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(Traduction non officielle)

Athènes, le 28 juin 2007


M. G. KOUMOUTSAKOS : Bonjour. Lundi 2 juillet à 12h00, la ministre des Affaires étrangères, Mme D. Bakoyannis rencontrera le ministre des affaires étrangères de Lituanie M. Petras Vaitiekünas, qui effectue une visite de travail dans notre pays. Une conférence de presse aura lieu entre 13h00 et 13h15.

 

Les principaux thèmes abordés lors de cette discussion devraient être les résultats du Conseil européen qui s'est tenu récemment avec notamment la question du nouveau traité. Mais aussi les évolutions dans les Balkans occidentaux et le Kosovo. Les développements au Moyen-Orient, et bien entendu les relations économiques bilatérales et les questions relatives à l’énergie.

 

Mercredi 4 juillet, Mme la ministre se trouvera à Rome dans le cadre d’une visite officielle au Vatican. Il est prévu que le chef de l’Eglise catholique, le Pape Benoît XVI reçoive Mme la ministre en audience.

 

Par ailleurs, il est prévu une rencontre avec son homologue, l’archevêque Dominique Mamberti qui est Secrétaire chargé des relations avec les autres pays. Les entretiens porteront principalement sur les évolutions en Union européenne et les questions régionales.

…………………….

 

Les 5 et 6 juin, le ministre adjoint des Affaires étrangères, M. Y. Valinakis se trouvera en Slovénie, où il représentera notre pays aux travaux de la 4ème réunion informelle des ministres des Affaires étrangères des Etats méditerranéens membres de l’Union européenne.

 

Le ministre adjoint des Affaires étrangères, M. T. Kassimis se trouvera en Arménie, à partir du 26 juin, aux côtés du Président de la République, M. Papoulias qui effectue une visite officielle de trois jours dans ce pays.

 

Lundi 2 juillet à 12h00, le ministre adjoint des Affaires étrangères, M. E. Stylianidis recevra tour à tour au ministère des Affaires étrangères, les ambassadeurs de Hongrie, d’Irlande et d’Arabie Saoudite.

 

Jeudi 5 juillet à 12h30, M. le ministre adjoint aura une réunion privée avec le co-président du Comité interministériel mixte avec l'Azerbaïdjan. A 14h30, il proclamera l’ouverture des travaux du Comité interministériel permanent dans la salle «Sofianopoulou» au ministère des Affaires étrangères.

 

…………………….

 

En continuité de sa politique visant à promouvoir la réconciliation bicommunautaire et la construction d’une société multiethnique, le ministère des Affaires étrangères poursuit la mise en œuvre de programmes d’aide au développement à plusieurs niveaux dans la région en question.

 

Samedi dernier, à savoir le 23 juin, 86 Serbes du Kosovo de tous âges, qui avaient été déplacés suite à des incidents de violence entre les deux communautés, sont retournés au village Srpski Babus. Les nouveaux logements où seront hébergées ces familles ont été construits par l'ONG grecque «Perspective européenne», grâce au financement du Service d’aide internationale au développement du ministère des Affaires étrangères.

 

Il s’agit d’une initiative que saluent les autorités locales de la région, mais aussi les dirigeants de Pristina, initiative qui se poursuit avec la construction de lotissements similaires dans d'autres régions du Kosovo.

 

Dans la conjoncture actuelle politique sensible, notre pays continue à soutenir des actions visant à promouvoir la paix, la stabilité et le progrès dans les Balkans, jouant ainsi un rôle constructif reconnu par toutes les parties.

 

Avez-vous des questions ?

 

…………………….

 

M. POLATOS : Est-ce que lors de sa rencontre avec le chef de l’Eglise catholique la ministre des Affaires étrangères, Mme Bakoyannis soulèvera la question du caractère œcuménique du Patriarcat?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Oui. Cette question compte parmi celles qui seront soulevées par la ministre des Affaires étrangères.

 

M. POLATOS : (hors micro).  Pouvez-vous nous dire ce que nous pouvons en attendre ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Nous en parlerons après la rencontre. A ce stade, j’aimerais rappeler, pour que nous puissions avoir un aperçu global de la question, que lors de sa récente visite à Fanari, au Patriarcat œcuménique, le Pape Benoît XVI s’est, à plusieurs reprises, adressé au Patriarche Bartholomée en utilisant son titre « patriarche œcuménique », confirmant ainsi que la reconnaissance du Patriarche de Constantinople en tant que chef spirituel est bien entendu profondément enracinée dans la conscience des Chrétiens, orthodoxes et autres, mais aussi dans celle de tous les fidèles quelle que soit leur religion ou dogme.

 

M. KALARYTIS : Les lignes aériennes de Skopje ont-elles effectué des vols ou tenté d'effectuer des vols sous le nom «Macédoine». Si oui, y a-t-il eu une réaction de la partie grecque ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Depuis 1992, une pratique est mise en place : la Grèce n’octroie pas d’autorisation pour les vols effectués par les aéronefs de l’ARYM qui portent l’appellation « macédonien » ou « Macédoine », etc. En revanche, notamment après 1995, date de l’Accord intermédiaire, des centaines de demandes soumises par l’Ex-République yougoslave de Macédoine et concernant des vols d’aéronefs ne répondant pas à ces caractéristiques ont été acceptées et il n’y a eu aucun problème.

 

J’aimerais ajouter que des questions de ce genre ont des conséquences techniques en raison de la question demeurée en suspens et qui concerne la recherche d’une appellation qui soit mutuellement acceptable. La Grèce, comme vous le savez, souhaite très honnêtement que la question soit résolue.

 

L’atteinte d’une solution mutuellement acceptable aura des conséquences positives non seulement sur le plan de la normalisation des relations entre les deux pays, mais aussi pour le renforcement de ces relations au niveau politique et économique. Elle aura des conséquences positives pour la coopération régionale ainsi que pour le parcours euro-atlantique du pays voisin.

 

Nous attendons que l’autre partie fasse preuve d’une attitude constructive.

 

M. MELETIS : Ce que vous avez dit lors du point de presse précédent, ou celui d’avant, je ne me souviens plus exactement, est-il toujours valable ? A savoir que l’engagement de M. Molyviatis au sujet de l’adhésion de Skopje à l’OTAN en tant que FYROM n'est plus d'actualité?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Jamais je n’ai donné une telle réponse que ce soit lors de notre dernière rencontre, ou lors d'une rencontre antérieure. J’avais dit que la politique élaborée par le gouvernement grec ne pouvait être élaborée en tenant fi de certains développements.
Je n’avais pas dit que c’est dépassé ou autre chose. J’ai dit que le gouvernement grec a cette possibilité.

 

M. ΜELETIS : (hors micro)… Bref, donc maintenant est-il vrai que nous soutenons l'adhésion de ce pays sous le nom de FYROM?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Récemment la ministre des Affaires étrangères s’est positionnée à ce sujet lors d’une longue intervention devant le parlement hellénique en réponse à des questions de députés du PASOK. Je vous renvoie au discours et aux réponses de la ministre des Affaires étrangères dans son discours du 15 juin prononcé devant le parlement.

 

M. MELETIS : (Hors micro).

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : …que la candidature sera jugée de manière collective dans le cadre des institutions européennes et euro-atlantiques. Nous émettrons un jugement sur la base de l’application de la politique de bon voisinage, d’un esprit de conciliation substantielle dans le processus visant à atteindre une solution mutuellement acceptable et nous verrons si d’autres conditions sont remplies, comme la pleine satisfaction de l’Accord d’Ohrid, l’application ferme de l’Etat de droit, le fonctionnement démocratique et efficace de la justice, la lutte efficace contre tout type de contrebande, dont le trafic d’armes.

«Nul besoin d’ajouter», dit la ministre des Affaires étrangères dans son discours, «que la perspective d’adhésion de Skopje à l’OTAN sous l’appellation constitutionnelle «République de Macédoine», n’existe tout simplement pas».

 

M. SPYROPOULOS : Une question au sujet du Patriarcat œcuménique et du caractère œcuménique du Patriarche. Le gouvernement grec a-t-il l'intention de prendre des mesures en vue de protéger le Patriarcat, les droits du Patriarcat, le patrimoine de tous les autres, dont la communauté grecque en Turquie?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Le gouvernement grec entreprend en permanence des efforts dans ce sens. Au niveau européen aussi. Comme vous le savez, les textes européens concernant le parcours d’adhésion de la Turquie contiennent de nombreuses références à la nécessité pour la Turquie de respecter la liberté religieuse, mais aussi des références spéciales au Patriarcat, à l’Ecole de Chalki, etc., et aux Grecs d’Imbros et Ténédos.  Ce développement a pour la première fois été noté lorsque ces références ont été introduites dans les textes européens.

 

Dans un même temps, comme vous le savez, l'UE n'est pas la seule à faire preuve de sensibilité à l'égard de la question du Patriarcat. J’aimerais rappeler et vous renvoyer à la déclaration faite hier par le porte-parole adjoint du Département d'Etat américain, M.
Tom Casey. Je me réfère aux déclarations faites récemment par l’ex-président des Etats-Unis, M. Gor. Je me réfère également à cette lettre - qui a reçu un écho positif sans précédent auprès de la Chambre des Représentants - approuvée à la quasi-majorité (42 membres sur 50) par les membres de la Commission Affaires étrangères de la Chambre des Représentants des Etats-Unis et qui pose de façon très claire la question du Patriarcat au Premier ministre turc, M. Erdogan.

 

Ce que je viens de mentionner atteste bien du fait que la question du Patriarcat n’est pas une question bilatérale. Certes, la Grèce a pour des raisons manifestes, des raisons historiques et autres, un intérêt particulier pour les questions de fonctionnement sans heurts du Patriarcat de Constantinople. Je répète que le statut, le fonctionnement et les droits du Patriarcat œcuménique concernent – et cela a été dit – et intéressent des Etats et Organisations autres que la Grèce.

 

M. MAVRIDIS : Dans une interview radiophonique hier, vous avez dit que cette décision sur le Patriarcat avait été rendue par le tribunal turc il y a un mois et demi ou deux mois et qu’elle avait été rendu publique avant-hier, à savoir un jour après la rencontre entre Erdogan et Karamanlis. Nombreux sont ceux qui affirment que cela a été une indication de la contrariété d’Ankara en raison de l’accord qui a été signé entre Karamanlis et Poutine, ce que vous ne contestez d’ailleurs pas vous-mêmes, en affirmant que c’est bien logique.

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : J’ai dit que c’est un « saut » logique auquel, en tant que porte-parole du ministère des Affaires étrangères, je ne pourrais pas consentir.

 

M. MAVRIDIS : On dit que la partie américaine a fait preuve d’une contrariété du même genre. Craignez-vous qu’il y ait une réaction similaire …

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Nous ne le craignons pas…

 

M. MAVRIDIS : Etes-vous inquiets ? Attendez-vous à une réaction similaire de la part des Etats-Unis ?

 

K. G. KOUMOUTSAKOS : Clarifions un peu ces deux questions. Cette évolution, cette évolution très positive survenue avec la décision de la Grèce de participer à l’entreprise relative à la construction de la conduite en question concerne la façon dont la Grèce applique sa politique énergétique en tenant compte de l’accord avec l’Union européenne et la Commission européenne. Nous attachons une grande importance à la question de la sécurité énergétique de l’Europe. Une sécurité qui n’est pas seulement axée sur la diversification des sources d’énergie mais aussi sur la diversification des voies de transport de l’énergie.

 

Cela n’a aucun rapport avec la récente décision du tribunal turc. A cet égard, j’aimerais revenir sur ce que j’ai dit hier : selon les informations que j’ai eues hier, la décision du tribunal turc a été rendue il y a un mois et demi ou deux mois. Permettez-moi de corriger cette affirmation : la décision a été rendue il y a 15 jours et a été rendue publique avant-hier.

 

Pour ce qui est de l’éventuelle contrariété manifestée par les différentes parties : premièrement, d’après ce que je sais, aucune contrariété n’a été notée et deuxièmement, la Grèce veut coopérer et discuter des questions énergétiques avec toutes les parties, ce qui est bien connu.

 

M. POLATOS : L’année dernière, Mme Bakoyannis et son homologue turc sont convenus de prolonger le moratoire d’été de 15 jours.

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : D’un mois.

 

M. POLATOS : 15 jours en juin et 15 jours en septembre. Hier des avions de combat turcs ont survolé des îles grecques. Est-ce que le ministère des Affaires étrangères considère que ce comportement va à l’encontre de l’accord ou cela est-il normal ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : J’aimerais rappeler que le moratoire de l’été porte sur la planification et le déroulement des exercices nationaux.

Toutefois, cela ne signifie pas que cette pratique, la pratique d’une activité massive de la Turquie en mer Egée qui ne respecte pas les règles qui régissent le fonctionnement du FIR d’Athènes et, bien entendu, les limites de l’espace aérien de la Grèce, est une attitude positive ou constructive. Bien au contraire. Il s’agit d’une pratique négative et en tant que telle, comme nous l’avons à maintes reprises répété car telle est la réalité – elle est envisagée à travers la voie diplomatique et opérationnelle, de manière directe et efficace.

 

M. MELETIS : Est-ce que l’Ambassade de Grèce à Ankara a donné une réponse concernant la note verbale turque de mars-avril sur la question de la collision qui s’était produite sur île de Karpathos ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Je n’ai pas d’informations à ce sujet.

 

M. GILSON : Ma question porte sur la Déclaration de Madrid de 1997. Quelle est la substance légale de ce texte et est-il encore en vigueur ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Un communiqué de presse conjoint a été publié à Madrid.

 

M. GILSON : Est-ce que ce communiqué conjoint a un caractère contraignant du point de vue juridique ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Je vous ai dit que c’est un communiqué conjoint. Ce n’est pas un texte d’accord interétatique.

 

M. GILSON :  Par conséquent ce communiqué n’a pas de valeur juridique…

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Je vous ai répondu. Le titre de ce texte est « communiqué conjoint ». Il ne s’agit pas d’un accord interétatique.

 

M. KOTTARIDIS : La Nouvelle démocratie à l’époque où elle faisait partie de l’opposition, avait accusé le gouvernement de Simitis de reconnaître des intérêts vitaux à la Turquie en mer Egée.  Est-ce que cette opinion reste en vigueur ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Je ne commente pas les positions des partis politiques.

 

M. KALARYTIS : Pensez-vous que la nomination du Premier ministre britannique, Tony Blair au poste du représentant du « quartet » en vue d’apporter une solution à la question du Moyen-Orient, aidera au règlement de cette question ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : M. Blair est une personnalité bien connue dans le monde. Il assume une nouvelle fonction qui implique une grande responsabilité. Nous lui souhaitons tout le succès dans ses nouvelles fonctions car la situation au Moyen-Orient nécessite des actions directes, substantielles et efficaces.

 

(…)





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