Page d’accueil | Plan du site | Version texte | FAQs | Recherche |   Grec |  Anglais |  Français | 
Le bâtiment du ministère des Affaires étrangères

Emblème de la République hellénique


La Grèce en Europe
Le MinistèreActualitéPolitique étrangèrePolitique européenneDiplomatie économiqueLa Diaspora grecqueServicesHellenic AID
» Actualité
Envoyer cette page par e-mail Imprimer cette page

Athènes, le 10 mars 2010

 

  

MME R. BIZOGLI : Nous allons à Washington où se trouve notre correspondant, Nikos Meletis avec le ministre adjoint des Affaires étrangères, M. Dimitris Droutsas pour voir les résultats des contacts du Premier ministre. Bonjour depuis Athènes.

 

M. N. MELETIS : Bonjour.

 

M. D. DROUTSAS : Bonjour depuis Washington.

 

M. N. MELETIS : J’aimerais commencer par poser une question au ministre adjoint. Un premier bilan de la visite à Washington du Premier ministre qui s’achève demain.

 

M. D. DROUTSAS : Le bilan de la visite du Premier ministre à Washington ne peut être que positif, outre la question de l'exemption de visas, le programme d'exemption de visas auquel participe officiellement la Grèce et que le Président Obama a annoncé au Premier ministre grec lors de sa visite d’aujourd’hui. Je pense que cela est un résultat très positif.

 

Cela étant, nous avons eu une très bonne discussion portant sur les moyens de lutter contre la crise économique de la Grèce mis en œuvre par le gouvernement et le peuple grec, sur le soutien des Etats-Unis, un message clair de soutien à la Grèce.

 

Nous avons également abordé les questions relevant de la politique étrangère, les questions d’intérêt grec en particulier, comme les développements de la question chypriote, les relations Grèce-Turquie, le rôle de la Grèce dans les Balkans et la question du nom de l’Ancienne République yougoslave de Macédoine.

 

Permettez-moi de souligner que le message de la Grèce, le message du Premier ministre grec concernant les questions de politique étrangère était que la Grèce acquiert de nouveau une voix, un rôle dans les développements internationaux, notamment dans notre voisinage direct, les Balkans, au Moyen-Orient. Donc la Grèce est de nouveau un allié et un partenaire fiable.

 

MME R. BIZOGLI : Monsieur Droutsas, cette politique de soutien, comme vous l’avez dit, le vote de confiance que nous avons reçu de la part des Etats-Unis et dont a parlé hier le Premier ministre est-ce que la Grèce doit payer une contrepartie?

 

M. D. DROUTSAS : Souvent je l’entends dire, à savoir que quand on va quelque part, notamment aux Etats-Unis à Washington pour des rencontres la Grèce doit toujours avoir une certaine contrepartie à donner. Je pense qu’il est grand temps de clarifier ces mythes.

 

La Grèce a des positions claires et immuables sur toutes les questions la concernant; Elle a un rôle à jouer dans les développements internationaux. La Grèce n’a pas besoin de donner de contrepartie pour bénéficier du soutien dont elle mérite pour toutes les questions la concernant.

 

M. K. ARVANITIS : Nous aimerions poser des questions M. Droutsas et à ce stade nous aimerions dire aux téléspectateurs que nous avons avec nous, deux très bons confrères, M. G. Kyrtsos et M. G. Lakopoulos.

 

M. G. KYRTSOS : Quelle est notre position concernant l’Afghanistan. Est-ce que la présence militaire sera renforcée, irons-nous dans des régions dangereuses ? Car par exemple aux Pays-Bas le dossier afghan a fait chuter le gouvernement. Nous savons que les dirigeants américains veulent le soutien européen. Comment avez-vous géré cette question ?

 

M. D. DROUTSAS : Bonjour à vous également. J’aimerais être clair concernant la question de l’Afghanistan. Le Président Obama a exprimé son estime à l’égard de la Grèce et du gouvernement grec pour leur contribution à la question de l'Afghanistan, compte tenu de la situation financière difficile dans laquelle se trouve notre pays.

 

Permettez-moi de dire que la Grèce n’a rien demandé de plus. La contribution de la Grèce suscite des sentiments de satisfaction et selon l'appréciation commune nous devrons à l'avenir, pour ce qui est du dossier afghan, concentrer notre attention sur le point suivant : permettre au peuple afghan de prendre en main l'avenir de son pays.

 

Et nous pourrons y contribuer en apportant une bonne formation aux forces postées en Afghanistan, non seulement au niveau des forces de sécurité, mais à tous les niveaux. Et là, la Grèce peut jouer un rôle important.

 

M. K. ARVANITIS : Monsieur le ministre, me faisant l’avocat du diable, je pourrais dire que nos efforts concernant l’exemption de visas ont aboutis et nous attendons de voir ce qu'il en sera de nos grandes questions nationales. Un commentaire à ce sujet. Qu'avons-nous obtenu?

 

M. D. DROUTSAS : Le plein soutien des dirigeants américains.

 

M. K. ARVANITIS : Est-ce que cela a un coût ?

 

M. D. DROUTSAS : Nous avons eu une très bonne discussion concernant l’approche de la Grèce et du gouvernement grec pour ce qui est des questions de politique étrangère.

 

Dès le début de son mandat, le gouvernement grec exerce de nouveau une politique étrangère axée sur les initiatives, notamment pour ce qui est de notre voisinage direct et cela a fortement été apprécié. Et je me réfère ici tout particulièrement à la question des Balkans et à la proposition, l’initiative de la Grèce, l’Agenda 2014 pour la perspective européenne d’adhésion des pays des Balkans occidentaux.

 

Tout comme a été appréciée la politique qu'entend exercer le gouvernement grec vis-à-vis de la Turquie, ce nouvel effort de coopération avec la Turquie. C'est ce que nous nous efforcerons de faire dans un avenir proche.

 

M. N. MELETIS : Monsieur Droutsas, j’aimerais vous poser la question suivante : la partie américaine, non seulement hier avec Mme Clinton, mais aussi les mois et les semaines précédentes, s'intéresse particulièrement au rapprochement euro-atlantique et à l'intégration des pays des Balkans occidentaux, y compris Skopje. Un obstacle notable à ce parcours est la question du nom. Est-ce que cela ne créé par pour la Grèce une pression supplémentaire de parvenir à une solution à la question du nom, qui plus est lorsque nous savons que le mois de novembre est une date butoir et le sommet de l’OTAN ? Avez-vous ressenti cette pression ici aux Etats-Unis pour la question du nom ?

 

M. D. DROUTSAS : Je serais catégorique. Nous n'avons ressenti aucune pression dans ce sens, que ce soit hier lors de ma rencontre avec Mme Clinton ou encore aujourd'hui avec M. Obama. Et permettez-moi d’expliquer pourquoi il n’est pas question de pression.

 

La Grèce, le gouvernement grec ont dès le début dit qu'ils souhaitaient la résolution de cette question. Nous avons devant nous la perspective européenne de tous les pays des Balkans occidentaux et de l'Ancienne République yougoslave de Macédoine. Une des conditions toutefois est la résolution de la question du nom. Cela est clair et nous savons sur qui la pression est réellement exercée. Les positions de la Grèce concernant cette question sont claires et connues aux Etats-Unis. C’est ce que nous avons appelé la ligne nationale rouge, une appellation avec détermination géographique et pour tous les usages. Cela est bien compris et je pense que les Etats-Unis aideront dans ce sens.

 

M. G. LAKOPOULOS : Monsieur Droutsas, vous avez dit que le climat est meilleur. Nous avons dit que la Grèce et la politique étrangère grecque jouissaient de la confiance et du soutien de Washington. N'est-ce pas, et si je comprends bien vous avez annoncé quelques initiatives du Premier ministre concernant les questions de politique étrangère à la suite de ce climat positif.

 

Mais dans ce jeu nous ne sommes pas les seuls, il y a l’autre partie, il y a Skopje, il y a la partie turque et il y a aussi les difficultés dans le dossier chypriote. Vous avez dit qu’aucune pression n’avait été exercée sur la Grèce, je pense qu’il en va de même pour les autres. Par conséquent, qu’est-ce qui permettra de faire évoluer les choses vers une solution, que ce soit dans l’une ou l'autre question ?

 

M. D. DROUTSAS : Je pense que la mobilité dont a fait preuve le gouvernement grec ces derniers mois a été déterminante. Comme je l’ai dit à plusieurs reprises, grâce à la politique que nous exerçons, nous prenons de nouveau les rênes, nous montrons la direction à prendre et les autres doivent suivre.

 

M. G. LAKOPOULOS : Cela est positif, mais je pense que les positions du gouvernement de Skopje concernant la question du nom ne semblent pas changer, les avions turcs continueront de voler au dessus de Skyros, quant au chapitre chypriote nous avons les positions données d'Ankara. Comment les choses vont-elles évoluer? C'est ce que j'essaie de comprendre.

 

M. D. DROUTSAS : Ecoutez, énumérer les questions existantes n’est pas vraiment d’une aide précieuse. C’est la raison pour laquelle nous montrons cette mobilité, nous prenons les initiatives, pour pouvoir résoudre toutes les questions que vous avez énumérées.

 

Concernant la question du nom de l’Ancienne République yougoslave de Macédoine, nous pris de nouveau les rênes, nous montrons la direction à suivre. Je pense que la pression est maintenant de l’autre côté. Nous voulons trouver la solution à laquelle nous aspirons de manière constructive et dans un esprit d’ouverture.

 

En ce qui concerne les questions que vous avez soulevées avec la Turquie, c’est exactement dans ce sens que nous entendons aller avec notre politique. Nous voulons la coopération avec la Turquie. La politique que nous avons exercée pendant la période 1999-2004 est un précédent positif pour nous. Ce sont nos expériences, c'est notre guide si vous voulez. Et à travers cette politique nous espérons que la Turquie aura un esprit constructif afin que nous pourrons établir une relation d’amitié constructive.

 

M. G. LAKOPOULOS : J’aimerais avoir une information si vous le voulez bien. Le Premier ministre a invité le président américain en Grèce, y a-t-il du nouveau sur ce front ?

 

M. D. DROUTSAS : Le Premier ministre grec a adressé une invitation au Président américain, cela va de soi.

 

Et je vais vous dire en toute honnêteté quelle a été sa réaction, la réaction spontanée de M. Obama qui a révélé qu'il était navré de ne pas avoir visité la Grèce jusqu'à présent, de ne pas avoir eu l'occasion de le faire et son intention est de saisir la première occasion pendant son mandat pour venir dans notre pays. Et si possible, qu’il profite de sa visite pour se rendre dans une de nos belles îles.

 

M. G. LAKOPOULOS : Est-ce que cette visite pourrait voir lieu maintenant, dans le courant de l’année 2010 ?

 

M. D. DROUTSAS : Vous ne devez pas faire une mauvaise interprétation de mes propos. Il s’est lui-même référé à son mandat présidentiel, mais je pense qu'il ne serait pas sérieux de notre part de dire des choses que nous ne connaissons pas à l'heure actuelle.

 

M. N. MELETIS : Le mandat présidentiel dure cinq ans.

 

M. G. LAKOPOULOS : Je pense que ce que vous nous avez dit est suffisant.

 

MME R. BIZOGLI : Monsieur Droutsas, j’ai une autre question : que devons-nous attendre du prochain sommet du G20?

 

M. D. DROUTSAS : Cela a été l'une des questions importantes qui ont fait l'objet de la discussion entre le Premier ministre grec et M. Obama.

 

Comme vous le savez, après la visite de M. Papandréou à Berlin et sa rencontre avec la chancelière allemande, Angela Merkel et après sa visite à Paris et sa rencontre avec le Président de la République, M. Sarkozy, ils ont communiqué leur volonté commune, ainsi que M. Juncker, président de l'Eurogroupe, de lutter contre la spéculation des marchés internationaux.

 

Cette question préoccupe les Etats-Unis, le Président américain et il a été dit que les Etats-Unis et l'Union européenne s'efforceront de concert dans le cadre du G20 de trouver les moyens appropriés pour lutter contre cette spéculation.

 

Je pense que c’est une initiative très importante, un succès - oserais-je dire - du Premier ministre grec et de la Grèce qui a engagé cette initiative avec nos partenaires de l'Union européenne et il y aura une coopération avec les Etats-Unis.

 

M. G. DRAKOPOULOS : Monsieur le ministre, s’agissant de cette question, ces derniers jours on entend parler – le Premier ministre a également évoqué cette question – de cette initiative prise par le Premier ministre lui-même, Mme Merkel, M. Sarkozy et M. Juncker. Toutefois, nous ne savons rien de précis sur cette initiative. Que signifie exactement une initiative contre les spéculateurs ? Allons-nous créer un fonds, convoquer une conférence ?

 

M. D. DROUTSAS : Je vous prie de faire preuve de patience. Dans les jours à venir vous aurez tous les détails sur cette initiative.

 

La seule chose que je puisse vous dire est qu’au premier stade les quatre dirigeants, Mme Merkel, M. Sarkozy, M. Juncker et le premier ministre grec, M. Papandréou adresseront une lettre au Président de la Commission européenne, M. Barroso.

 

Comme vous le savez, la Commission européenne en tant qu’institution compétente en la matière, élaborera les propositions appropriées et examinera la mise en place des dispositifs appropriés ce qui conduira à l’adoption des mesures précises par l’Union européenne en vue de lutter contre la spéculation internationale.

 

M. K. ARVANITIS : Monsieur le ministre, que demandez-vous de la communauté grecque de l’étranger – puisque les Grecs de l’étranger regardent aussi notre émission – en l’état actuel des choses ?

 

M. D. DROUTSAS : Tout d’abord, je voudrais remercier la communauté grecque aux Etats-Unis qui nous a  accueillis très chaleureusement et dès les premiers instants nous a assuré de son plein soutien, ce qui est très important.

 

En outre,  nous venons d’assister à un dîner avec des membres de la communauté grecque lesquels nous ont assuré de leur plein soutien. Nous avons eu une discussion importante et très constructive lors de laquelle de très bonnes propositions ont été formulées à l’intention du Premier ministre concernant la façon dont nous pourrons ensemble lutter contre la crise financière en Grèce. Des idées et des initiatives qui nous permettront d’attirer des investissements en Grèce ce qui contribuera au développement ultérieur de l’économie grecque. Je voudrais encore une fois remercier la communauté grecque.

 

M. G. LAKOPOULOS : Une dernière question : hormis les investissements auxquels vous vous êtes référés, est-ce que lors de ce dîner une discussion a été engagée sur l’initiative de M. Petsalnikos, une initiative qui a été désormais placée sous l’égide du Président de la République, concernant une aide financière versée au fonds de solidarité par les hommes d’affaires ou des Grecs de l’étranger ?

 

M. D. DROUTSAS : Le Premier ministre a eu l’occasion d’informer la communauté grecque de cette initiative et nous verrons maintenant comment on pourra appliquer en pratique certaines de propositions abordées.

 

M. N. MELETIS : Pour la petite histoire, ce dîner a été appelé « le dîner des quelque 80 milliards de dollars », car c’est à cette somme qu’est estimée la fortune des Grecs de l’étranger qui ont assisté à ce dîner.

 

Mme BIZOGLIS : Bon. Je vous remercie tous les deux. Bonne journée.

 

M. N. MELETIS : Nous devons remercier le ministre car il est minuit ici.

 

M. K. ARVANITIS : Bien sûr, nous vous remercions beaucoup monsieur le ministre et toi Nikos.

 

M. D. DROUTSAS : Merci également.

 

 




Greece at a glance

© Copyright 2010 Ministère des Affaires étrangères
Nous contacter| Clause de responsabilité | Librairie| RSS
Le Ministre
Le Ministre adjoint
Secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères
Secrétaire général
Secrétaire général aux Affaires européennes
Secrétaire général des Relations économiques internationales et de la coopération au développement
Secrétaire général adjoint des Relations économiques internationales et de la coopération au développement
Secrétariat spécial pour le développement des programmes internationaux
Structure
Missions grecques à l'étranger
Histoire du Ministère
Conventions internationales
Curriculum Vitae
Agenda
Déclarations-Discours
Contact
Mot de bienvenue du ministère des Affaires étrangères
Dimitris Droutsas
Spyros Kouvelis
Yannis-Alexis Zepos
Constantinos A. Papadopoulos
Secrétaire spéciale pour le développement des programmes internationaux
Service spécial de coordination et d'application des projets de financement
Mission et compétences
Organisation
Protocole
Académie Diplomatique
Unité de gestion des crises
Archives historiques et diplomatiques
Centre d'analyse et de planification
Fondation-Evolution
Installations
Dépêches
A la Une
Autres actualités
A la Une (archive)
Points de presse
Discours
Interviews
Agendas ministériels
Agenda
Les dernières dépêches
Les nouvelles de la semaine
Archives
Announcements before 11/2005
Ministre des Affaires étrangères
Le Ministre adjoint
Secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères
Régions géographiques
Diplomatie multilatérale
Conseil national sur la politique étrangère
Parlement et politique étrangère
Afrique Sub-saharienne
Amérique du Nord
Amérique Latine
Asie-Océanie
Europe
Europe du Sud-Est
Méditerrannée-Proche Orient
Russie-Europe de l'Est-Asie Centrale
Questions mondiales
Organisations internationales
Culture
La Grèce dans l' UE
Relations Extérieures-Elargissement
Marché intérieur - Politiques sectorielles
Affaires intérieures
Le Traité de Lisbonne
Présidence actuelle de l' UE
Le budget de l'UE
Le Bureau du Parlement européen
Objectifs et priorités
ESOAB
AGORA
Politique énergétique
Investissements en Grèce
Economie-Commerce
Secrétariat général des Grecs à l'étranger
Conseil des Grecs de l'étranger
Nous contacter
Espace Citoyens
VISAS
Espace Entreprises
Opportunités de carrière
Liens utiles
FAQs
Clause de responsabilité
Librairie
Au Ministère
Missions étrangères en Grèce
Missions grecques à l'étranger
Bureau d'informations
Service de traduction
Affaires consulaires
Assistance consulaire fournie par des Etats membres de l'UE
Visas nationaux
Visas Schengen
Visas pour les étrangers qui visitent la Grèce
Visas pour les Grecs qui visitent l'étranger
Concours
Appels d'offre
Opportunités financières & d'investissement
Opportunités de carrière au Ministère
Opportunités de carrière au sein d'Organisations internationales
La Grèce
Le Monde
Le rôle du SCIAD