Jeudi 7 juin 2007
M. G. KOUMOUTSAKOS : Bonjour. J’aimerais me référer à certaines des activités de la direction politique du ministère des Affaires étrangères.
Demain, vendredi 8 juin, la ministre des Affaires étrangères offrira un repas d’adieu en l'honneur de l’ambassadeur des Etats-Unis, M. Ries au ministère des Affaires étrangères.
Samedi 9 juin, la ministre des Affaires étrangères, Mme Dora Bakoyannis offrira vers 20h00 un dîner de travail au sous-secrétaire d’Etat américain, M. Nicholas Burns. Les principaux points à l’ordre du jour de ce dîner de travail sont les développements dans notre région, y compris la question du Kosovo et d'autres questions d'intérêt régional. Par ailleurs, la question du programme Visa Waiver (programme de dispense de visa) devrait, comme à l’accoutumée, être soulevée ainsi que les développements au Moyen-Orient.
Dimanche 10 juin, comme vous le savez, la ministre des Affaires étrangères devrait partir pour le Moyen-Orient. Ce voyage comprend quatre étapes : Israël, le Liban, la Syrie et la Jordanie. J’aimerais à ce stade souligner que les évolutions au Moyen-Orient, que vous suivez tous de très près, pourraient influencer le programme de ce voyage qui dépend donc des développements dans la région.
Le départ est donc prévu pour dimanche 10 juin. Israël devrait être la première étape. Par ailleurs, Mme la ministre devrait se rendre à Ramallah. Puis elle poursuivra sa visite en Syrie, en Jordanie puis au Liban qui constitue la dernière étape.
Deux mots concernant cette visite. Comme vous le savez, l’intérêt de la Grèce pour les évolutions au Moyen-Orient demeure vif et constant. Un intérêt et une participation active de la Grèce aux développements, tel qu’en témoignent des actions bien précises entreprises depuis l’été dernier, comme a) la contribution de notre pays, reconnue au plan international, dans le transport et l’évacuation de citoyens, grecs et autres, lors de la crise qui a secoué le Liban l'été dernier. B) La contribution de notre pays à l’élaboration de la résolution 1701, c) la participation de notre pays à la FINUL, la force internationale qui, suite à la décision du Conseil de sécurité, assiste à l’application de la résolution 1701, d) les nombreuses rencontres bilatérales, e) les initiatives qui ont été développées par la Grèce dans le cadre de l’Union européenne, ex. l’initiative grecque d’inviter le ministre des Affaires étrangères du nouveau gouvernement d’Unité nationale de la Palestine à pourparler avec les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne. La conséquence de cette initiative a été la rencontre des ministres des Affaires étrangères avec les ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe et avec le Quartet. Prochainement, une rencontre avec la partie israélienne aura lieu.
Cette visite, qui atteste de l’intérêt marqué pour la région, devrait avoir lieu à un moment critique pour la région. Vous savez que la situation dans les territoires palestiniens, la tension qui règne entre Palestiniens et Israéliens, la situation au Liban et plus généralement dans la région, se trouvent à un stade critique qui justifie bien l'inquiétude et la préoccupation de la communauté internationale.
Notre objectif est de souligner et véhiculer l’idée que les efforts doivent être intensifiés pour la réouverture d’un processus de paix global. Nous constatons que l’Union européenne joue un rôle prépondérant dans cet effort et oeuvrons dans cette direction. Nous soutenons le rôle actif et la participation de l'Union européenne.
Nous soutenons que la décision de la Ligue arabe de confirmer le projet de paix soumis dans le passé constitue l’un des développements positifs des efforts en faveur d'une nouvelle initiative de pacification.
Voilà en ce qui concerne les objectifs de la visite de la ministre des Affaires étrangères dans la région. J’aimerais vous présenter maintenant le reste des activités.
Vendredi 15 juin, la ministre des Affaires étrangères, Mme Dora Bakoyannis prononcera une allocution lors d’une conférence organisée par le think tank américain « Project on Ethnic Relations », en coopération avec le ministère des Affaires étrangères, sur le thème « Les Balkans en tant que facteur de stabilité et de sécurité en Europe ».
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En ce qui concerne le programme de MM. les ministres adjoints:
Lundi 11 juin, le ministre adjoint des Affaires étrangères, M. Valinakis se rendra à Bruxelles et aura des consultations informelles avec ses homologues européens portant sur la question du traité constitutionnel européen.
Demain, vendredi 8 juin, le ministre adjoint des Affaires étrangères, M. Stylianidis se rendra en Russie afin de participer aux travaux du 11ème Forum économique et entrepreneurial international qui se tient à Saint-Pétersbourg.
Vendredi 8 juin, le ministre adjoint, M. Kassimis interviendra lors d'une manifestation qui aura lieu à Larissa sur le thème « Le défi de la mondialisation pour la Grèce », et qui est organisée par l’Association des industries de Thessalie dans le cadre du 50ème anniversaire de ce dernier.
Vos questions s’il vous plait.
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Mme ADAM: Lors des entretiens de la ministre des Affaires étrangères avec le ministre de l’Egypte, le Président Hosni Mubarak ainsi qu’avec son homologue, des questions relatives à la délimitation du plateau continental et des zones économiques et de pêche ont-elles été soulevées par la partie grecque ou égyptienne ?
M. G. KOUMOUTSAKOS: Comme il a été communiqué, il y a eu dans le passé d’autres rencontres au niveau des comités techniques dans le cadre d’une discussion relative à la délimitation de la zone économique exclusive des deux pays. Lors des rencontres de la ministre des Affaires étrangères en Egypte, il a été confirmé que cette discussion se poursuivrait et serait accélérée au niveau technique. Je n’ai pas d’autres informations à vous donner concernant ce sujet. Il y a une discussion qui se déroule au niveau technique et en ce moment nous ne pouvons pas vous transmettre des informations car il s’agit de questions confidentielles et d’un processus qui est en pleine évolution.
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M. KALARITIS: Est-ce que la visite du Président des Etats-Unis en Albanie -où il s’entretiendra avec les dirigeants de l’Albanie, de la Croatie et de Skopje et lors de ces entretiens la question de l’adhésion à l’OTAN de ces pays sera abordée - inquiète le gouvernement étant donné que les avertissements émis par la partie grecque ne sont pas pris au sérieux par Skopje et que le Président de Skopje, M. Crvenkovski il y a deux semaines, si je ne m’abuse pas, a affirmé que les avertissements du Premier ministre grec s’inscrivaient dans le cadre de la période préélectorale en Grèce.
M. G. KOUMOUTSAKOS: Je n’ai pas l’intention de commenter les affirmations de M. Crvenkovski qui, de surcroît, portent directement ou indirectement, sur des évolutions intérieures grecques, ce qui ne relève pas de ma responsabilité.
Pour ce qui est de la politique américaine concernant les élargissements futurs de l’OTAN : la position américaine est bien connue. Elle soutient les élargissements futurs. Cela dit, ces trois pays, comme vous le savez, ont un statut bien spécifique s’agissant de leurs relations avec l’Alliance atlantique, à savoir ils participent au Plan d’action pour l’adhésion à l’OTAN. Il s’agit des Plans d’actions qui portent sur leur perspective d’adhésion à l’Alliance. Il existe de nombreuses questions qui servent de critères.
La Grèce suit cette politique qui préconise le respect des relations de bon voisinage en tant que facteur prépondérant dans l’évaluation des candidatures, ce qui en tout cas aura un poids dans sa propre évaluation des candidatures. Toutefois, il y a toute une série des questions qui devront être réglées avant qu’une invitation éventuelle soit adressée par l’OTAN à chacun de ces pays.
Par exemple, la pleine application des règles relatives à l’Etat de droit, le fonctionnement sans heurts, efficace et conforme aux principes démocratiques de la justice et de la police. L’éradication du trafic illégal d’armes ou d’autres formes de trafic.
En outre à ce stade je voudrais me référer à d’autres déclarations du gouvernement américain, à savoir que les Etats candidats doivent poursuivre leurs efforts de manière intensive pour répondre à une série de questions, comme je vous l’ai déjà dit.
Plus particulièrement, pour ce qui est de l’Ancienne République yougoslave de Macédoine, comme vous le savez, le ministère des Affaires étrangères a récemment émis un communiqué dans lequel il présente son estimation relative au parcours de ce pays vers les institutions euro-atlantiques ainsi que le niveau des relations bilatérales et de la coopération régionale.
Toutefois, force est de noter que le respect des relations de bon voisinage - auxquelles la Grèce attache une importance particulière – ne constitue pas le seul critère de l’évaluation finale de la candidature de ce pays. Je me suis référé à toute une série d’autres questions. Et je répète, Etat de droit, fonctionnement de la justice, de la police, lutte contre le trafic illégal et la corruption. Bref, toutes ces questions qui ont un poids considérable dans les décisions et le parcours [de ces pays] vers l’OTAN.
M. KALARITIS : Car la question du nom ainsi que la propagande exercée par Skopje nous concernent.
M. G. KOUMOUTSAKOS : Le ministère a déjà fait un communiqué y relatif.
M. KALARITIS : Bien. Est-ce que la partie grecque a discuté avec les Etats-Unis des conditions de l’adhésion de Skopje à l’OTAN ? La partie grecque a-t-elle délimité la « ligne rouge » ? Car les Etats-Unis jouent un rôle déterminant dans l’adhésion de ces pays à l’OTAN.
M. G. KOUMOUTSAKOS: La Grèce, le gouvernement grec, le ministère des Affaires étrangères, la ministre des Affaires étrangères ont présenté de manière bien claire à toutes les parties concernées leur position et leurs inquiétudes s’agissant de cette question.
M. FOURLIS : Vous vous êtes référés à une série de conditions et de modalités. Pourriez-vous nous dire votre estimation quant au degré de conformité de l’Ancienne République yougoslave de Macédoine à ces conditions et modalités ? Car d’après ce que je comprends, d’autres pays, pays importants, considèrent que ce pays remplit ces conditions.
M. G. KOUMOUTSAKOS : Si toutes les conditions nécessaires étaient remplies, l’Alliance lui aurait fait une invitation d’adhésion. Mais les conditions ne sont pas remplies et par conséquent il n’y a pas d’invitation. Par ailleurs, de nombreuses exhortations lui ont été adressées, très récemment par exemple de la part du gouvernement américain aussi, pour procéder aux actions requises.
M. DIMITRIADIS : Monsieur le porte-parole, est-ce que le gouvernement grec envisage à ce stade ou plus tard d’octroyer aux habitants d’origine grecque de l’ARYM des passeports grecs selon le modèle de la Bulgarie ?
M. G. KOUMOUTSAKOS : Cette question porte sur les applications éventuelles futures. En ce moment faute d’informations, je ne peux pas vous donner une réponse précise. Mais il est intéressant de noter cette question.
M. MALASPINAS : Monsieur le porte-parole, vous avez dit que la ministre des Affaires étrangères lors de son déjeuner de travail avec le sous-secrétaire d’Etat des Etats-Unis, M. Burns, aborderait aussi la question des visas. Cette discussion prendra-t-elle en considération la soumission du projet de loi par les 30 parlementaires de la diaspora grecque ou s’agit-il d’une discussion indépendante ?
M. G. KOUMOUTSAKOS : Cette question a été abordée lors d’une rencontre précédente. Cette initiative des 30 parlementaires au Comité des représentants constitue une évolution positive. D’après ce que je sais un groupe d’experts en la matière visiteront bientôt notre pays pour entamer des consultations au niveau technique pour poursuivre ces efforts. Je n’ai rien d’autre à ajouter.
Mme NIKOLAOU : Que pensez-vous du rapport du Secrétaire général des Nations Unies sur le renouvellement du mandat de la Force des Nations Unies chargée du maintien de la paix à Chypre (UNFICYP) s’agissant de la référence faite aux Chypriotes turcs?
M. G. KOUMOUTSAKOS : Le rapport est un texte global. Il y a des éléments positifs et d’autres non positifs qui sont en cours d’évaluation. Comme vous le savez, le rapport qui a été soumis constitue – dans le cadre de la procédure suivie – une étape avant la soumission du projet de décision sur le prolongement du mandat de la force de maintien de la paix de l’Organisation des Nations Unies à Chypre. En ce moment ce qui importe est la décision finale qui sera prise par le Conseil de sécurité sur le prolongement du mandat de cette force sur l’île. D’après ce que je sais, la première discussion sur cette question aura lieu à huis clos vendredi prochain, à savoir le 8 juin.
M. GILSON : Monsieur le porte-parole, l’intérêt manifesté par le gouvernement pour la paix au Moyen-Orient est bien justifié mais en ce moment le Patriarcat de Jérusalem est en crise et Israël, où se rendra prochainement la ministre, ne reconnaît pas le Patriarcat. Il y a un risque de révocation de la reconnaissance de la part de l’Autorité palestinienne. En outre, d’après d’autres informations, la Jordanie a envoyé une lettre au Patriarcat, dans laquelle elle reconnaît le Métropolite Benoît en tant qu’envoyé ce qui signifie que la situation devient tout à coup complexe et dangereuse. Qu’envisage de faire la ministre des Affaires étrangères lors de son voyage à Ramallah et en Israël afin que cette question soit clarifiée ?
M. G. KOUMOUTSAKOS: Je vous ai dit que lors de ce voyage de la ministre des Affaires étrangères, des questions qui portent notamment sur la stabilité et la paix dans la région du Moyen-Orient seront abordées, ce qui intéresse notre pays, de point de vue stratégique dans cette région critique et vulnérable.
La question du Patriarcat de Jérusalem devrait également être abordée lors des rencontres de la ministre des Affaires étrangères. Je n’ai pas d’autres informations en ce moment.
M. GILSON : Pourrait-elle éventuellement ne pas être abordée?
M. G. KOUMOUTSAKOS: Non, cette question sera abordée.
M. GILSON : Dernière question. Discutera-t-elle avec les représentants du gouvernement là-bas de la reconnaissance éventuelle du Patriarcat par l’Etat d’Israël ?
M. G. KOUMOUTSAKOS : Vous savez que pour Israël cette question demeure toujours en suspens, c’est pourquoi il est tout naturel que la ministre, lors de ses entretiens avec des représentants du gouvernement, en discute.
[…]
Mme ADAM : Ma question est la suivante: Tout à l’heure, vous avez parlé des conditions, enfin des critères de bon voisinage, de relations bilatérales, de commerce illégal, etc. qui concernent l’adhésion de pays à l’OTAN. Ces critères et conditions ne concernent-ils exclusivement que l’ARYM ou bien s’appliquent-ils à l'Albanie aussi? Et donc, de cette façon, le pays considère-t-il que les trois pays candidats à l’OTAN constituent un ensemble unique et indivisible ou bien est-ce que chaque pays sera jugé sur la base des progrès accomplis ?
M. G. KOUMOUTSAKOS : À l’OTAN, vous le savez, les candidatures sont jugées sur la base des performances de chaque pays individuellement, en anglais le mot utilisé est «performance-driven». Nous ne sommes pas dans la logique de la candidature collective.
L’impression générale qui subsiste au sein de l'Alliance et partout – c’est une appréciation générale, c’est pourquoi je le mentionne sans toutefois entrer davantage dans le sujet – est que la performance de la Croatie en comparaison avec les deux autres pays est plus rapide et bien plus substantielle.
Mme ADAM : Est-ce que pour l'Albanie, les critères sont satisfaits?
M. G. KOUMOUTSAKOS : J’ai dit tout à l’heure que si ces critères avaient été remplis, l’Alliance aurait unanimement décidé d’inviter ces pays. Cela n’a pas été le cas. L'année passée, un rapport sur les progrès accomplis a été élaboré ; il y aura un nouveau rapport qui est en quelque sorte similaire aux rapports soumis par la Commission européenne à l'UE. Selon le dernier rapport et les évaluations existantes, on ne peut affirmer à l’heure actuelle qu’une invitation d’adhésion pourrait être adressée à ces pays.
M. FOURLIS : …Oui, mais on parle de six mois seulement.
M. G. KOUMOUTSAKOS : Toute la discussion, vous le savez, aura lieu les premiers mois de 2008, l'automne 2008. Il reste toutefois à voir si ce calendrier sera finalement celui qui sera respecté. Mais pour commencer, le calendrier est celui-là. Qu’il y ait à ce moment-là une évaluation détaillée.
M. MELETIS : Monsieur le porte-parole, étant donné que vous avez mis l’accent sur l’obligation de respecter les relations de bon voisinage, je voulais savoir si par ces termes vous entendez le respect de l’Accord intermédiaire et de l’article 11, qui prévoit certes que la Grèce est tenue de réagir à l’adhésion de Skopje à des organisations internationales, dès lors que cette adhésion est effectuée sous un nom autre que celui sous lequel il a adhéré aux Nations Unies, c’est-à-dire ARYM.
M. G. KOUMOUTSAKOS : L’Accord intermédiaire est composé de 23 articles. Invoquer certaines dispositions de manière sélective ne répond pas, à mon sens, à la philosophie de cet Accord dans sa globalité. La philosophie, et finalement, l'objet de l’Accord dans sa globalité est d’apporter une solution mutuellement acceptable à cette question demeurée en suspens. Toute interprétation ou analyse pourrait neutraliser le principal objectif de l’Accord qui est l’atteinte d’une solution mutuellement acceptable. La Grèce, de son côté, respecte l’Accord intermédiaire.
Evaluer et juger la façon dont les parties répondent à l’Accord intermédiaire concerne tous les articles de cet Accord. Par exemple, le paragraphe 1 de l’article 7, qui se réfère à la propagande, à la logique irrédentiste, etc. a toute son importance. Par conséquent, on ne peut invoquer de façon exclusive certains articles de l’Accord intermédiaire, dont l’objectif est que la situation actuelle provisoire ne dure pas éternellement; les parties doivent aboutir à une solution mutuellement acceptable, dans le cadre du processus de l’ONU et des résolutions y relatives du Conseil de sécurité.
M. MELETIS : Pour que je comprenne, en avril ou en février ou en décembre prochain, l'OTAN ne sera pas appelé à juger l’article 23 de l’Accord intermédiaire. L’OTAN sera appelé à décider s’il adressera une invitation à Skopje et sous quel nom bien sûr. Et étant donné qu’il existe un article bien précis de l'Accord intermédiaire, qui prévoit ce qui a été dit tout à l'heure, l'article 11 en l'occurrence, je voulais poser la question suivante: Est-ce que les déclarations publiques de M. Molyviatis, selon lesquelles nous ne voyons aucun inconvénient à ce que Skopje adhère à l’OTAN sous le nom d’ARYM, ce qu’avait d’ailleurs dit le Président Crvenkovski, sont valables et engagent notre pays ?
M. G. KOUMOUTSAKOS : Tout d’abord, l’application ou non de l’Accord intermédiaire ne sera pas jugé par l’OTAN, vous le concevez bien.
L’attitude de notre pays vis-à-vis de cette question précise dépend certes de l’application dudit accord. Par exemple, si au travers d'actions bien précises, la philosophie et l'objectif de l'Accord intermédiaire sont réalisés, à savoir la résolution de la question demeurée en suspens et non son prolongement.
Pour ce qui est du reste, vous vous êtes référés au passé. Le passé concerne un environnement politique bien précis et des actions de l’Ancienne République yougoslave de Macédoine. A ce stade, je dois dire quelque chose que nous avions dit dans notre communiqué. Les actions du gouvernement actuel de Skopje ont changé cet environnement. Certaines actions du gouvernement actuel de Skopje contestent l’Accord intermédiaire.
M. MELETIS : C’est-à-dire que l’Accord intermédiaire, l’article 7 plus précisément, n’est pas respecté par Skopje. Est-ce que le gouvernement grec est disposé à dénoncer l'Accord intermédiaire? Et si tel est le cas, vous savez bien mieux que moi que l’Accord lui-même prévoit que son abrogation entrera en vigueur 1 année après. Je veux dire que cela doit avoir lieu un an avant.
M. G. KOUMOUTSAKOS : Je n’entrerais pas dans cette discussion. Le ministère des Affaires étrangères s’est récemment clairement positionné à ce sujet. Au sujet de ce communiqué, qui est très clair quant à son contenu et message et je n'ai rien d'autre à ajouter.
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M. FOURLIS : Une précision s’il vous plait. Ma question est : Avez-vous quelque chose à nous dire au sujet du rapport du Parlement européen qui a été rendu public avant-hier, car il semblerait que pour les relations de bon voisinage certains au sein du parlement européen, certains de nos partenaires à l'UE, estiment que nous non plus ne les respectons, c'est-à-dire…
M. G. KOUMOUTSAKOS : Oui. Vous me permettez une précision ?
M. FOURLIS : …c’est-à-dire selon ce rapport, la Grèce ne respecterait pas les relations de bon voisinage car elle n’accepte pas les passeports de ressortissants de l’ARYM.
M. G. KOUMOUTSAKOS : Oui. Vous me permettez d’apporter une précision à votre question ? Ce ne sont pas exactement nos partenaires. Ce sont des députés européens, membres du Parlement européen, qui, certes, ont un rôle de représentation qu'ils remplissent dans le cadre du Parlement européen, une institution qui, comme vous le savez, ne rend pas de décisions sur des questions de ce genre; les décisions sont prises par les gouvernements au Conseil des ministres et ce sont des décisions prises à l'unanimité.
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M. KAPOUTSIS : Selon des articles parus dans des journaux et selon certaines émissions radio, la Grèce projetterait de participer à l’expansion du bouclier anti-missile en Europe du Sud-est, si l’OTAN en décide éventuellement ainsi. Avez-vous un commentaire à ce sujet ?
M. G. KOUMOUTSAKOS : Vous avez dit que la Grèce projetterait d’y participer selon ces articles. Je vous répondrais que j’ai lu ces articles, mais qu’il n’y a pas de document officiel ou d’information officielle à ce sujet. Les articles existent, mais pas les actions.
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