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Jeudi, le 7 septembre 2006

 M. G. KOUMOUTSAKOS : Bonjour.

 

Comme vous le savez, la ministre des Affaires étrangères, Mme Dora Bakoyannis rencontrera aujourd’hui à 12h00 son homologue hollandais, M. Bernard Bot, au ministère des Affaires étrangères. Les questions qui seront abordées porteront, entre autres, sur les évolutions européennes, à savoir le Traité constitutionnel, l’élargissement ainsi que l’évolution des relations UE-Turquie, la présidence hellénique du Conseil de sécurité des Nations Unies, les évolutions relatives au Moyen-Orient, aux Balkans occidentaux et à la question Chypriote. Cette rencontre sera suivie d’un point presse.

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En ce qui concerne la présidence hellénique du Conseil de sécurité : le programme de la présidence hellénique pour le mois de septembre a été officiellement adopté par le Conseil de sécurité. Lors de notre dernière rencontre nous nous sommes référés aux axes du programme ainsi qu’à ses principales thématiques. Si vous désirez obtenir de plus amples informations à ce sujet, vous pouvez visiter le site web www.greeceun.org, où vous trouverez toutes les informations relatives aux activités de la présidence hellénique du Conseil de sécurité.

Je voudrais dire quelques mots sur la discussion thématique qui sera organisée par la présidence hellénique. Cette discussion, organisée sur initiative de la présidence hellénique, se déroulera le 20 septembre à New York et aura comme objet «Les défis de la coopération entre l’Organisation des Nations Unies et autres organisations régionales et intergouvernementales au sujet du maintien de la paix et de la sécurité internationales »

En ce qui concerne le contenu essentiel de cette discussion, je voudrais vous rappeler que le chapitre VIII de la Charte des Nations Unies prévoit la possibilté d’une coopération entre les Nations Unies et les organisations régionales dans le but de contribuer aux efforts déployés en faveur du règlement pacifique des différends et du maintien de la paix et de la sécurité internationales. Ce chapitre définit les modalités et le cadre de coopération avec l’ONU.

Depuis 1992, les Secrétaires généraux des Nations Unies, à commencer par le fameux programme pour la Paix « Agenda for Peace » (Agenda pour la Paix) de M. Boutros Boutros-Ghali, alors Secrétaire général, continuent jusqu’à nos jours de déployer des efforts afin de renforcer le rôle des organisations régionales et de rendre plus essentielle et efficace la coopération avec les Nations Unies. Il convient de souligner que le Secrétaire général des Nations Unies a récemment soumis un rapport y relatif.

Dans ce contexte, nous pensons donc que la discussion thématique proposée par notre pays sera le tremplin pour l’élaboration ultérieure de pensées et de propositions visant à promouvoir la coopération des Nations Unies avec les organisations régionales.

Cette rencontre devrait donner lieu à l’adoption de la déclaration présidentielle qui comportera des idées et des propositions nouvelles. Certes, le projet de la déclaration présidentielle sera élaboré par les membres du Conseil de sécurité.

Plusieurs organisations internationales, à savoir, l’Union africaine, la Communauté des Etats indépendants, le Conseil de l’Europe, l’Union arabe, l’OTAN, l’OSCE, l’Union européenne et autres organisations ont été invitées à participer à cette réunion spéciale.

 

En outre, je voudrais vous informer que la Ligue arabe a officiellement demandé la convocation d’une réunion du Conseil de sécurité au niveau ministériel, afin d’examiner le règlement du conflit israélo –arabe à tous les niveaux. Ils ont demandé à la présidence hellénique du Conseil de sécurité de prendre en considération cette proposition et d’explorer de concert avec les membres du Conseil la possibilité d’organiser une telle réunion. La présidence hellénique, en concertation avec les autres membres du Conseil de sécurité, est en train d’examiner la proposition de l’Union arabe. Si une évolution survient quant à cette question, je vous informerai.

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En ce qui concerne le programme de la ministre des Affaires étrangères :

 

Mme Bakoyannis part demain, vendredi 8 septembre pour Thessalonique afin de participer à la 71ème Exposition internationale de Thessalonique.

 

 

Mme Bakoyannis rencontrera, le 12 septembre à Athènes, le ministre chargé des Affaires européennes du Royaume-Uni, M. Geoffrey Hoon. Des questions relatives à l’évolution des relations UE - Turquie, à la question chypriote ainsi que des questions d’intérêt international qui seront débattues au sein des Nations Unies figureront à l’ordre du jour de cette rencontre.

 

En outre M. Hoon s’entretiendra avec le ministre adjoint chargé des Affaires européennes, M. Valinakis. Lors de leur discussion, M. Valinakis et M. Hoon aborderont des questions relatives à l’UE, à savoir, le budget communautaire, l’Avenir de l’Europe, la politique agricole commune, la libre circulation des travailleurs et les évolutions survenues dans les Balkans occidentaux.

 

Mme Bakoyannis effectuera jeudi 14 septembre des visites à Belgrade et à Pristina où des rencontres avec le gouvernement serbe et des hauts fonctionnaires au Kosovo sont prévues. D’après les informations que nous avons jusqu’à présent, la ministre ne rencontrera pas M. Ceku parce que ce dernier sera aux Etats-Unis. Toutefois, au Kosovo la ministre rencontrera tous les hauts fonctionnaires et bien entendu le représentant des Serbes du Kosovo.

Cette visite a lieu avant la participation de la ministre au Conseil « Affaires générales et Relations extérieures » de l’UE qui se tiendra les 14 et 15 septembre à Bruxelles. La ministre, à l’issue de la réunion, partira pour New York où elle participera aux travaux de l’Assemblée générale et bien entendu aux rencontres qui se tiendront au sein du Conseil de sécurité des Nations Unies conformément au programme que je vous ai annoncé.

 

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En ce qui concerne le programme des activités de MM. les ministres adjoints des Affaires étrangères :

 

 

Μ. Valinakis part aujourd’hui pour Nicosie où il rencontrera le Président de la République de Chypre et des hauts fonctionnaires du gouvernement chypriote dans le cadre des contacts et concertations permanents entre le gouvernement grec et chypriote.

 

Comme je vous l’ai dit, M. Valinakis s’entretiendra, mardi 12 septembre à 11h30, avec le ministre chargé des Affaires européennes, M. Geoffrey Hoon.

 

Jeudi 14 septembre à 15h00, M. Valinakis fera une allocution lors de la réunion commune du Comité ad hoc de droit international du Conseil de l’Europe et de la Cour pénale internationale qui aura lieu à Zappio Megaron.

 

Vendredi 15 septembre, M. Valinakis effectuera un déplacement à New York où il représentera notre pays au dialogue de haut niveau des Nations Unies pour la migration internationale et le développement. M. Valinakis participera avec la ministre des Affaires étrangères, Mme Dora Bakoyannis aux travaux de la 61ème Assemblée générale des Nations Unies.

 

J’aimerais ajouter que samedi 9 septembre à 12h00, la ministre des Affaires étrangères, Mme Bakoyannis accompagnée par le ministre adjoint des Affaires étrangères, M. Stylianidis, visitera le stand du service Hellenic Aid du ministère des Affaires étrangères à l’occasion de  la 71ème Exposition Internationale de Thessalonique.

 

Enfin, en ce qui concerne le programme du ministre adjoint des Affaires étrangères M. Stylianidis, il effectuera une visite de travail aux bureaux de l’Association d’entrepreneurs de la Grèce du nord à Thessalonique.

 

Mercredi, 13 septembre à 14h00, M. Stylianidis aura une rencontre protocolaire avec l’Ambassadeur de Suisse en Grèce, M. Paul Koller-Hauser.

 

Jeudi 14 septembre à 11h00, le ministre adjoint fera un discours lors du 1er Forum économique gréco-arabe à Zappion Megaron portant sur les relations gréco-arabes, qui est organisé par la Chambre de commerce gréco-arabe sous l’égide du ministère des Affaires étrangères. C’est tout en ce qui concerne les communiqués.

 

Vos questions s’il vous plaît.

 

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JOURNALISTE: Est-ce que nous savons quand la frégate partira de Chypre pour rejoindre la force de maintien de la paix au  Liban et est-ce que son rôle opérationnel a été défini, autrement dit la frégate fera-elle des arraisonnements ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS: Hier, le porte-parole du gouvernement a fait une déclaration y relative. Adressez-vous au ministère de la Défense nationale pour obtenir les informations relatives à cette question. Je n’ai rien de plus à ajouter à ce sujet.

 

JOURNALISTE: Avez-vous un commentaire à faire sur la décision des tribunaux britanniques qui a permis aux clients de Mme Blair d’obtenir gain de cause ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Bien que je ne partage pas vos appréciations, je constate que la décision rendue hier par les tribunaux britanniques constitue une étape intermédiaire à cette procédure. La décision n’est pas définitive. La partie chypriote a déjà affirmé qu’elle ferait appel de la décision et ce différend ne sera jugé  sur le fond qu’à l’issue de la procédure juridique.

 

En tout cas, notre pays soutient la nécessité de satisfaire aux droits de propriété des grecs chypriotes déplacés sur la base des dispositions du Droit internationale et la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme.

 

Cela dit, la partie chypriote a déjà fait part de ses positions. Nous avons la déclaration du Procureur général concernant cette question ainsi que les déclarations du porte-parole du gouvernement chypriote, M. Pasiardis.

 

Je voudrais juste dire qu’après une première lecture de la décision il résulte que la raison mise en avant par le tribunal britannique de ne pas exécuter immédiatement la décision rendue par le tribunal chypriote est évidemment de nature procédurale. Le tribunal ne s’est pas prononcé sur le fond de la question.

 

En outre, l’exposé des motifs comporte toute une série d’éléments qui sont mentionnés dans la déclaration de M. Passaridis et donnent une image plus complète sur les aspects de cette décision. Nous devons considérer avec grande attention ces éléments car ils sont d’une importance majeure et en règle général ils confirment des faits qui sont admis, à savoir que les propriétaires légaux des biens sur les territoires occupés sont les Chypriotes grecs qui ont été dépourvus de leur propriété en raison de l’occupation.  Et que les dites « lois » du pseudo Etat ne peuvent pas priver les propriétaires légaux de leur terre. Il y a aussi d’autres éléments qui doivent faire l’objet d’une évaluation et d’une attention particulière.

 

JOURNALISTE: Monsieur le porte-parole, je voudrais vos commentaires concernant l’article publié au Financial Times, d’après lequel M. Ren propose de recourir au tribunal pour régler la question du Protocole. Quelle est l’opinion du ministère des Affaires étrangères sur cette question ? Est-ce que le ministère est informé à ce sujet et si tel est le cas, quelle notre position ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS: Je suis au courant de cet article relatif aux déclarations de M. Ren. Je suis également au courant des déclarations faites non seulement par M. Ren, mais aussi par d’autres hauts fonctionnaires européens, à savoir que la Turquie doit s’acquitter de ses obligations.

En ce qui concerne notre prise de position, je répèterais que la seule voie réellement sûre pour un parcours sans heurts de la perspective européenne de la Turquie est que cette dernière s’acquitte des obligations qu’elle a assumées et respecte les conditions qui ont été définies par l’Union européenne.

 

Telle est la seule voie sûre. Telle est le parcours le plus sûr. Et honnêtement, je ne peux m’imaginer comment quelqu’un pourrait choisir de s’engager sur un chemin particulièrement sinueux, dangereux et étroit, au lieu d’opter pour cette voie sûre. Le chemin incertain du non-respect des recommandations européennes, des conditions préalables, des principes et des valeurs européennes.

 

JOURNALISTE: Je me demande, à juste titre, si notre pays, en dépit de tout cela, constate que la Turquie a réalisé des progrès, a fait des pas en avant de décembre 2004 à aujourd’hui. Constatez-vous des progrès ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : À d’autres questions similaires, j’ai répondu que l’on observait une « fatigue des réformes ». Cette constatation n’est pas seulement faite par la Grèce, elle est généralisée. Nous avons en effet, les observations de hauts fonctionnaires européens au cours de ces derniers temps.

 

Certes, nous attendons tous avec le plus grand intérêt le rapport sur les progrès réalisés par la Turquie ; ce rapport devrait être soumis par la Commission européenne dans le courant du mois d’octobre, ou éventuellement au début du mois de novembre.

 

JOURNALISTE: Je pose ma question différemment. Le gouvernement grec estime-t-il qu’une suite peut-être donnée au parcours d’adhésion de la Turquie si cette dernière n’exécute pas l’obligation de ratifier et d’appliquer le Protocole ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS :  La non exécution d’une obligation qui a été prise, comme celle de l’application du Protocole, sera une preuve tangible de l’incapacité [du pays] à répondre aux conditions européennes. Et c’est en tant que telle que la Turquie sera évaluée et jugée par l’Union européenne et ses Etats membres. Je rappelle que cette obligation n’est pas une obligation de la Turquie envers la République de Chypre seulement, mais envers l’Union européenne dans son ensemble. Par conséquent, c’est en tant que telle qu’elle sera jugée par l’Union européenne et bien entendu par le gouvernement grec.

 

JOURNALISTE: Pour clarifier ce que vous dites, M. le porte-parole. Si la Turquie n’accepte pas de soumettre le Protocole additionnel d’Union douanière devant son parlement pour ratification, qu’envisagera la partie grecque ? Va-t-elle réagir, le « bloquera » t-elle, ou bien acceptera-t-elle que le parcours de la Turquie se poursuive sans heurts ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : J’estime que ma réponse du début était assez claire et catégorique. La seule voie sûre pour que la Turquie puisse poursuivre son parcours européen est qu’elle s’acquitte pleinement des obligations qu’elle a contractées. Tout le reste revient à opter pour des voies difficiles, incertaines qui débouchent finalement sur des impasses. 

 

JOURNALISTE: Qu’attend la partie grecque de la rencontre qui aura lieu à Sofia sur le Kosovo et qui la représentera ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Lors de la rencontre du Groupe de contact qui aura lieu à Sofia avec des représentants des pays de l’Europe du Sud-Est, notre pays sera représenté par le responsable de la direction compétente, l’ambassadeur M. Christidis. D’ailleurs cette rencontre a lieu au niveau des directeurs politiques compétents.

 

Ce que la Grèce attend et espère est que des pas importants soient faits, pas qui permettront de donner de la consistance au processus de négociation et de déboucher sur une issue positive. Nous avons, à maintes reprises, répété qu’une issue positive procède d’une solution acceptée par les parties directement concernées. Pour ce qui est du reste, ce sont les positions principales auxquelles nous nous sommes maintes fois référées qui sont valables.

 

En ce qui concerne les actions futures, comme vous le savez, nous attendons le rapport qui sera soumis par l’envoyé spécial de l’ONU lors des pourparlers sur le futur statut du Kosovo, M. Ahtisaari, pendant la présidence grecque.

 

JOURNALISTE: A ce sujet. Mme Bakoyannis se rend-elle à Belgrade et au Kosovo avec une demande particulière ? Est-t-elle l’envoyée de l’Union européenne, ou bien de la Grèce ? Deuxième question, Mme Bakoyannis rencontrera-t-elle le ministre de l’Energie lors de sa visite aux Etats-Unis ? Quel est le programme de leur rencontre pour ce qui est de l’oléoduc Burgas – Alexandroupolis, etc. ? Merci beaucoup.

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : La visite de la ministre des Affaires étrangères à Belgrade et au Kosovo est une initiative grecque. Elle ne s’inscrit pas dans le cadre d’un mandat spécial assigné par l’Union européenne. L’intérêt permanent de notre pays pour les développements dans notre région et notamment pour la question du Kosovo est bien connu ; cette question est cruciale sur le plan de la stabilité et de la sécurité dans la région.

 

A ce stade, il convient de souligner que cette visite et ces contacts seront effectués en vue des discussions prévues dans le courant du mois de septembre devant le Conseil de sécurité, pendant la présidence grecque. Cela revêt une importance particulière, car nous devrons avoir une image claire de la situation qui prévaut des deux côtés. Et des pensées qui prévalent parmi les deux parties directement concernées.

 

Pour répondre à votre deuxième question. Je pense que l’objet des discussions s’impose de lui-même, si l’on s’en tient au domaine de compétences de l’interlocuteur de Mme la ministre. Par conséquent, des questions relatives à l’énergie seront abordées.

 

JOURNALISTE: Monsieur le porte-parole, j’aimerais poser la question suivante : Lors de la rencontre entre M. Poutine et M. Karamanlis qui a eu lieu il y a deux jours au Palais Maximos, à laquelle a bien entendu participé Mme Bakoyannis, M. Poutine a, entre autres, assumé la responsabilité de la sécurité du flux de pétrole de Novorossisk à Alexandroupolis. Autrement dit, il a, entre autres, soulevé des questions de sécurité. Je voulais savoir si parmi les thèmes abordés au Palais Maximos, il y eu l’éventuel soutien de la Russie quant à la promotion de questions nationales, comme par exemple la question chypriote, ou encore l’engagement du président russe de ne pas vendre à la Turquie des systèmes d’armement russes ultra perfectionnés. Y a-t-il eu des discussions dans ce sens ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : J’essaie de voir les liens qui existent entre les différents éléments que vous avez intégrés dans votre question. Tout cela n’est pas très clair pour moi.

 

Lors de ces discussions, tous les domaines concernant les relations Grèce – Russie ont été abordés.

 

En ce qui concerne la déclaration du Président russe portant sur la nécessité de sécurité au niveau de la distribution et du transport de l’énergie, il est évident que la sécurité énergétique est une question extrêmement importante. Par conséquent il s’agit d’une position bien claire que nous concerne tous. Cette question préoccupe la communauté internationale tout entière. Je n’ai aucun commentaire particulier à faire à ce sujet. Et je ne vois aucune relation avec les questions à caractère bilatéral ainsi qu’avec celles d’intérêt particulier pour la Grèce, à savoir, la question chypriote à l’égard de laquelle la position de la Russie a été traditionnellement, depuis longtemps, une position de principes. La Russie maintient une position de principes quant à la question chypriote et continue à la soutenir sans se laisser influencer par les discussions relatives aux questions énergétiques.

  

 

JOURNALISTE:  Je vous ai posé cette question il y a environ deux semaines : Est-ce que vous vous êtes informés si la Turquie a mené des exercices en mer Egée, aux environs de l’île de Limnos, violant ainsi le moratoire d’été ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS:  Il n’existe pas d’information dans ce sens, ni d’indication, d’après ce que je sais car j’ai déjà parlé de cette question avec la Direction compétente. Les dispositions prévues par le moratoire d’été sont respectées par les deux pays, sans aucune exception.

 

JOURNALISTE: (parle hors micro) … concernant les contacts bilatéraux de la ministre aux Etats-Unis et la visite du Premier ministre en Turquie, si les concertations se poursuivent.

 

M. G. KOUMOUTSAKOS: D’après ce que je sais, il n’y a rien de nouveau concernant la visite du Premier ministre en Turquie.

 

En ce qui concerne les rencontres bilatérales de la ministre aux Etats-Unis : Etant donné que le nombre de visites est grand et qu’il est très difficile de trouver le temps de toutes les effectuer, ainsi que celles demeurées en suspens, je ne peux pas à l’heure actuelle vous donner des informations complètes. Au cours des jours qui suivront et aussitôt que nous aurons le programme définitif des visites de la ministre, nous vous en informerons.

 

JOURNALISTE: Monsieur le  porte-parole, avez-vous des nouvelles concernant la visite de M. Gul à Athènes ? Et deuxièmement, M. Berisha viendra-t-il à Athènes ?

 

M. M. G. KOUMOUTSAKOS : En ce qui concerne la première question. D’après des articles publiés dans la presse, les dates des 2 et 3 octobre avaient été avancées. Il était question, d’après ces articles, que la visite de M. Gul à Athènes ait lieu pendant cette période. Ces dates n’ont finalement pas été retenues, pour des raisons de programme. A l’heure actuelle, une nouvelle date n’a pas été définie.

 

JOURNALISTE: (parle hors micro)

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Je n’ai rien de plus nouveau. Cela n’est pas très probable, à mon sens, quand on connaît le programme qui existe à l’heure actuelle. Toutefois, je ne peux m’engager là-dessus. Tout ce que je peux affirmer de manière catégorique dire est qu’une nouvelle date n’a pas été définie concernant la visite de M. Gul à Athènes.

 

JOURNALISTE: (parle sans micro) … visite du Premier ministre albanais à Athènes ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Effectivement, les concertations se poursuivent concernant la visite du Premier ministre albanais à Athènes. Je ne peux toutefois annoncer quelque chose officiellement maintenant. Et ce, entre autres choses, parce qu’il s’agit d’une visite au niveau de premier ministre.

 

JOURNALISTE: (parle hors micro)

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Je vous ai dit qu’une visite du Premier ministre albanais dans notre pays était prévue. Je ne peux vous donner plus de détails en ce moment précis.

 

Merci beaucoup.

 





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