jeudi 22 février 2007
M. G. KOUMOUTSAKOS : Bonjour.
L'Académie diplomatique du ministère des Affaires étrangères organise mardi prochain, le 27 février à 16h00 une conférence sur le thème «L’œuvre et la mission de l’Organisation maritime internationale (ΙΜΟ)». Le Secrétaire général de l’Organisation maritime internationale, M. Efthimios Mitropoulos sera l’orateur de cette conférence dont l’ouverture sera proclamée par le ministre adjoint des Affaires étrangères, M. Valinakis.
En ce qui concerne le programme de MM. les ministres adjoints:
Jeudi 24 février 2007 à 17h00, M. Stylianidis prononcera un discours lors d’une manifestation intitulée «Thrace, une région frontalière au cœur des développements » organisée par le journal Naftemboriki, en coopération avec les Chambres et les Associations d’Industrie et d’Artisanat des départements de Xanthi, Rodopi et Evros.
Le 25 février, M. Stylianidis rencontrera le Président du Programme alimentaire mondial (WFP), M. Powell, dans le cadre de la coopération d’Hellenic Aid et du WFP.
Le 27 février à 19h00, M. Stylianidis prononcera un discours lors d’une conférence organisée par la Chambre de Halkida sur le thème «la nouvelle stratégie de la diplomatie économique grecque»
Pour ce qui est du programme du ministre adjoint des Affaires étrangères, M. Kassimis. Samedi 24 et dimanche 25 février, M. Kassimis se rendra à Constantinople afin de représenter le gouvernement grec lors de la célébration du Dimanche de l’Orthodoxie.
Mercredi 18 février, M. Kassimis rencontrera le ministre adjoint israélien de la Défense, M. Efraim Sneh, en visite officielle dans notre pays. Ce même jour, il participera, en sa qualité de ministre adjoint compétent, à une cérémonie qui aura lieu au Palais présidentiel et pendant laquelle le Président de la République hellénique remettra des distinctions honorifiques à d’éminents membres de la communauté grecque des Etats-Unis.
Vos questions s’il vous plait.
M. KONSTANDINIDIS : Monsieur le porte-parole, après sa rencontre avec le Président Papadopoulos, M. Papandréou a fait une déclaration ; après s’être dit inquiet des développements relatifs à la question chypriote, il a dit, d'un air pompeux, qu'il devrait y avoir une nouvelle politique nationale concernant le dossier chypriote, chose qui n'existe pas à l’heure actuelle. Et je vous demande : y a-t-il ou pas une politique nationale pour ce qui est de la question chypriote ?
M. G. KOUMOUTSAKOS : Il existe une politique bien claire qui est suivie. Une politique stratégique bien claire, à laquelle nous nous sommes maintes fois référé. Vous comprenez toutefois que le jugement de M. Papandréou ne peut être l’objet de commentaire de la part du porte-parole du ministère des Affaires étrangères.
M. FOURLIS : Je voulais savoir si la tactique suivie par Chypre concernant l’accord conclu avec le Liban a rendu les choses plus faciles ou non pour la Grèce ?
M. G. KOUMOUTSAKOS : Il n’est pas question de rendre les choses plus faciles ou non. Les déclarations faites hier par M. le Premier ministre et le Président de la République de Chypre forment un cadre clair qui laisse peu de place au doute et aux malentendus.
(...)
M. SPIROPOULOS : Je voudrais vous poser une question relative au Kosovo, puisque hier les consultations ont de nouveau repris entre les Albanais et les Serbes. En quoi le caractère pluriethnique préconisé par la communauté internationale au Kosovo est-il compatible au plan Ahtisaari qui parle d’indépendance sous surveillance internationale compte tenu évidemment du fait que les Albanais représentent une large majorité au Kosovo. En outre, que pensez-vous de la position de l’Eglise orthodoxe serbe qui, à travers une décision émise par la Saint Synode, a demandé à la communauté internationale d’exercer des pressions contre l’adoption du plan Ahtisaari. C’est ma première question. Ma deuxième question porte sur ce que l’on appelle les zones de protection des églises orthodoxes et des monuments culturels du Kosovo. Quelles sont les informations du ministère des Affaires étrangères sur cette question et a-t-il entrepris des actions dans ce sens ? Et que pense le ministère de Affaires étrangères des persécutions récentes des Serbes perpétrées par des manifestants albanais à Pristina et des dommages infligées à une église orthodoxe ? Merci.
M. G. KOUMOUTSAKOS : Comme vous le savez, hier a démarré le processus de négociation. Il s’agit d’une négociation qui devrait être difficile étant donné que les positions des deux parties sont diamétralement opposées. En quelques mots, la position de Belgrade est « Tout sauf l’indépendance » tandis que coté Pristina on réclame « Rien d’autre que l’indépendance ».
Comme vous le comprenez, ces deux positions de départ, qui sont diamétralement opposées, annoncent une négociation difficile et compliquée. Il est tout à fait normal que les parties, que ce soit de manière formelle ou informelle, essayent de créer le climat de négociation approprié ou celui qui, à leur sens, est en faveur de leurs priorités. Tel est mon commentaire pour ce qui est des activités et des initiatives entreprises par l’Eglise orthodoxe serbe.
Pour ce qui est de la dernière question, à savoir la position d’une des deux parties et les problèmes que l’une partie semble avoir créé à l’autre, la position de la Grèce est bien claire. Nous avons souligné que, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’UE, les deux parties ne doivent pas entreprendre des actions unilatérales. Ces actions contribuent soit à créer une ambiance négative soit influencer l’issue des négociations.
En ce qui concerne la protection des monuments historiques et religieux, le ministère grec des Affaires étangères a, à maintes reprises, souligné le caractère critique de cette question lors de toutes les discussions qui ont été faites avec M. Ahtisaari et avec les Etats de la région et bien entendu avec les deux parties lors des discussions que nous avons eues à Belgrade et à Pristina.
En outre, j’aimerais souligner qu’en Grèce une proposition détaillée a été présentée - et ce, non par la voie officielle, à savoir à travers le ministère des Affaires étrangères - par un centre des recherches lors des premiers stades des négociations et des discussions, sur la protection de ces deux pays. Cette proposition a été présentée à M. Ahtisaari et a été mise en route.
Aujourd’hui nous avons à notre disposition les propositions concrètes de M. Ahtisaari qui font l’objet de négociations houleuses.
M. TSAKAS : En ce qui concerne la question des élections en Albanie. Il y a quelques jours, vous aviez exprimé votre mécontentement vis-à-vis du développement du processus électoral. Ce mécontentement concernant les élections est-il bien là ?
M. G. KOUMOUTSAKOS : Je dirais que « mécontentement » n’est pas le mot approprié. Nous avons exprimé notre préoccupation et notre inquiétude au sujet des informations – qui se sont avérées fondées et correspondent tout à fait à la réalité – faisant état d’irrégularités dans le processus électoral. Notamment dans les bureaux de vote de Heimara.
Cette appréciation coïncide pleinement avec les observations et les remarques des observateurs de l’ΟDIHR, qui étaient dans la région. Par conséquent, nous avons exprimé notre inquiétude et notre préoccupation sur la base de cette réalité.
(…)
M. SANTAMOURIS : L’agence de presse nationale publie aujourd'hui une déclaration du porte-parole américain, selon laquelle il appartient à la Grèce de décider si elle veut devenir un pays d’installation des systèmes de missiles américains. Une telle question a-t-elle été soulevée au niveau diplomatique lors de débats à l’OTAN ? Merci.
M. G. KOUMOUTSAKOS : J’ai un extrait des déclarations du porte-parole adjoint du Département d’Etat, M. Tom Casey qui affirme : «il n’y a aucun accord sur la participation de la Grèce à ce mécanisme». Je n’ai rien à ajouter à cette position qui est très claire.
Une telle question ne se pose pas, comme l’indiquent les déclarations de M. Casey.
(…)
Merci.