Accueil | Plan du site | Version Texte | FAQs | Recherche |   Greek |  English |  Francais | 
Edifice du Ministère

National Sign


La Grèce en Europe
Le MinistèreActualitéPolitique étrangèrePolitique européenneDiplomatie économiqueLa Diaspora grecqueServicesHellenic AID
» Actualité
Envoyer version imprimable

 

 




                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                              Athènes, le 24 décembre 2006

 

 

 

 


M. TSIODRAS: La perspective européenne de la Turquie sera réexaminée en fonction de la conformité de cette dernière à ses obligations. Est-il possible, à votre opinion, que la question chypriote soit réglée lorsque le processus de réexamen de la perspective européenne de ce pays commencera?

 


Mme BAKOYANNIS:   Il serait bien hasardeux de faire des prévisions sur le règlement,  dans un, deux ou encore trois ans, d’une question qui nous tourmente depuis 32 ans.  Toutefois, je peux affirmer avec certitude qu’il y aura une forte mobilité, aussi bien au niveau des Nations Unis qu’à celui de l’Union européenne.

 

M. TSIODRAS: Est-ce qu’on attend une nouvelle initiative en 2007 ?

 


Mme BAKOYANNIS:    A l’heure actuelle, des consultations commenceront entre les deux parties sur la base des décisions du 8 juillet.  Certes, le Secrétaire général aura besoin du temps pour formuler éventuellement des propositions nouvelles et bien préparées.  Beaucoup de choses dépendront des résultats de ces consultations. En tout cas, une nouvelle voie s’ouvre pour la question chypriote.

 

M. TSIODRAS: M. Gul viendra-il à Athènes en janvier ?

 

 

Mme BAKOYANNIS:    Nous attendons sa visite à Athènes le plus tôt possible mais je ne peux pas vous donner pour le moment une date exacte.

 

M. TSIODRAS: Les décisions sur les questions gréco-turques seront-elles prises après les élections en Turquie, au mois de novembre 2007.

 

Mme BAKOYANNIS:    Je pense qu’une planification réaliste et à long terme est indispensable dans l’exercice de la politique étrangère. Comme vous le savez, en 2007 des élections se tiendront dans le pays voisin. Je pense que dans un climat préélectoral des décisions importantes ne pourront pas être prises. Certes, des actions seront entreprises au cours de 2007 pour ce qui est de la promotion des mesures de confiance.

 

M. TSIODRAS:   La privatisation de l’OTE suscite bien des inquiétudes au sein de la Nouvelle démocratie. Dans le passé aussi,  durant la période 1990-1993, cette question avait également provoqué de graves problèmes. Actuellement on voit de nouveau des affrontements déclenchés au sein du parti. Deux ministres se querellent. Le Premier ministre ne devrait-il pas intervenir et leur dire, « arrêtez-vous ! » ?


Mme BAKOYANNIS:    Je ne pense pas qu’il faut dramatiser les choses. Je  pense que toutes les actions nécessaires ont été entreprises et que l’affaire est close. L’essentiel est que les deux grands partis soutiennent la même ligne politique pour ce qui est de l’assainissement des Entreprises publiques  d’intérêt national ; cette ligne politique est basée sur le renforcement de la concurrence et la libération des réseaux. C’est qui est absurde est que le débat politique est caractérisé par un esprit d’opportunisme et d’hypocrisie. Je vous rappelle que le PASOK, M. Simitis étant le principal protagoniste, avait  soumis au parlement en 1993 un projet de loi qui prévoyait la détention par l’Etat d’une seule part dans l’OTE. Toutefois, quand le PASOK était au pouvoir, il a cédé 62% du capital de l’OTE au secteur privé. Et il a bien fait. Aujourd’hui, nous avons tous décidé – et selon le cas, à savoir si nous sommes le gouvernement ou l’opposition, nous utilisons de vocabulaire différent- qu’il est nécessaire d’avoir plus de concurrence, meilleurs services et meilleurs prix. C’est seulement quand il y a de la concurrence qu’on a des meilleurs prix.

      
M. TSIODRAS:   Il existe des très grandes entreprises publiques de télécommunications en Europe, comme DEUTCHE TELECOM, par exemple.

 


Mme BAKOYANNIS: Toutefois, le fonctionnement de cette entreprise est régi par des critères économiques privés et compétitifs.

 


M. TSIODRAS:    Bien sûr, mais elle appartient à l’état.


Mme BAKOYANNIS: L’Etat détient une part dans cette entreprise. Et il s’agit d’un Etat où les activités économiques se développent dans un environnement de concurrence et de marché libre. Toutefois, il existe d’autres entreprises de télécommunications qui ont été complètement privatisées. C’est le bon résultat qui compte.  Par conséquent, c’est que nous voulons est que l’OTE soit une entreprise profitable. Nous voulons surtout qu’elle offre aux consommateurs des services de qualité et à bas prix. La Grèce ne peut pas ressasser toujours les propositions et les idées du passé. Il faut tourner vers l’avenir et parler des problèmes actuels. Des questions relatives à l’environnement ne sont pas au centre de l’actualité grecque. Cela me contrarie que nous ne parlions pas des changements climatiques en Grèce et ceux qui parlent de cette question ne sont pas pris au sérieux. Nous discutons des questions qui sont bien évidentes en Europe, à savoir la privatisation des télécommunications ou encore la levée du monopole sur l’éducation.

 

M. TSIODRAS:    Etes-vous d’accord avec les critiques formulées par  M. V. Polidoras contre le SYN ?


Mme BAKOYANNIS: Il a donné des explications pour les propos énoncés dans le feu de la conversation. J’accepte ses explications et je pense que la déclaration de mon collègue est valable en tant que telle. Par ailleurs, il existe une question essentielle qui concerne les professionnels et les employés qui voient leurs biens saccagés par le feu depuis 25 ans. On doit faire face à cette situation.

 

 

M. TSIODRAS:    Je ne pense pas que le Synaspismos entrave l’arrestation des responsables de ces actes de vandalisme.

 


Mme BAKOYANNIS: Je ne me réfère pas au Synaspismos ou à d’autres forces politiques. Je parle des incidents réitérés et d’un problème. Cette question a été close par la déclaration de M. Polidoras. Je signale la substance de ce problème, un problème que le gouvernement doit régler.

 

 

M. TSIODRAS:    Vous avez vécu de près l’anxiété d’un gouvernement des 151 députés. Pensez-vous que la loi électorale doit être modifiée maintenant ?

 

 
Mme BAKOYANNIS: Le pays a besoin des gouvernements stables et puissants. Je pense que notre pays aura également un gouvernement stable avec la loi électorale actuelle. Je ne pense pas qu’il est  possible de modifier la loi électorale avant les élections. On pourrait le faire seulement avec l’accord absolu de tous les partis. Autrement, des messages erronés seront transmis. Des messages que le gouvernement de la Nouvelle démocratie n’a pas l’intention de transmettre.

 


M. TSIODRAS:     Pensez-vous donc que la discussion, quelle qu’elle soit, commencera après les élections ?


 
Mme BAKOYANNIS: Oui, normalement.

 

 

M. TSIODRAS:     Pensez-vous que des élections se tiendront au printemps ?

 

 

Mme BAKOYANNIS: Non, je pense que les élections se dérouleront normalement à un moment donné vers la fin de la période de quatre ans.

 

 

M. TSIODRAS:     Nous traversons une période préélectorale. Nous le comprenons par la manière dont le gouvernement et l’opposition agissent, par la manière dont les députés discutent. Le recours aux urnes ne faciliterait-il pas la vie politique ?

 


Mme BAKOYANNIS: Tout d’abord, le fait que nous traversons une période préélectorale ne pourrait pas servir de prétexte pour que le gouvernement ne mette pas en place les réformes qui ont été décidées. Il est nécessaire de maintenir cet élan et profiter du soutien de la société pour faire évoluer nos projets. Selon tous les sondages, l’opinion des citoyens sur ce sujet se traduit par l’affirmation suivante : « si vous pensez que les réformes suscitent des réactions, faites des élections afin que la majorité vous soutienne. L’affirmation de Pavlos Bakoyannis, à savoir qu’il n’y a pas d’impasse dans la démocratie, est bien pertinente.

 
M. TSIODRAS: Par conséquent, s’il y a des réactions aux réformes de la Nouvelle démocratie, des élections devront se tenir.

 

 

Mme BAKOYANNIS: Bien sûr.  Je ne pense pas qu’il y a des réactions aussi vives mais je ne peux rien exclure. Nous devons saisir cette opportunité historique pour mettre en place les changements et les réformes qui sont soutenues par la majorité de notre société. Nous devons aller en avant.

 

 

M. TSIODRAS: Pensez-vous que le résultat électoral ne fait aucun doute ?

 


Mme BAKOYANNIS: Aucun résultat n’est assuré d’avance, avant le dépouillement des votes. Toutefois, je pense que la Nouvelle démocratie jouit de la confiance de la majorité. Au même titre, je pense que le PASOK a  un long parcours à traverser pour combler ses déficits politiques ainsi que ceux de sa campagne électorale et pouvoir avancer avec crédibilité des propositions alternatives afin d’assumer la responsabilité de la gouvernance.

 


M. TSIODRAS: Comment appréciez-vous les changements au sein du PASOK ?

 


Mme BAKOYANNIS: Les premières impressions sont bonnes mais elles ne répondent pas aux besoins de changement et de renouvellement de la société. M. Papandréou a fait un effort de combiner « l’ancien PASOK de Simitis » avec « son propre PASOK ». Il a essayé, comme M. Benizelos l’a affirmé, de mettre en avant «  le PASOK total ». L’avenir nous dira si cette tentative sera couronnée de succès.





© Copyright 2008 Ministère des Affaires étrangères
Nous écrire | Clause de responsabilité | Librairie| RSS
La Ministre
Les Ministres adjoints
Secrétaires généraux
Secrétaire général adjoint
Secrétariat special
Structure
Missions grecques à l'étranger
Histoire du Ministère
Conventions internationales
Curriculum Vitae
Agenda
Déclarations-Discours
Contact
Yannis Valinakis
Théodore Kassimis
Petros Doukas
Aristides Agathokles
Dimitris K. Katsoudas
Thιodore Skylakakis
Secretaire Special
Mission et compétences
Organisation
Protocole
Unité de gestion des crises
Académie diplomatique
Archives historiques et diplomatiques
Centre d'analyse et de planification
Fondation-Evolution
Installations
Dépêches
A la Une
Points de presse
Discous
Interviews
Agendas ministériels
Activites
Les dernières dépêches
Les nouvelles de la semaine
Archives
Announcements before 11/2005
Ministre des Affaires étrangères
Ministre adjoint Yannis Valinakis
Ministre adjoint Théodore Kassimis
Ministre adjoint Petros Doukas
Régions géographiques
Diplomatie multilatérale
Conseil national sur la politique étrangère
Afrique Sub-saharienne
Amérique du Nord
Amérique Latine
Asie-Océanie
Europe
Europe du Sud-Est
Méditerrannée-Proche Orient
Russie-Europe de l'Est-Asie Centrale
Questions mondiales
Organisations internationales
Sécurité-Défence
Culture
Environnement
Sanctions internationales
La Grèce dans l' UE
Relations Extérieures-Elargissement
Marché intérieur - Politiques Sectorielles
Affaires intérieures
La Constitution européenne
Présidence actuelle de l' UE
Budget UE
Dialogue Euro-mediterraneen
Elargissement
PEV
Politique Commerciale étrangère
Relations transatlantiques
Rélations UE- ZELE/EEE
Relations UE-Afrique
Relations UE-Amerique Latine
Relations UE-Asie
Relations UE-Pays ACP
Objectifs et priorités
ESOAB
AGORA
Organisations internationales
Politique énergétique
Investissements en Grèce
Economie-Commerce
Conseil des Grecs de l'étranger
Dispersion géographique
Nous contacter
Espace Citoyens
VISAS
Espace Entreprises
Opportunités de carrière
Liens utiles
FAQs
Clause de responsabilité
Librairie
Au Ministère
Missions étrangères en Grèce
Missions grecques à l'étranger
Informations générales pour les citoyens
Bureau d'informations
Service de traduction
Affaires consulaires
Transferts
Affaires consulaires
Informations générales
Visas pour les étrangers qui visitent la Grèce
Visas pour les Grecs qui visitent l'étranger
Visas de longue durée
Concours
Appels d'offre
Opportunités financières & d'investissement
Opportunités de carrière au Ministère
Opportunités de carrière au sein d'Organisations internationales
La Grèce
Le Monde
Le rôle du SCIAD