Accueil | Plan du site | Version Texte | FAQs | Recherche |   Greek |  English |  Francais | 
Edifice du Ministère

National Sign


La Grèce en Europe
Le MinistèreActualitéPolitique étrangèrePolitique européenneDiplomatie économiqueLa Diaspora grecqueServicesHellenic AID
» Actualité
Envoyer version imprimable

 

 

Athènes, le 11 juin 2007

M. V. PAIKOS : Monsieur Koumoutsakos bonjour.

 

M. G. KOUMOUTSAKOS: Bonjour.

 

M. V. PAIKOS : Tout d’abord parlez-nous de la visite de la ministre, avant de passer aux questions macédoniennes, aux questions plus difficiles…

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Hier soir la ministre des Affaires étrangères a rencontré son homologue israélien. Aujourd’hui, Mme Bakoyannis a rencontré le Premier ministre d’Israël, M. Olmert. Ces deux rencontres ont confirmé le rôle de la Grèce en tant qu’interlocuteur crédible et désintéressé qui peut contribuer aux efforts consentis pour briser le cercle de la violence et par la suite renforcer les efforts bilatéraux et multilatéraux en vue de parvenir à une solution qui ramènerait la paix dans la région.

 

M. V. PAIKOS : Et cette solution n’est pas envisageable pour le moment. N’est-ce pas ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Je dois vous dire en toute sincérité que – et je n’embellis pas la situation- à l’issue de ces deux rencontres, le sentiment tant des membres de la délégation grecque que le mien est que la Grèce est réellement considérée comme un pays qui peut avoir sa propre contribution…

 

M. V. PAIKOS :   Evidemment, il n’y a aucun doute. La Grèce est reconnue par toutes les parties comme pays de l’Union européenne qui a sa propre politique indépendante.

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Elle est reconnue et acceptée aussi. Je pourrais même vous dire qu’ils comptent sur cela. En ce moment nous sommes en route. Nous sommes déjà entrés sur les territoires palestiniens, à Ramallah où la ministre des Affaires étrangères rencontrera le chef palestinien, M. Abbas.

 

M. V. PAIKOS : La question du Patriarcat sera probablement parmi les dossiers abordés.  C’est une question qui demeure sensible.


M. G. KOUMOUTSAKOS: Certainement. La ministre des Affaires étrangères a également rencontré le Patriarche à Jérusalem.

 

M. V. PAIKOS : Mais vous n’aurez pas de rencontres avec des hauts fonctionnaires jordaniens ? N’est-ce pas. Vous ne vous rendrez pas en Jordanie.

 

M. G. KOUMOUTSAKOS: Une visite devrait en principe avoir lieu en Jordanie. Toutefois cela doit être confirmé.

 

Pour ce qui est de la question du Patriarcat, comme vous le comprenez, des efforts très substantiels sont consentis s’agissant d’une question bien complexe qui est influencée par le milieu politique et diplomatique au Moyen-Orient. Il s’agit d’une affaire aussi difficile que complexe.

 

M. V. PAIKOS: J’imagine M. Koumoutsakos que la question de la reconnaissance du Patriarche demeurée en suspens a été soulevée lors de ces rencontres avec les hauts fonctionnaires israéliens.


M. G. KOUMOUTSAKOS :  Certes oui.

 

M. V. PAIKOS : Quel est votre sentiment ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Mon sentiment est qu’il faut entreprendre des efforts. Ces efforts sont en cours et je pense que nous allons dans le bon sens. Pour ce qui est des relations entre la Jordanie et le Patriarcat, des efforts sont entrepris actuellement pour normaliser la situation. Je n’ai rien d’autre à ajouter.

 

M. V. PAIKOS : Dites-nous simplement si cette évolution va dans un sens plus positif par rapport à celui que nous avons noté il y a 2 ou 3 semaines.

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Je n’ai rien d’autre à dire à l’heure actuelle.

 

M. V. PAIKOS : Bon. Monsieur Koumoutsakos, M. Nicolas Burns se trouve actuellement en Grèce, à Athènes. Pourriez-vous répondre très brièvement à cette question : est-il possible que la Grèce s’oppose à l’adhésion de l’ARYM à l’OTAN sous le nom d’ « Ancienne République yougoslave de Macédoine » ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : S’il y a la possibilité ou non ? Certainement que oui. Comme vous le savez les décisions aussi bien au sein de l’OTAN que de l’UE, sont prises à l’unanimité.

 

M. V. PAIKOS : Oui bien sûr, il y a cette possibilité conformément aux institutions internationales.

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Comme vous le savez, la question du nom n’est pas une question isolée. La Grèce n’a pas tout d’un coup décidé de s’occuper de l’appellation d’un pays qui est son voisin. Le nom revêt une signification globale et plus élargie. La position de la Grèce sera formée sur la base d’une évaluation globale.

 

M. V. PAIKOS : Non. Laissez-moi formuler la question. D’une part, la Grèce a affirmé qu’elle ne permettrait pas son entrée à l’OTAN sous le nom de « Macédoine ». D’autre part le dirigeant de Skopje a affirmé qu’ils cherchaient s’efforceraient d’adhérer à l’OTAN sous le nom d’« ARYM ». Quelle est notre position à ce sujet ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS: Il y a eu une réponse directe de la part du ministère des Affaires étrangères. Nous pensons que cette prise de position est un tactisme, car…

 

M. V. PAIKOS : Tactisme ? Tactisme, d’accord. Mais que faisons-nous ? Que fait la Grèce ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : L’objectif de ces efforts ne doit pas être la pérennisation d’une situation qui est considérée par les textes internationaux aussi comme étant provisoire, mais l’atteinte d’une solution qui serait acceptable par les deux parties.  Par conséquent, il faut éviter les manœuvres qui en fait ont pour résultat de pérenniser la situation actuelle, qui n’est agréable pour personne.

 

M. V. PAIKOS : D’accord. Mais si cette proposition est formulée - ce qui est le plus plausible - de la part de l’OTAN aussi, quelle sera notre réaction ? Y a-t-il une possibilité de réaction à cela, au niveau politique ?  

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : La Grèce- comme je l’ai dit au début- prendra sa décision après avoir évalué les choses dans leur globalité. Tout d’abord, comme vous le savez, l’Accord intermédiaire stipule que l’autre partie, l’Etat voisin ne doit pas adopter, ni encourager des pratiques de propagande irrédentiste. Cela est important.

 

M. V. PAIKOS : D’accord.

 

M. G. KOUMOUTSAKOS:  En outre, pour qu’un pays adhère à l’OTAN, il doit avancer et accomplir des progrès satisfaisants concernant toute une série de questions, comme la lutte contre le trafic illégal, le fonctionnement de la justice, l’Etat de droit, etc. En ce sens, le respect des relations de bon voisinage revêt une importance particulière.

 

M. V. PAIKOS : Toutefois, il est un peu difficile d’invoquer le trafic illégal et la justice, quand le moment critique arrivera.

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : La Grèce jugera une candidature dans son ensemble. Autrement dit, elle évaluera le niveau de conformité de ce pays à ce principe fondamental qui doit être respecté par les Etats dans leurs relations bilatérales - l’Alliance elle-même le souligne : il s’agit du respect des relations de bon voisinage.

 

M. V. PAIKOS : Toutefois, nous ne dirons pas probablement que ne permettrons pas l’adhésion de l’ARYM à l’OTAN tant que la question du nom n’est pas réglée. Nous ne l’avons pas dit.

 

M. G. KOUMOUTSAKOS: J’aimerais souligner que cette question ne sera pas jugée aujourd’hui, demain ou dans les mois à venir. Telles sont les perspectives actuelles, sans qu’il y ait des certitudes. Par ailleurs, cela ressort des exhortations de M. Bush à l’Albanie et l’ARYM. Je ne me réfère pas à la Croatie qui a fait des progrès. Je parle des exhortations de M. Bush à ces deux Etats. M. Bush a dit : «  Vous avez fait des pas en avant, mais il faut que vous progressiez encore pour pouvoir adhérer [à l’organisation] ». Par conséquent,  nous ne parlons que des perspectives jusqu’au printemps prochain. D’ici-là la Grèce devra conserver la possibilité de faire des éventuelles manœuvres afin de…


M. V. PAIKOS : De négocier.

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : …de négocier au mieux s’agissant d’une question qui tourmente la région, entrave les relations bilatérales et la perspective euro-atlantique du pays voisin. Nous devons définir clairement nos critères de manœuvre, et en même temps conserver ces possibilités afin que nous puissions mener cette négociation et que l’issue soit positive.


M. V. PAIKOS : c’est la raison pour laquelle nous ne prenons pas une position définitive. C’est-à-dire, au même titre que nous disions que nous ne permettrons pas qu’elle adhère sous l’appellation « Macédoine », nous ne disons pas que nous ne permettrons pas qu’elle adhère sous l’appellation « ARYM ».

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Ce nom, c’est-à-dire «République de Macédoine», comme on dit en négociations, est un «non starter». Il n’est même pas le point de départ de la discussion.


M. V. PAIKOS : Juste, très juste.


M. G. KOUMOUTSAKOS: Je répète. Le nom «Macédoine» ou «République de Macédoine» n’est même pas le point de départ de la discussion.

 

M. V. PAIKOS: Quoi qu’il en soit, nous connaissons le développement de ces derniers jours au sein du parlement européen – développement qui n’est pas si bon –avec cette résolution qui est mise au vote et sera approuvée de manière élogieuse, nous le savons, n’est-ce pas et en tenons compte.

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Bien entendu, tout cela est pris en compte. Ecoutez, M. Paikos, il n’y a aucune raison pour que nous nous cachions derrière notre petit doigt. Cette affaire est une affaire difficile. C’est une discussion difficile. C’est une négociation difficile et complexe. En effet, trois des cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies ont reconnu le pays voisin…

 

M. V. PAIKOS : …sous l’appellation « Macédoine ».

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Il y a une pléthore de pays qui, au cours de ces 10-15 dernières années, l’ont reconnu.

 

M. V. PAIKOS : Vous avez raison, nous ne devons pas nous cacher derrière notre petit doigt.

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Finalement ce qui compte dans cette affaire – et Mme la ministre l’a clairement affirmé lors d’une déclaration – c’est la position de la Grèce qui partage des frontières avec Skopje. Un pays qui a consolidé le pays voisin du point de vue économique par le biais d’investissements. Par conséquent, Skopje devra faire preuve de souplesse et d’intelligence, conformément à tous les traités, à tous les textes qui définissent les relations des deux pays.

 

 M. V. PAIKOS : Très juste.


M. G. KOUMOUTSAKOS: Je rappelle que nous parlons de deux résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU, les résolutions 817 et 845. Il y a l’Accord intermédiaire, et il y a le processus avec M. Nimetz.

 
M. V. PAIKOS : Toutefois, il est bon que nous disions et répétions que c’est une affaire difficile et que nous ne disposons pas de nombreux atouts qui ont une légalité internationale.


M. G. KOUMOUTSAKOS : Je pense que les efforts qui sont consentis permettent une meilleure compréhension de nos positions et de nos arguments. Il ne s’agit pas, de la part de la Grèce, d’un effort pour qu’elle sorte vainqueur au détriment de l’autre pays voisin. Mais d’un effort en vue de résoudre au mieux une question demeurée en suspens, de la résoudre de façon à ce qu’elle soit acceptable par les deux pays et les deux peuples.

 

Tel est l’objectif de la Grèce et c’est pourquoi j’ai parlé d’ « atermoiements» de la part de Skopje. Quand ils disent « adhérons sous l’appellation ARYM », ils sous-entendent que cela pérennisera une situation qui est problématique et que nous ne pouvons accepter comme durable, selon les textes en vigueur.

 

M. V. PAIKOS : Monsieur Koumoutsakos, je vous remercie beaucoup et vous souhaite un bon travail.

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Merci et au revoir.





© Copyright 2008 Ministère des Affaires étrangères
Nous écrire | Clause de responsabilité | Librairie| RSS
La Ministre
Les Ministres adjoints
Secrétaires généraux
Secrétaire général adjoint
Secrétariat special
Structure
Missions grecques à l'étranger
Histoire du Ministère
Conventions internationales
Curriculum Vitae
Agenda
Déclarations-Discours
Contact
Yannis Valinakis
Théodore Kassimis
Petros Doukas
Aristides Agathokles
Dimitris K. Katsoudas
Thιodore Skylakakis
Secretaire Special
Mission et compétences
Organisation
Protocole
Unité de gestion des crises
Académie diplomatique
Archives historiques et diplomatiques
Centre d'analyse et de planification
Fondation-Evolution
Installations
Dépêches
A la Une
Points de presse
Discous
Interviews
Agendas ministériels
Activites
Les dernières dépêches
Les nouvelles de la semaine
Archives
Announcements before 11/2005
Ministre des Affaires étrangères
Ministre adjoint Yannis Valinakis
Ministre adjoint Théodore Kassimis
Ministre adjoint Petros Doukas
Régions géographiques
Diplomatie multilatérale
Conseil national sur la politique étrangère
Afrique Sub-saharienne
Amérique du Nord
Amérique Latine
Asie-Océanie
Europe
Europe du Sud-Est
Méditerrannée-Proche Orient
Russie-Europe de l'Est-Asie Centrale
Questions mondiales
Organisations internationales
Sécurité-Défence
Culture
Environnement
Sanctions internationales
La Grèce dans l' UE
Relations Extérieures-Elargissement
Marché intérieur - Politiques Sectorielles
Affaires intérieures
La Constitution européenne
Présidence actuelle de l' UE
Budget UE
Dialogue Euro-mediterraneen
Elargissement
PEV
Politique Commerciale étrangère
Relations transatlantiques
Rélations UE- ZELE/EEE
Relations UE-Afrique
Relations UE-Amerique Latine
Relations UE-Asie
Relations UE-Pays ACP
Objectifs et priorités
ESOAB
AGORA
Organisations internationales
Politique énergétique
Investissements en Grèce
Economie-Commerce
Conseil des Grecs de l'étranger
Dispersion géographique
Nous contacter
Espace Citoyens
VISAS
Espace Entreprises
Opportunités de carrière
Liens utiles
FAQs
Clause de responsabilité
Librairie
Au Ministère
Missions étrangères en Grèce
Missions grecques à l'étranger
Informations générales pour les citoyens
Bureau d'informations
Service de traduction
Affaires consulaires
Transferts
Affaires consulaires
Informations générales
Visas pour les étrangers qui visitent la Grèce
Visas pour les Grecs qui visitent l'étranger
Visas de longue durée
Concours
Appels d'offre
Opportunités financières & d'investissement
Opportunités de carrière au Ministère
Opportunités de carrière au sein d'Organisations internationales
La Grèce
Le Monde
Le rôle du SCIAD