Athènes, le 13 décembre 2006
«L’Union européenne ne plaisante pas lorsqu’elle dit à un pays de respecter ses obligations», a déclaré le ministre adjoint des Affaires étrangères, M. Yannis Valinakis dans une interview accordée à la station radio ATHINA 9,84 et au journaliste Vassilis Paiko. «Nous sommes satisfaits car nous avons atteint nos objectifs. D’une part, afin que le train des négociations d’adhésion de la Turquie ne déraille pas et d’autre part, afin de transmettre un fort message à la Turquie », a souligné M. Valinakis se référant aux conclusions du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’UE qui a eu lieu récemment.
En ce qui concerne la décision qui a été prise par les 25 s’agissant de la question du calendrier, le ministre adjoint a précisé que : «La décision politique sera prise au sein du Conseil et nous estimons qu’elle est empreinte d’un symbolisme particulier du point de vue politique. Elle montre à la Turquie que l’Union européenne s’occupe sérieusement de la question de la non ratification du protocole. Et cela constitue, à mon sens, un message fort à la Turquie, à savoir qu’elle doit obligatoirement avancer dans cette direction ».
Interrogé plus particulièrement sur la critique émise par l’opposition concernant cette question, M. Valinakis a déclaré : « Je pense que tout cela montre un certain embarras de la part de l’opposition. Dès les premiers instants, nous nous sommes fixés des objectifs bien précis – et je pense que nous les avons atteints –, à savoir indiquer clairement à la Turquie ses obligations. Dès le premier jour, nous avons œuvré de sorte à ce que les obligations de la Turquie qui étaient alors au nombre de trois ou quatre, deviennent un éventail complet d’obligations».
Pour ce qui est de la question du règlement du commerce direct, le ministre adjoint a déclaré : «ce règlement doit viser à réunir l’île et non à éloigner davantage les deux communautés. Nous ne souhaitons pas que les situations en suspens perdurent, nous voulons que des solutions équilibrées et conformes à nos principes soient trouvées », a-t-il affirmé de manière caractéristique.
« Nous voulons que la Turquie cesse d’être – si vous voulez – punie. Nous voulons que la Turquie, à un moment donné – et nous espérons que cela aura bientôt lieu – accepte toutes les propositions qui lui ont été faites et toutes les conditions qui ont été fixées », a conclu M. Valinakis.