se tiendra au Canada.
Lors de la session « Affaires étrangères », nous avons évoqué l’efficacité de nos efforts communs en vue de lutter contre la piraterie au large de la Somalie. A cet égard, force est de rappeler que la Grèce a mis à disposition deux navires de la marine de guerre dans le cadre des opérations de l’UE et exerce actuellement la Présidence du Groupe de contact des Nations Unies chargé de la coordination au niveau mondial de la lutte contre la piraterie.
Nous avons également discuté du programme nucléaire iranien ainsi que de la question de sa coopération avec l’Agence internationale de l’énergie atomique. En outre, une discussion a été engagée sur la non-prolifération des armes nucléaires.
Un troisième dossier important qui a fait l’objet de nos discussions a été la préparation du sommet UE-Russie. Force est de réitérer la position de la Grèce. L’UE et la Russie ont les mêmes intérêts et sont confrontés aux mêmes défis. La Russie est notre partenaire stratégique et joue un rôle déterminant dans un bon nombre de questions internationales d’importance majeure. Pour tous ces motifs, la Grèce soutient le renforcement de la relation UE-Russie et l’élargissement du champ de coopération à des questions ayant un impact direct sur la vie quotidienne de nos citoyens, telles que les relations commerciales, la participation de la Russie à l’Organisation mondiale du Commerce ainsi que l’engagement d’une discussion à fond sur la libéralisation du régime des visas, une question qui revêt une importance majeure pour le tourisme en Grèce. Je l’ai également souligné dans mon intervention aujourd’hui, à savoir que la Grèce a besoin du tourisme en cette période de crise économique et les pays, tels que la Russie sont très importants. Par conséquent, la question de la libéralisation des visas pour les ressortissants de la Russie revêt une importance particulière pour la Grèce.
J’aimerais conclure cette déclaration en faisant une brève remarque relative au Conseil d’association UE – Turquie qui se tiendra cet après-midi. Comme vous le savez, la position commune de l’UE met l’accent sur la promotion de la réforme constitutionnelle en Turquie et salue l’intention y relative du gouvernement turc. Par ailleurs, on signale également la nécessité d’engager un dialogue élargi avec toutes les forces politiques et la société civile en Turquie dans un esprit de consensus.
Je voudrais de nouveau souligner que, sans ces réformes, sans ces changements structurels, aucune perspective réelle ne peut s’offrir à la Turquie et à la société turque pour ce qui est de l’adhésion de ce pays à l’UE. Si les engagements y relatifs ne se concrétisent pas et demeurent sans effet, toute discussion sur l’adhésion est de fait inutile.
Toutefois, la Grèce, comme vous le savez, soutient pleinement la perspective d’adhésion de la Turquie. Il est du devoir de l’Europe de parler de nouveau à la Turquie avec franchise. Les messages ambigus sur une relation spéciale privent cette relation d’oxygène et sapent le processus de réforme en Turquie, un processus indispensable à son adhésion à l’UE.
S’agissant des questions d’intérêt particulier pour la Grèce, la position commune [de l’UE] s’aligne pleinement sur les positions grecques et nos propres sensibilités particulières. Pour ce qui est des relations de bon voisinage et de la question chypriote, le Conseil réitère les conclusions très positives du dernier Conseil de décembre – des conclusions que nous avons négociées – et une référence est de nouveau faite au droit de la mer.
Dans sa position commune, l’UE salue également l’adoption des dernières mesures de confiance entre la Grèce et la Turquie ainsi que le nouvel effort de rapprochement et de coopération entre nos deux pays.
Enfin, sont notées les obligations de la Turquie à l’égard des minorités, leurs droits patrimoniaux et le Patriarcat œcuménique tandis qu’il y a une référence au récent avis y relatif de la Commission de Venise.
Je pense que nous sommes très satisfaits de cette position de l’UE au Conseil d’association avec la Turquie. Encore une fois, les questions d’intérêt particulier pour la Grèce sont notées et prises en considération à part entière par la position commune de l’UE.
JOURNALISTE : Avez-vous eu une rencontre avec M. Davutoglu en vue de la visite de M. Erdogan à Athènes ?
M. D. DROUTSAS : Non, aucune rencontre n’a eu lieu car nos programmes étaient déjà chargés. Nous aurons éventuellement une rencontre demain lors de la session du Comité des ministres du Conseil de l’Europe à Strasbourg.
JOURNALISTE : Vous avez discuté de la préparation du Sommet du G20. Est-ce que des mesures supplémentaires pourraient être éventuellement prises en vue de protéger les marchés contre les spéculateurs, suite à l’initiative et à la rencontre tenue entre M. Papandréou et le Président américain à Washington ?
M. D. DROUTSAS : Comme vous le savez, il s’agit d’une initiative lancée par le Premier ministre grec. Ces questions ont été abordées et sont en cours de discussion et si je ne me trompe pas, lors de la réunion extraordinaire de l’Ecofin hier des réflexions y relatives ont été présentées sur le débat qui doit être engagé.
JOURNALISTE : Monsieur le ministre, votre commentaire sur les actes de vandalisme commis contre l’Office hellénique du Tourisme à Bruxelles ?
M. D. DROUTSAS : Il s’agit sans aucun doute d’un acte condamnable. Ces actes de vandalisme sont regrettables, comme vous l’avez-vous aussi affirmé. Nous devons condamner tout recours à la violence. Malheureusement en Grèce nous sommes devenus témoins d’incidents tragiques car certains groupes extrémistes ont profité des manifestations de ces derniers jours à Athènes pour recourir à la violence. Nous avons déploré la mort de personnes innocentes. Tout recours à la violence est condamnable.
JOURNALISTE : Au Conseil de juin, la question de l’ARYM sera-t-elle abordée ? A quel stade se trouvent les travaux de préparation ? Quelles sont les intentions de la présidence espagnole ?
M. D. DROUTSAS : Nous avons encore discuté de cette question. Comme vous le savez, un processus et une discussion sont en cours sur l’élargissement ultérieur de l’Union européenne. La position grecque a été rendue publique dès le début. Nous soutenons l’élargissement ultérieur de l’UE, notamment aux pays des Balkans occidentaux. L’initiative de la Grèce est également connue, ledit Agenda 2014, tout comme les efforts consentis par la Grèce et le gouvernement grec sur le règlement de la question de l’ARYM, un processus de règlement mené sous l’égide des Nations Unies.
La Grèce a fait preuve de ses intentions, de son attitude constructive et a formulé ses propositions. Nous nous attendons à ce que les chefs politiques de l’Ancienne République yougoslave de Macédoine adoptent une attitude constructive afin que ce pays puisse adhérer à l’Union européenne, une fois que la question du nom sera réglée.