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Jeudi 6 juillet 2006

 

M. G. KOUMOUTSAKOS: Bonjour.

Le lancement des missiles balistiques par la Corée du Nord qui a eu lieu hier a suscité de vives inquiétudes. Le gouvernement grec condamne cet acte qui ne contribue pas à la paix et à la sécurité mondiales et entrave considérablement les efforts entrepris contre la prolifération des armes de destruction massive.

 

 

La Grèce, en tant que membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies est d’ores et déjà en coopération étroite avec les autres membres du Conseil, en vue d’envoyer un message clair à la Corée du Nord.

 

En ce qui concerne le programme de Mme la ministre.

 

Aujourd’hui à 12h00, Mme Bakoyannis rencontrera son homologue irakien, M. Hoshyar Zebari.

 

Demain, vendredi 7 juillet à 12h30, Mme la ministre rencontrera le Secrétaire général de l’OTAN, M. Jaap de Hoop Scheffer, qui est en visite à Athènes. M. Scheffer aura préalablement des rencontres avec le ministre de la Défense nationale et le Premier ministre. La rencontre avec la ministre des Affaires étrangères sera suivie d’un point presse. Par la suite, aux environs de 13h30, Mme Bakoyannis offrira un déjeuner de travail en l’honneur de M. Scheffer.

 

La visite de M. Scheffer à Athènes s’intègre dans le cadre de la pratique suivie par ce dernier qui effectue des visites dans les capitales de l’Alliance en vue des conférences au sommet. Dans ce cas précis, la Conférence au sommet se tiendra à Riga en novembre prochain.

 

En ce qui concerne le programme des activités de MM. les ministres adjoints des Affaires étrangères :

M. Valinakis représentera aujourd’hui notre pays à la 3ème réunion informelle des ministres des Affaires européennes de l’Europe du Sud-Est qui a lieu à Dubrovnik. La réunion est organisée dans le cadre de la présidence croate du Processus de Coopération en Europe du Sud-Est (SEECP). Comme chacun sait, notre pays est membre de la Troïka du SEECP.

Demain, vendredi 7 juillet, M. Valinakis se rendra à Rhodes pour la conférence annuelle du Centre international d’Etudes de la Mer Noire - DIKEMEP, où il fera une allocution intitulée : «La région de la Mer Noire : Quo vadis».

Lundi 10 juillet, M. le ministre adjoint participera aux pourparlers entre le Premier ministre, M. Karamanlis et le Président de la République de Chypre, M. Tassos Papadopoulos.

 

JOURNALISTE: La ministre ne sera pas présente à ces pourparlers ?

M. G. KOUMOUTSAKOS: Il va sans dire que la ministre des Affaires étrangères y sera aussi.

JOURNALISTE: A quelle heure a lieu la rencontre ?

M. G. KOUMOUTSAKOS: A 12h00 si je me souviens bien.

Lundi 11 juillet, M. Valinakis représentera notre pays à la Conférence ministérielle euro-africaine sur la migration et le développement qui aura lieu à Rabat.

En ce qui concerne le programme de M. Stylianidis. Aujourd’hui, jeudi 6 juillet à 13h00, il recevra le ministre des Finances d’Azerbaïdjan, M. Sharifov au ministère des Affaires étrangères.

Vendredi 7 juillet à 12h00, M. Stylianidis rencontrera l’ambassadeur américain, M. Ries ainsi que le Conseiller économique de l’ambassade, M. Robert Winchester, au ministère des Affaires étrangères. Le même jour à 13h30, il fera une allocution lors d’un déjeuner organisé en son honneur par la Chambre de commerce gréco-italienne.

Enfin, M. le ministre adjoint effectuera une visite de travail en Argentine et au Brésil, du 9 au 15 juillet et participera au 6ème Symposium environnemental placé sous l’égide de Sa Sainteté le Patriarche œcuménique, initiative qui est appuyée par le service «HELLENIC AID» du ministère grec des Affaires étrangères. Lors de sa visite, M. Stylianidis aura des rencontres politiques avec des représentants des gouvernements argentin et brésilien en vue de la nouvelle ouverture au marché de l’Amérique latine que prépare la diplomatie économique grecque en 2007.

En ce qui concerne le programme de M. Kassimis. Le ministre adjoint se trouve en Islande depuis hier, mercredi 5 juillet et y restera jusqu’à samedi 8 juillet. Il accompagne le Président de la République hellénique qui est en visite officielle dans ce pays.

Vendredi 7 juillet, M. Kassimis et la ministre islandaise des Affaires étrangères signeront un accord de non double imposition.

Enfin, dimanche 9 juillet, M. Kassimis se rendra à Munich, où il effectuera une visite de trois jours.

En ce qui concerne les activités du Conseil de sécurité, vous recevrez la note informative y relative. J’aimerais néanmoins souligner trois points.

Il y a quelques jours, le 29 juin précisément, le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté une déclaration présidentielle par laquelle il a condamné l’assassinat atroce des membres de la mission diplomatique russe en Irak, qui avaient été enlevés par une organisation terroriste et par la suite exécutés de sang froid par leurs ravisseurs. Le Conseil a déclaré qu’aucun motif ne pouvait justifier des actes terroristes comme celui-ci. Il a réitéré sa ferme détermination à lutter contre le terrorisme conformément aux principes de la Charte des Nations Unies.

Le 30 juin a eu lieu une séance publique du Conseil de sécurité sur la situation au Moyen-Orient. L’assistante du Secrétaire général chargé des affaires politiques a qualifié la situation qui règne ces derniers jours dans la Bande de Gaza de particulièrement grave. Elle a mis en garde contre une détérioration de la situation et enfin a invité les deux parties à faire preuve de maîtrise afin de désamorcer la crise.

Enfin, le 5 juillet, le Japon a demandé une séance extraordinaire à huis clos du Conseil de sécurité afin de discuter de la question des essais de missiles multiples de la Corée du Nord.

Lors des pourparlers, le Japon a soumis un avant-projet de décision, dans lequel le Conseil de sécurité condamne les essais de missiles du 5 juillet, invite la Corée du Nord à mettre au fin au développement, à l’essai et à la prolifération des missiles balistiques et prévoit de ne pas accorder des fonds, des biens et de la technologie qui pourraient être utilisés dans le cadre du programme de missiles de la Corée du Nord ; par ailleurs il invite le pays à reprendre sa participation aux pourparlers à 6. Les discussions relatives au projet de décision se poursuivent au sein du Conseil de sécurité.

Enfin, étant donné que cette rencontre est la première depuis la fin de la présidence autrichienne j’aimerais, au nom du ministère grec des Affaires étrangères, féliciter l’Autriche pour le travail exceptionnel qu’elle a fourni durant le semestre qui vient de s’achever.

Le succès de la présidence autrichienne est d’autant plus important si l’on se rappelle les difficultés qui sont apparues lors du dernier semestre dans différents domaines d’action de l’Union européenne.

L’Autriche a réussi à donner une nouvelle impulsion à un grand nombre de questions, elle a eu un rôle de catalyseur s’agissant de rechercher des solutions à des problèmes exigeants et s’est fixé des objectifs réalistes, qu’elle a atteint tout en garantissant le caractère commun des actions de l’Union européenne.

Nous félicitons à nouveau l’Autriche pour sa présidence réussie et transmettons les meilleurs vœux du ministère des Affaires étrangères à la Finlande qui prend le relais pour ce semestre qui vient déjà de commencer.

Voilà, en ce qui concerne la communication d’informations. Avez-vous des questions.

 

JOURNALISTE: M. le porte-parole, le Premier ministre turc, M. Erdogan a fait de nouvelles déclarations, à savoir que la Turquie n’ouvrira ses ports et ses aéroports que si l’isolation des Chypriotes turcs est levée. Ce sont des déclarations qui sont parues hier dans un journal français et ont été transmises par les agences de presse étrangères.

Et une autre question : Est-ce que le ministre adjoint des Affaires étrangères des Etats-Unis envisage d’effectuer une visite à Athènes, à Nicosie et à Ankara ?

M. KOUMOUTSAKOS :   Je n’ai aucun commentaire à faire concernant les déclarations du Premier ministre turc sur la question du Protocole. Il s’agit d’une position bien connue de la Turquie qui est répétée. Il est aussi connu que l’UE a fixé des conditions précises que le pays candidat à l’adhésion, à savoir la Turquie, doit remplir dans un délai précis.

L’Union européenne honore les accords signés avec tous les Etats et bien sûr avec les pays candidats à l’adhésion comme la Turquie.

En ce qui concerne la question de M. Bryza, je n’ai en ce moment précis aucune information concrète sur ce sujet à ma disposition. Je ne l’exclurais toutefois pas.

JOURNALISTE:  En ce qui concerne la question du Protocole d’union douanière, savez-vous s’il y a des pays de l’UE qui envisagent de proposer le suspens de l’application du Protocole et quelle sera la position de la Grèce dans une telle éventualité?

M. KOUMOUTSAKOS: D’après mes informations, aucune proposition n’a été soumise récemment concernant cette question. Ce qui est bien connu, ce sont les prises de position qui sont clairement réitérées, que ce soit par les représentants des Etats-membres de l’UE, ou par les représentants des institutions de l’UE, sous la direction de la Commission et bien entendu la position de la Grèce qui est elle aussi  bien connue  et définie de façon explicite. La Turquie a assumé des obligations qu’elle doit respecter dans les délais définis dans les décisions de l’UE. D’ailleurs, la Grèce a participé à la formulation de ces décisions en septembre dernier.

JOURNALISTE: Quel  est l’objectif de la visite du ministre irakien des Affaires étrangères ?

M. KOUMOUTSAKOS: Le ministre des Affaires étrangères de l’Irak effectue des visites dans différentes capitales, parmi lesquelles Athènes. La Grèce souhaite la bienvenue au ministre irakien des Affaires étrangères. J’en resterais là pour le moment car la ministre des Affaires étrangères et son homologue irakien feront des déclarations détaillées à l’issue de leur rencontre.

JOURNALISTE: Je voudrais poser de nouveau une question relative au Protocole. Que prévoit la relation de partenariat de la Turquie quant à l’application du protocole et si d’une certaine façon une prolongation du délai y est prévue ?

M. KOUMOUTSAKOS: Je ne peux consulter en ce moment le texte sur la relation de partenariat. Quoi qu’il en soit, je n’ai en aucun cas l’intention d’entamer une discussion sur les différents scénarios existants concernant ce sujet. C’est la décision du 21 septembre dernier qui est en vigueur.

JOURNALISTE: Un mois s’est écoulé depuis que la prolongation du moratoire a été annoncée. L’appréciation du ministère des Affaires étrangères est-elle positive quant à  son application ?   

M. KOUMOUTSAKOS: Comme vous le savez, le moratoire qui est basé sur le mémorandum Yilmaz-Papoulias, concerne les exercices militaires nationaux. Jusqu’à présent aucun problème concernant  l’application du mémorandum n’a pas été constaté.

JOURNALISTE: Une deuxième question : Considérez-vous comme étant positive la création et la mise en service de la ligne rouge entre Eski Sehir et Larissa compte tenu de la forte activité des avions de chasse turcs dans la mer Egée ?

M. KOUMOUTSAKOS: La ligne de communication est un moyen – à notre avis positif – qui peut nous aider à faire face à des confrontations que nous ne souhaiterions pas voir surgir.  Telle est l’utilité de cette ligne de communication qui a récemment été inaugurée et mise en service depuis quelques jours.

JOURNALISTE: Donc, pour que je comprenne bien, ni la ligne rouge Eski Sehir-Larissa, ni l’accord annoncé portent sur l’activité illégale des appareils turcs en mer Egée.

M. KOUMOUTSAKOS : Cette appréciation n’est pas déduite de la  réponse que j’ai vous ai donnée.

JOURNALISTE : Mais ce que vous avez dit. Vous avez dit que le prolongement du moratoire Papoulia-Yilmaz qui a été convenu porte seulement sur les exercices tandis que l’autre concerne la diminution des confrontations.

M. KOUMOUTSAKOS :  Ce n’est pas moi qui dis cela. Telle est la réalité. Vous connaissez le texte du mémorandum. C’est à ce mémorandum que je me réfère. Tel est le contenu du moratoire qui s’applique sans heurts.

JOURNALISTE : Quelle est la position de la Grèce quant à la question du PKK et des opérations déployées dans le nord de l’Irak? Parce que le ministre irakien discutera avec la ministre grecque des Affaires étrangères et la ministre fera des déclarations. Ne devons-nous pas connaître les positions de la Grèce ?

M. KOUMOUTSAKOS : La Grèce soutient fermement la souveraineté, l’indépendance, l’intégrité territoriale et l’unité de l’Etat irakien. En outre, le respect des frontières irakiennes par tous les pays voisins et la non intervention dans les affaires intérieures de l’Irak constituent une condition nécessaire  imposée par le respect des relations de bon voisinage. Je vous remercie.





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