Athènes, le 14 février 2007
En 2003 la Nouvelle Démocratie a taxé le PASOK d’hypocrisie, car il a fait des concessions aux Etats-Unis et dans un même temps a envoyé son secrétaire manifester contre la guerre en Irak. Aujourd’hui, le gouvernement Karamanlis est accusé de faire des concessions aux Américains.
«Les relations gréco-américaines sont désormais basées sur le respect mutuel. La critique émise par l’Opposition est sans contenu».
Comment se définit la politique étrangère aujourd’hui ?
«Planification stratégique, sérieux, constance, continuité, actions calculées et méthodiques sur la base de l’intérêt national».
Le PASOK accuse le gouvernement de mener une politique étrangère d’inertie. Que répondez-vous ?
«La politique étrangère est une affaire trop sérieuse pour être exercée sur la base de besoins de communication. Nous entendons nous attacher au fond de la question et non pas faire du tourisme diplomatique».
Les relations entre Athènes et Nicosie sont-elles orageuses ?
« Bien au contraire ! Notre coopération avec le gouvernement chypriote est excellente. Nous poursuivons des objectifs communs et nos efforts sont concertés.
Quelle est la position du gouvernement vis-à-vis d'un nouveau plan Annan ?
« Toute nouvelle initiative, quelle qu'elle soit, doit garantir une solution équitable, viable et fonctionnelle, conformément aux décisions des Nations Unies et dans le respect des principes et des valeurs de l’Union européenne.
Si cette proposition est soumise, que devra faire la partie grecque ?
« Comme toujours, nous sommes prêts à travailler dur, guidés par l’intérêt de la Grèce et de Chypre ».
Exercera-t-elle des pressions sur Tassos Papadopoulos ou non ?
«La Grèce soutient fermement les efforts de la République de Chypre en faveur de la paix, de la sécurité et de la réunification de l’île».
Que se passera-t-il maintenant que la perspective européenne de la Turquie est « gelée » ?
«L’adaptation européenne de la Turquie doit se faire sur la base de critères clairement définis et de conditions préalables qui ont été co-formulés par ce gouvernement. Nous aspirons au respect de ces critères et conditions préalables qui amélioreront la stabilité dans la région et la Turquie».
Quelles sont les ambitions du gouvernement s’agissant du chapitre de la politique étrangère?
«Notre objectif constant et non négociable est une présence forte sur la scène internationale et dans le noyau dur d’une UE puissante et efficace».
Et vos ambitions ?
« Contribuer à la promotion des objectifs de notre gouvernement ».