Athènes, le 10 mai 2007
Le Processus de coopération en Europe du Sud-Est- anciennement Coopération interbalkanique- est aujourd’hui renforcé par le Conseil de coopération régionale », a souligné le ministre adjoint des Affaires étrangères, M. Valinakis qui se trouve à Zagreb en tant que représentant de notre pays à la 10ème Réunion des ministres des Affaires étrangères à la veille du Sommet du SEECP qui se tiendra demain.
« Dans le passé, ladite Coopération interbalkanique était associée à une période d’effervescence dans la région des Balkans. Aujourd’hui, cette région a une perspective européenne. Durant leur parcours vers l’Europe, les pays de l’Europe du Sud-Est seront jugés sur la base des critères et des modalités qui doivent être respectés », a déclaré M. Valinakis à l’issue des travaux de la réunion et a ajouté : « Par ailleurs, nous ne devons pas oublier que les relations de bon voisinage sont nécessaires pour la coopération régionale. Et lors de notre rencontre ici nous avons souligné à maintes reprises que le Processus devait être valorisé pour renforcer les relations de bon voisinage et la coopération régionale et promouvoir encore plus la perspective européenne des pays balkaniques ».
Plus particulièrement, pour ce qui est la perspective européenne de ces pays, M. Valinakis a souligné : « Nous voulons surmonter les problèmes du passé et transformer les Balkans en un voisinage européen de coopération, de paix et de prospérité ».
Pour ce qui est du Secrétariat du Conseil de coopération régionale qui remplacera le Pacte de stabilité, le ministre adjoint des Affaires étrangères s’est référé au symbolisme que revêt son installation au bâtiment de l’amitié Grèce-Bosnie à Sarajevo dont la construction a été financée par la Grèce.
Interrogé lors de la conférence de presse de la Troïka du SEECP au sujet de la question du nom et de la perspective euroatlantique de l’ARYM, le ministre adjoint des Affaires étrangères a signalé que selon les Rapports de la Commission européenne et les autres textes de l’Union, cette question fait partie du chemin que ce pays doit parcourir pour devenir membre de l’UE. « Notre pays soutient fermement la perspective européenne de ses voisins, y compris de l’ARYM. Toutefois, nous attendons à ce que cette dernière ne prenne pas des positions contreproductives pour nos relations et la stabilité de la région », a ajouté le ministre des Affaires étrangères.