Athènes, le 3 mars 2010
Sans négliger les difficultés qui étaient d’ailleurs connues dès le premier moment, jusqu’au dernier moment nous nous sommes employés à parvenir à un accord qui permettrait de limiter la hausse de la température mondiale en dessus de 2οC et qui nous laisserait le droit d’espérer.
Finalement cet accord n’a pas été atteint. En revanche, le texte de l’accord signé a été « faible » et comportait une référence vague et générale à la nécessité de réduire les émissions. De surcroît, dans ce texte qui n’est pas contraignant ne figure pas l’objectif mondial fixé lors de la Conférence. En outre, l’accord remet à plus tard, à 2010, la prise des décisions en invitant les dirigeants à faire preuve de la volonté politique nécessaire et à la traduire dans des actes. Les espoirs que l’UE a fondés sur la prise des engagements de la part de la communauté internationale pour limiter les émissions de CO2 ont été détruits et la Conférence qui a été qualifiée de la plus importante conférence au niveau international depuis celle de Kyoto a abouti à un résultat médiocre.
Nombreux ont été les facteurs qui ont contribué à l’échec de la Conférence. D’après une première évaluation des facteurs négatifs, on pourrait dire que le réel problème est le changement climatique, la réduction des émissions de gaz à effet de serre, l’arrêt du déboisement, la réduction des émissions provenant des transports aériens et maritimes internationaux. Toutefois, au lieu d’insister sur les questions citées ci-dessus, le débat politique ainsi que les médias ont mis l’accent sur la question du financement, une question indéniablement importante mais pas suffisante pour lutter contre ces problèmes, en conséquence de quoi aucun progrès n’a été réalisé concernant un grand nombre de questions liés au changement climatique. En outre, au cours des travaux de la Conférence il a été prouvé que la plupart des parties impliquées n’étaient pas prêtes à prendre des décisions contraignantes. D’une part, les Etats-Unis qui, en dépit de leur intention de procéder à la réforme du cadre juridique, ce qui leur aurait permis de prendre des engagements, n’ont pas pu finaliser les disposions nécessaires, tandis que l’UE n’avait pas encore réglé les questions relatives au financement. Beaucoup d’autres pays, et bien entendu, la Chine, ont suivi une approche attentiste jusqu’au dernier moment au lieu de prendre des engagements.
Toutefois, bien que les espoirs n’aient pas été réalisés à Copenhague, le processus de Copenhague demeure la seule voie pour lutter contre le changement climatique.
La Grèce a été l’un des pays pionniers dans la lutte contre le changement climatique. Dès le premier moment elle a été favorable aux engagements substantiels pour réduire les émissions de gaz à effet de serre en Europe et dans le monde entier. En outre, la Grèce est déterminée, parmi d’autres pays, à poursuivre les actions pour lutter contre le changement climatique. La Grèce n’a pas été satisfaite des décisions prises lors de la Conférence de Copenhague et a insisté sur la signature d’un texte légalement contraignant qui fixerait des objectifs précis relatifs à la réduction des émissions de gaz à effet de serre ainsi que des calendriers clairement définis pour l’application des mesures y relatives.
Outre ses obligations dans le cadre de l’UE, la Grèce par l’intermédiaire du ministère des Affaires étrangères, a entrepris des initiatives –renouvelées lors de la Conférence de Copenhague – pour établir des relations bilatérales et multilatérales en vue d’adopter en coopération avec les pays de la région des Balkans, de la Mer Noire et de la Méditerranée orientale des plans d’action régionaux. L’objectif de ces initiatives prises par la Grèce est de promouvoir le développement vert et la coopération entre ces pays à la lutte contre le changement climatique et en général, le développement socio-économique et la création d’un environnement de prospérité dans la région.